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16 July 2018

BOBO FSHION WEEK ACTE II : Ce que ces personnalités pensent de l’initiative

Bobo fashion week 2018 a connu son apothéose dans la soirée du 23 juin, à la Maison de la culture Monseigneur Anselme Titiama. A l’occasion plusieurs personnalités ont effectué le déplacement pour assister au défilé des stylistes. A la fin de la cérémonie, l’équipe de afriyelba a tendu son micro à quelques-unes d’entre elles pour avoir leur avis sur la soirée mais aussi de Bobo fashion week. Lisez leurs réactions !

Le ministre de la culture Abdoul Karim Sango,

« Je suis véritablement un ministre très heureux »

Nous avons assisté à une très belle soirée. Je pense que globalement c’est une semaine riche. Aussi, c’est une idée de voir que les stylistes ont décidé de s’unir car, c’est la façon pour eux de tirer le maximum de profit. Je suis véritablement un ministre très heureux. Parlant du Koko Dunda, nous voulons encore une fois de plus féliciter Bazem’sé qui a donné de la valeur à ce tissu qui est en train de s’imposer progressivement au-delà des frontières burkinabè. Au niveau du gouvernement, les premiers responsables donnent l’exemple en s’habillant déjà en Faso Dan Fani et en Koko Dunda. Cela a une vertu pédagogique et entre progressivement dans les mœurs des Burkinabè sans que nous n’utilisions un fouet quelconque.

Lassina Diawara, patron de Bobo Fashion Week acte II,

« Faire en sorte qu’il y ait du travail au-delà du beau rechercher »

Je pense que cette deuxième édition de Bobo Fashion Week a atteint tous ses objectifs. C’est un début mais nous voullons faire de Bobo Fashion Week une plateforme des grands stylistes africains et du monde. C’est faire en sorte que cette rencontre puisse magnifier la culture burkinabè à travers le Koko dunda. Mais également que ce soit un moyen de consolider l’industrie culturelle. Parce qu’au-delà du beau que nous recherchons avec Bobo Fashion Week, nous voulons faire en sorte qu’il y ait du travail pour ces femmes qui se consacrent tous les jours à la confection et à la création du Koko Dunda. Cette 2e édition a une particularité. Il s’agit de travailler à rendre la mode inclusive. Que la mode intègre les personnes vivants avec un handicap afin de leur permettre de fabriquer des accessoires pour créer une chaine de valeur à ce niveau. Donc, en plus de vouloir aussi que le rayonnement de Bobo s’affirme à travers la mode, nous voulons qu’a l’instar du SIAO, du FESPACO, que nous puissions aujourd’hui faire de Bobo Fashion Week un autre rendez-vous pour la mode africaine.

Me Mamadou Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats,

« Il faut féliciter Bazem’sé pour avoir réhabilité le tissu »

Il faut féliciter d’abord le promoteur Bazem’sé pour avoir réhabilité le tissu traditionnel et d’en avoir fait une mode. Nous avons vu un défilé avec des créateurs Burkinabè et ceux venus de l’étranger dont certains utilisent le Koko Dunda. Il faut travailler à structurer cette activité et la pérenniser. Car, il y a du potentiel. Le clou de la soirée du défilé a été le Koko dunda imprimé sur la soie et nous avons vue aussi que cela peut se faire également sur le bassin. Cela prouve qu’il y a une étendue de  possibilités et un marché qui peut être offert aux artisanes et aux artisans de Bobo avec ce tissu qui est devenu emblématique et qui fait la fierté non seulement de Bazem’sé, de Bobo-Dioulasso mais aussi de tout le Burkina Faso.

Walib Bara, DG du BBDA,

« C’était une très belle soirée »

C’était une très belle soirée avec quinze stylistes qui ont rivalisé de talent. Nous avons pu découvrir une diversité de modèles puisés spécifiquement dans le terroir burkinabè et généralement dans le terroir africain. Il faut dire qu’avant cette soirée il y a une rencontre qui a abouti à la mise en place de la faitière des stylistes sous la coupe de la direction de la promotion des industries culturelles créatives. Cette idée de pouvoir se regrouper et de travailler est aussi à saluer.

Propos recueillis par Adama SIGUE

 
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