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Canada: A la découverte de l’artiste burkinabè Bebeto Lonsili.

Bebeto Ulrich Lonsili est l’un des ambassadeurs de la culture burkinabè au Canada. Conteur, compositeur, tourneur, producteur et organisateur d’évènement, cet artiste qui s’est très bien inséré dans la société Canadienne, fait de la promotion de la culture burkinabè en Amérique du Nord, son cheval de bataille. Allons à sa découverte dans cet interview qu’il nous a accordée via le net.  

 Depuis combien de temps vivez-vous au Canada?

Avant de répondre à cette question permettez-moi de vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez afin que je puisse m’exprimer.  Je suis arrivé au Canada en septembre 2007 sur invitation de festivals donc comme artiste. Cela fera bientôt 9 ans que je vis à Montréal (Québec) au Canada

 Que faites-vous exactement là-bas?

Bebeto Lonsili est un conteur comédien, producteur et animateur originaire du Burkina. Je suis artiste et travailleur automne à temps plein ici au Canada.  Je fais des spectacles, j’organise et coordonne des événements (direction artistique, mise en scène) et je fais tourner des artistes de divers pays dans les grandes villes du Canada. Je fais également le booking d’artistes dans les festivals et dans mes propres événements. Je travaille aussi avec quelques réalisateurs canadiens (québécois), étant membre de l’UDA (Union des Artistes) . Je joue dans des films québécois bref comme vous le constatez, je fais plein de choses ici au Canada.

Vous vous êtes bien inséré dans la société canadienne?

Oui, on peut le dire. Vous savez, le Canada est l’un des plus beaux pays au monde, où vivent de personnes accueillantes. Je  suis très chanceux parce que j’ai été bien accueilli au Québec qui est la province francophone du Canada. Depuis mon arrivée en 2007 jusqu’à aujourd’hui je suis à bons termes avec tous les habitants de la ville.

  La culture burkinabè est-elle connue au Canada?

Vous savez, la culture burkinabé est l’une des plus riches au monde. Nous avons plus de 60 ethnies donc 60 cultures aussi différentes les unes des autres. Cette grande diversité culturelle doit être valorisée et connue partout dans le monde. C’est ma mission en tant qu’ambassadeur de la culture burkinabè au Canada. Malheureusement cette riche et belle culture n’est pas beaucoup connue ici au Canada. Les gens apprécient le peu que nous leurs montrons avec  la troupe Lamogoya (danse, contes et musique traditionnelle) que j’ai fondé avec mon frère Luc Bambara artiste danseur lui aussi du Burina Faso. Nous avons toujours eu de bons commentaires après nos prestations. De plus, nous faisons aussi des mises en scènes théâtrales où  les costumes du pays sont mis en valeur.

 Et que faites-vous exactement pour mieux faire connaître la culture burkinabè au Canada ?

Personnellement je travaille à valoriser cette riche culture ici. Chaque année et ce depuis 3 ans,  je fais venir un artiste burkinabé au Canada pour non seulement faire sa promotion, mais aussi le mettre en contact avec de nombreux promoteurs de festivals et de spectacles. J’encourage toute initiative qui rend et valorise la musique du Burkina Faso. A ce titre,  j’ai été membre du comité d’organisation du projet « le rendez –vous des stars de la musique Burkinabé au Canada »  dont l’initiateur est Luc Bambara. Le projet qui a réuni plus d’une dizaine d’artistes burkinabè au Canada  a été  coordonné par l’Association des Burkinabé du Grand Montréal. Avec mon projet la Fête aux Village, la rencontre des cultures dont celle du Burkina Faso est présentée dans 6 villes au Québec et à Montréal.  Je programme les artistes de la diaspora burkinabé, bientôt nous allons pouvoir « booker » les artistes internationaux dont ceux du pays. Voici en quelques mots ce que nous essayons de faire pour promouvoir notre culture ici au Canada.

 En tant que tourneur, combien d’artistes burkinabè avez-vous fait tourner au Canada?

Nous avons programmé dans nos événements plus de 300 artistes de divers pays.  J’ai travaillé et coordonné la tournée canadienne de quelques artistes du pays, comme Abdoulaye Diabaté de Bobo-Dioulasso en 2012 et en 2013 , Kady Diarra une superbe artiste Franco-Burkinabé en 2014, et la dernière avec qui je travaille depuis deux ans :la Voix d’or de la musique burkinabé, la Diva, le Kundé d’or 2004, j’ai nommé Amity Méria qui vient tout juste de rentrer au pays après plus d’1 mois passé au Canada. Mon but et ma mission est de faire connaitre nos artistes ici et valoriser notre musique.

