Recent Posts
a
20 May 2019

Préface : le 1er opus du musicien Filiband bientôt disponible

 

Les mélomanes pourront bientôt disposer, au Burkina Faso, du 1er album dénommé « Préface » de l’artiste musicien burkinabé, Filiband qui vit au Luxembourg. En attendant, l’artiste dont le nom à l’état civil est Fulbert Sawadogo qui séjourne actuellement dans la capitale burkinabé s’active avec son staff managérial pour mieux faire découvrir son opus qui cartonne déjà fort en Europe. Nous avons rencontré, le mercredi 22 février 2017, Filiband qui se définit comme un citoyen du monde né à Adjamé en Côte d’Ivoire.   

 « Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ». C’est le moins que l’on puisse dire en écoutant le premier opus de Filiband bientôt disponible dans les bacs à disque au Burkina Faso. L’opus qui est agréable à écouter et à danser a été concocté sur fonds d’instruments européens combinés avec du n’goni et du djembé, le tout arrosé avec la voie hip hop de Philippe et celle reggae de Fili…Difficile dans ce contexte, de ne pas savourer ce mélange innovant de l’album intitulé « Préface » qui comporte 5 titres et non des moindres : « Mounafika » qui parle biensûr des hypocrites et des problèmes dans le monde et dans la société ; « djarabi » qui entonne la fameuse chanson sentimentale qui vient à point nommé car dans la vie, chacun a son bien-aimé. En réalité, c’est l’amour qui nous nourrit et nous fait, rappelle Filiband bien vivre.

Malheureusement, tout n’est pas tout temps rose comme on le souhaite. Il y a la « guerre » qui est omniprésente dans le monde. Elle est dénoncée par l’artiste à travers le troisième titre de l’album dans lequel est évoqué la drogue qui nuit, elle aussi, à la santé et qui coûte la vie à de nombreuses personnes. Pour cela, « touchez pas à la coke, touchez pas à l’héroïne, ça rend dingue et rend fou… ». Voici le message clair et net lancé par Filiband à travers le 4ème titre « coka» qui interpelle sans doute le plus la frange juvénile de la population qui doit quitter dans ça en kiffant nuit et jour le message contenu dans « Préface » conçu par un Africain. Celui-ci invite à travers justement sa chanson (Afrika Music qui est le dernier titre) les spectateurs à venir découvrir l’Afrique, son continent d’origine qui est du reste, le berceau de l’Humanité, n’en déplaisent aux détracteurs de ce continent riche en sonorités musicales intrinsèques.

Somme toute, l’album de Filiband est riche en couleurs et est beau dans sa diversité de ses sonorités. Ce n’est, du reste pas, surprenant au regard du palmarès éloquent de ce jeune artiste en herbe qui a déjà assuré plusieurs prestations sur scène aux côtés d’autres vedettes. On se rappelle qu’en 2003, il avait déjà partagé la scène avec Adama Dramé lors du sommet de la Francophonie. En 2005, il a su porter, avec brio, sa tunique « d’ambassadeur de la musique burkinabè en Europe » après avoir été choisi par la mairie de Ouagadougou pour participer à une rencontre internationale de jeunes musiciens avec la ville jumelée française de Grenoble. Cette expérience qui lui a permis de gravir les échelons sur le plan international a continué aux Luxembourg où il a poursuivi des cours de perfection en djembé et en projet musicaux.

En 2011, le groupe « Beoogonooma » qui signifie « Demain, ça ira mieux » et dont il est le créateur a partagé des scènes avec Tiken Jah Fakoly, Nneka, Patrice au Luxembourg où il réside à partir de 2012. Bref, l’expérience musicale de Filiband est confirmée ainsi que son album à découvrir bientôt et absolument.

Saïdou Zoromé

 

Share With:
No Comments

Leave A Comment

Afriyelba

GRATUIT
VOIR