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27 April 2018

Dicko Fils : Désormais pour le voir il faudra lever la tête haute

Les années passent et les albums se succèdent de façon régulière. Apres son septième opus sorti en 2017 sous le nom de « Laawol » Moulaye Dicko alias Dicko Fils rebelote avec un huitième bébé. Il a rencontré la presse le 5 janvier 2018 dans la salle de spectacle du centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel pour présenter sa nouvelle œuvre. Le concepteur du Denke Denke était accompagné par son manager maestro.

« Jaango » (demain se prépare aujourd’hui en fulfuldé) est le titre de la huitième trouvaille du kundé d’or 2016. C’est un album de 14 titres chanté en Français, en Bambara et bien sûr en Fulfuldé. 14 morceaux qui ont été composés et chantés par Dicko Fils sans collaborations avec d’autres artistes. Dans cet album, le tamani d’or 2016 du meilleur artiste Burkinabé au mali invite les Hommes à ne pas être jaloux du succès de leurs semblables à travers le titre laisse-moi évoluer. L’artiste a tenu à faire ressortir le même thème de la jalousie en version fulfuldé dans son titre « Sukaabé ». On retrouve aussi dans ce joyau de 14 titres des chansons qui vous donneront envie d’abuser de la touche replay de votre appareil de musique.

L’artiste a confié à la presse qu’il n’a rien fait d’abord en termes de musique

Il s’agit ,entre autres, de Mogo, « Folo Folo », « Pullo », « Danèejo », « Accra resto » et bien d’autres. En outre il faut noter que quatre arrangeurs ont travaillé sur l’œuvre. Il s’agit de Antoine Kara des états unis d’Amériques, Ayéli Awodon, Yacou 3gigas et Kevinson. « Jaango » a été produit et édité par l’artiste lui-même. Interpellé à ce sujet, Dicko fils a fait savoir qu’aucune maison de production ne lui a faite une proposition qui va au-delà de ce qu’il mise pour la réalisation et la promotion de ces œuvres. Une occasion aussi pour son manager maestro de lancer un appel à la collaboration à l’endroit de tous les producteurs qui sont prêts à injecter de vrais moyens pour le succès de l’artiste.

Quatre collabo déjà enregistrées pour le prochain album

Moulaye Dicko a ajouté qu’il est revenu avec un album de 14 morceaux dans l’espace d’une année après son opus baptise Laawol parce que les grands festivals, les grandes scènes à l’international n’acceptent pas des artistes avec des maxi singles de 4 ou 5 titres.  «Il  faut être capables de donner plus » a-t-il dit. Le maitre du n’goni (instrument de musique traditionnel) a affiché clairement sa volonté de jouer sur les grandes scènes à l’international, en témoigne son ouverture remarquable aux sonorités modernes. Il a continué en indiquant qu’il n’y’a pas de featuring dans l’album parce qu’il a voulu montrer aux yeux de tous qu’il est capable de chanter tout seul sur plusieurs chansons. Néanmoins il a  laissé entendre que son prochain album sera un album de l’intégration sous régionale ouest africaine avec des artistes de renom comme Salif keita Oumou Sangaré et bien d’autres. L’interprète de laisse-moi évoluer a précisé que quatre featuring sont déjà enregistrés dont celui avec Oumou Sangaré.

                                   Huit albums et ce n’est que le début du commencement

Le défenseur de la culture pulaaku a confié aux hommes de médias qu’en matière de musique lui Dicko Fils estime qu’il n’a encore rien fait. « Devant vous et devant Dieu je vous dit que je  n’ai pas encore commencé. Musicalement parlant je n’ai encore rien fait, ça c’est un départ », a-t-il rassuré. Il a déclaré par la suite  qu’actuellement un de ses grands soucis est d’œuvre aussi à ce que des jeunes artistes lui emboitent le pas afin que le Denke Denke ne s’arrête jamais. Dicko fils n’est pas passé pas quatre chemins pour dire que le succès d’un artiste ne se résume pas à construire des villas ou rouler dans de grosses voitures. « L’artiste c’est celui qui réalise des œuvres qui lui permettront de traverser le temps ». a-t-il conclu

Sougrinoma Ismaël GANSORE

 
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