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Manque d’affluence au SITHO : Les pays étrangers regrettent, mais comprennent

La 12e édition du SITHO bat son plein sur le site du SIAO. A la veille de la clôture du rendez-vous annuel des acteurs du tourisme et de hôtellerie, l’affluence n’est pas des grands jours. Problèmes de communication ou contexte sécuritaire  qui impacte négativement l’activité touristique ? En tout cas, quelques exposants que nous avons rencontrés ce 30 septembre 2017 ne sont pas contents, même s’ils disent comprendre la situation.

 

Bienvenue Dodo de la Côte d’Ivoire regrette le manque de com autour du SITHO

 

Certains pays comme la la Cote d’Ivoire sont des participants réguliers aux différentes éditions du SITHO. Dans le stand pays, des hôtesses accueillent les visiteurs avec un sourire non dissimulé. Mais en réalité cette attitude commerciale cache une certaine déception.  Dodo Bienvenue de l’Office ivoirienne du tourisme déplore le manque de communication autour du présent salon. Toute chose qui n’a pas permis l’affluence dans les stands.

“On aime être présent au SITHO , mais on aimerait aussi que les gens viennent au SITHO comme ils viennent au SIAO qui est plus médiatisé. On fait beaucoup d’efforts,  beaucoup d’investissements pour être là(… )on a des cibles et quand ces cibles ne sont pas là, il y a un manque à gagner ”, a regretté notre interlocutrice, également actrice de cinéma, notamment dans la série télé  »Ma Famille ».

Sylvie Ouédraogo, participante régulière au SITHO note la morosité de la 12e édition

Son opinion est partagée par Sylvie Ouédraogo qui réside au Ghana et qui vient régulièrement au SITHO  pour vendre des habits traditionnels ghanéens, et autres objets de parures. “Le marché n’est pas du tout bon, ça ne va pas.  Il y a une grande différence avec les autres années. Beaucoup de stands ne sont même pas pris ”, nous confie-t-elle.

Contexte sécuritaire, le coupable parfait

Boulou Akano, directeur général du Centre nigérien de  promotion touristique, lui estime que  c’est le contexte sécuritaire qui a occasionné la  décroissance de la participation. “Nous sommes dans un contexte sahélo saharien d’insécurité”,  explique-t-il avant d’ajouter que le fait d’organiser la 12e édition du SITHO était un défis, qui a été relevé. Peu importe le  nombre de participants.

Boulou Akano du Niger estime que le défis de l’organisation du SITHO a été relevé malgré un contexte sécuritaire délétère

Foi de Kossi Wowui, chef de division promotion et marketing touristique au ministère du tourisme du Togo,  les attaques terroristes ne doivent pas nous contraindre à ne pas visiter nos pays. Pour lui, il ne faut pas plier l’échine.

“Le pire aurait été qu’on annule le SITHO (…), les dirigeants sont en phase avec les enjeux et les défis de la situation . On ne doit pas baisser les bras. C’est vrai qu’en terme de participation, ce n’est pas l’engouement des années passées . Mais je trouve que tenir bon dans cette situation serait la meilleure solution pour rassurer les opérateurs touristiques, les opérateurs privés et les potentiels touristes à visiter notre région”, a convaincu le  chef de division promotion et marketing touristique au ministère du tourisme du Togo.

Pour Kossi Wowui du Togo, le pire aurait été l’annulation du SITHO à cause des attaques terroristes

Féedinini Thiombiano

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