Quelles relations entretenez-vous avec les artistes du pays?

J’entretiens de bonnes relations avec plusieurs artistes du pays. J’ai eu la chance de rencontrer quelques artistes ici lors de leurs passages; je fais allusion à Floby que mes musiciens ont accompagné sur scène lors de la première édition de Miss Burkina Canada en 2011, à KGP Conteur professionnel, à François Moise Bamba Conteur, à Toumani Kouyaté conteur, à Augusta Palenfo comédienne, à  Fatou Seedbell Zongo comédienne, sans oublier  Célestin Mawndoé. Bien attendu il y a  Adji Sanon et Zidass qui séjournent actuellement dans le cadre d’un festival à Montréal. Pour tout vous dire, je sympathise  avec presque tous les artistes qui sont sur place au pays, nous entretenons de bonnes relations qui pourront aboutir à de futures collaborations et projets ! Presque tous les artistes du pays  m’ont fait des vidéos de soutien pour mon projet Hommage aux Femmes que nous organisons avec mon équipe chaque mois de mars depuis 5 ans pour valoriser, promouvoir, encourager et célébrer la Femme.

 Avez-vous des projets pour eux au Canada?

Comme je l’ai plus haut, mon but est de valoriser notre culture, notre art et notre musique en Amérique du Nord étant ambassadeur de cette culture ici. Depuis deux ans maintenant je travaille avec Amity Méria pour cet effet. Nous avons fait une tournée de plus de  7 dates dans diverses villes ici en 2015, elle est revenue représentée le Burkina Faso lors des 30 ans du Festival International » les Nuits d’Afrique de Montréal » cette année. Elle va d’ailleurs revenir en début septembre pour un autre grand festival (Mondokarnaval de Québec) dans la ville de Québec. Je vais rentrer au pays bientôt pour  rencontrer les artistes et le monde du milieu culturel pour discuter de projets avec eux. Pour le moment je préfère ne pas piper mot sur ces projets, le moment venu je vous les dévoilerai.

Que pensez-vous de la musique burkinabè telle que faite aujourd’hui?

Vous savez, nous avons de très bons artistes au pays qui sont sérieux et qui travaillent très bien donc pour moi, la musique Burkinabé se porte très  bien. Elle est vendable partout dans le monde. Je vais juste demander aux artistes de beaucoup mettre l’accent sur le live. Dans le monde d’aujourd’hui et surtout dans l’international le live est priorisé.

  Quel est votre dernier mot?

Pour terminer je voudrais une fois de plus remercier le site Afriyelba pour l’entretien. Merci à vous Yannick SANKARA, le promoteur du site  et à toute l’équipe  pour le travail formidable que vous abattez au quotidien.  Grâce à Afriyelba, nous avons toutes les infos culturelles du pays et pour cela, nous ne cesserons de vous remercier. Je voudrais remercier aussi toutes les personnes qui me soutiennent depuis le début de ma carrière jusqu’à aujourd’hui. Surtout ma famille, toute l’équipe qui travaille avec moi pour la réussite des projets, mes partenaires et mes collaborateurs.

Je profite de vos colonnes pour encourager l’ensemble des artistes du Burkina Faso à faire dans  le live. Ici, le live est priorisé.  Aussi, j‘encourage les artistes à investir pour leurs images, je veux parler de bonnes  démo vidéos live qui vont permettre de bien les vendre hors du pays, des photos professionnelles, d’avoir un site web ou une bonne page sur les réseaux sociaux.

J’appelle aussi les autorités à soutenir (financièrement, matériellement et techniquement) toute initiative tendant  à  valoriser et à promouvoir notre art et notre culture  hors des frontières du pays.

 Je vais rentrer au pays avec des projets pour quelques ministères dans le même sens, j’ai la possibilité de faire rayonner notre culture en Amérique du Nord donc j’ai besoin du soutien de ces autorités.  Avant de conclure,  je voudrais saluer et soutenir  l’initiative de mon ami et frère Gérard Kiswendsida Koala et toute son équipe du côté des USA pour le FONY (Festival Ouaga-New York).

Vive la Culture Burkinabé, Vive le Burkina Faso, Puisse Dieu bénisse le pays des Hommes intègres!

Propos recueillis par Yannick SANKARA.

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One comment

  1. Diakite Yacouba alias Marley dit :

    Courage à toi frere. Que Bon Dieu te guide.

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