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1 pas vers l’autre, le spectacle chorégraphique qui éduque à la tolérance passe du 25 au 28 mai au Musée national.

La compagnie Bissanwé après 3 mois de résidence de création présente son spectacle Dugalen yeleen, 1pas vers l’autre du jeudi 25 mai au dimanche 28 mai au Musée national à Ouagadougou. Ce spectacle qui allie danse, musique et texte est un hymne à l’acceptation de l’autre dans ses différences, alors que le pays traverse une crise sécuritaire qui trouve ses racines dans l’extrémisme violent et l’intolérance.

1 pas vers l’autre est un spectacle de danse riche en son, lumière.

Le projet Dugalen yeleen ou le reflet du miroir est un questionnement sur les raisons de la crise sécuritaire que traverse le Burkina. Pour Awa Sangaré, la situation que traverse le Burkina est dûe à un manque d’amour entre les hommes. «Au vu du terrorisme et de l’insécurité je me suis dit que c’est parce que nous ne nous aimons pas assez que tout cela arrive. Il n’y a pas de raison qu’un de mes frères prennent une arme contre moi. Et si ça arrive je dois me demander ce que j’ai fait ou n’est pas fait parce que ce n’est pas forcément de sa faute» a-t-elle confié. Ce spectacle vise à désamorcer les cœurs et amener les hommes à d’accepter malgré les différences religieuses, ethniques, etc. Le projet est également inclusif car des personnes vivant avec un handicap y ont pris part.

Le spectacle a été écrit par Awa Sangaré.

Le spectacle est particulier car en plus de la danse on y retrouve du chant de du texte. Awa Sangaré donne les raisons de ce cocktail artistique. « Bien souvent les spectateurs se plaignent de ne pas saisir le sens des spectacles chorégraphiques parce qu’ils n’en connaissent pas les codes. J’ai voulu partager tout ce qui est en moi en ajoutant le texte et le chant et ce que j’ai proposé s’avoisine à de la comédie musicale » a-t-elle expliqué. Ousmane Diallo est l’un des 12 chorégraphes qui ont participé au projet. Il est heureux d’y avoir pris part. « Nous avons montré le meilleur de nous même et nous avons servi quelque chose de bien au public. Le travail rendu ce soir est acceptable et nous recevons les félicitations du public et c’est notre objectif » a laissé entendre le danseur venu du centre Ankata de Bobo Dioulasso.

Selon Jean Yves Sawadogo représentant le FDCT, le projet répond aux objectifs du fonds.

Le projet a été financé par le fonds de développement culturel et touristique et l’Union européenne. Selon Jean Yves Sawadogo, représentant du FDCT, le projet répond au objectif de la stratégie nationale de la culture et du tourisme du fonds car il fait la promotion de la diversité culturelle, de la créativité, et de l’entrepreneuriat.
Le spectacle Dugalen Yeleen est programmé tous les soirs jusqu’au 28 mai à partir de 20 heures au Musée national.

Par Wend Kouni.

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L’artiste burkinabè ELBIG a officiellement présenté ce vendredi 27 février au Centre national du spectacle et des arts (CENASA), son nouveau maxi de quatre titres intitulé Maam bayiri, qui signifie « Ma patrie » en français. Une œuvre engagée, empreinte de patriotisme et de valeurs citoyennes. À l’état civil Yameogo Wend Kouni Barthélemy, ELBIG est issu des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS), précisément des Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP). Maam bayiri constitue son troisième maxi, après Ma passion (2016) et Mon identité (2020). À travers cette nouvelle production, l’artiste rend un vibrant hommage au courage et au sacrifice des FDS. Il lance également un appel fort à la défense de la souveraineté nationale, tout en plaidant pour l’unité, la résilience et la cohésion sociale. Le maxi aborde aussi des thématiques sociales telles que le mariage, la famille et les valeurs humaines essentielles. « Nous voulons l’unité nationale pour notre pays, nous prônons la consolidation du vivre-ensemble, nous faisons la promotion des valeurs patriotiques, aussi bien pour les FDS que pour les civils », a confié l’artiste. Il dit espérer que chaque Burkinabè s’appropriera l’album et le message qu’il véhicule. Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, Monsieur Dicko, chargé de mission au sein du département, a salué l’initiative. « Nous encourageons l’artiste et le félicitons pour la sortie de son œuvre. Nous l’invitons à poursuivre dans cette dynamique pour le bonheur de notre culture. C’est aussi l’occasion d’exhorter ses confrères FDS à s’approprier cet album, car c’est pour eux qu’il a chanté », a-t-il déclaré. Les quatre titres du maxi sont M’bayir kamba (déjà accompagné d’un clip), Mariage, Environnement et Taal neeré. Selon ELBIG, on peut servir son pays à travers son métier tout en éveillant les consciences par l’art. Il considère sa musique comme une arme pacifique, son message comme un cri d’espoir et sa voix comme celle de tous ceux qui croient en l’unité, en la souveraineté et en la dignité de la nation. La cérémonie de présentation a mobilisé d’éminentes personnalités, notamment les supérieurs hiérarchiques de l’artiste et plusieurs de ses collaborateurs. Elle était placée sous la présidence du procureur du Tribunal de grande instance Ouaga I, Bakouli Blaise Bazié. Les parrains de l’événement étaient Wango Fidèle Yaméogo, directeur général de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive, et M. Sabila Sawadogo, inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire et directeur général de l’administration pénitentiaire. Les invités ont manifesté leur soutien en acquérant aux enchères les premières clés USB contenant le maxi. La cérémonie s’est achevée par une prestation live d’ELBIG, accompagné sur scène par les élèves GSP venus nombreux lui témoigner leur solidarité et leur fierté.

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