Le concours de tir à l’arc, l’une des activités phares de la septième édition du Festival des Arts du Sud-Ouest (FASO) s’est tenu dans la soirée du 30 octobre sur le terrain Youmpi de Gaoua. Dix-sept archers, venus des quatre provinces de la région que sont le Ioba, le Poni, la Bougouriba et le Noumbiel, ont rivalisé d’adresse et de précision dans une ambiance à la fois sportive et culturelle.

Selon Hien K. Jean, premier vice président de la fédération burkinabè du tir à l’arc et responsable de la commission tir à l’arc au FASO, cette compétition dépasse le simple cadre sportif . « Le tir à l’arc est un sport, mais surtout une expression culturelle du Djôrô. Il est donc essentiel de toujours l’intégrer aux activités culturelles et sportives de la région. Nous devons nous battre Ensemble pour préserver ce qui nous appartient : notre culture. »

Deux poules étaient en compétition : la poule adulte et la poule jeune, chacune subdivisée en catégories hommes et dames. Le niveau de la compétition a été jugé très satisfaisant, avec notamment un score remarquable de 36 points sur 60 pour le vainqueur de la poule jeune chez les garçons.

Chez les adultes hommes, Hien Kouponè s’est imposé avec 20 points, devançant Hien Poripa (15 points).
Dans la catégorie adultes dames, Kam Kabako a pris la première place avec 13 points, suivie de Sib Pa Irène (4 points).
Du côté des jeunes filles, Hien D. Jessica (10 points) et Hien K. Carine (2 points) ont respectivement occupé les deux premières places.
La meilleure performance du concours revient à Dabiré N. Landry, vainqueur de la catégorie jeunes garçons, auteur de 36 points, suivi de Palm B. Boris avec 19 points.
Le parrain du concours, Daniel Dah Hien, a salué la qualité de l’organisation et la performance des participants. « Ce concours a permis de réunir les élites des quatre provinces pour déterminer les meilleurs archers du Burkina. Notre région est reconnue comme celle du tir à l’arc par excellence. Ce n’est pas un hasard si elle reste résiliente face aux défis sécuritaires. Nous avons une culture ancienne de guerriers. » Il a également tenu à valoriser la présence féminine. « L’arc n’est pas qu’une affaire d’hommes. Les femmes du Djôrô tirent à l’arc, elles protègent et galvanisent les hommes. C’est une activité qui nous identifie profondément, et nous espérons qu’elle occupera une place encore plus centrale dans les prochaines éditions. »

Les deux premiers de chaque catégorie seront récompensés au cours d’une cérémonie officielle ce soir à la place de la Nation de Gaoua, lors de l’enregistrement de l’émission Cocktail animée par Mascotte Joseph Tapsoba.
Le tir à l’arc, véritable symbole du patrimoine culturel du Djôrô, continue ainsi de rayonner à travers le FASO, rappelant que cette pratique ancestrale demeure un puissant vecteur d’identité, de cohésion et de fierté régionale.
Par Wend Kouni

