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DAN’FANI FASHION WEEK : Les pagnes tissés vous attendent au musée natinale


La 2ème édition de DAN’FANI FASHION WEEK, organisée par Marguerite Doannio bat son plein au musée national à Ouagadougou. Sur les lieux où nous étions dans la soirée du mardi 28 mars 2017, plusieurs expositions de vente de produits textiles étaient au rendez-vous de cette activité débutée le 25 mars et qui se poursuit jusqu’au 1er avril prochain.

Ambiance bon enfant en cette soirée du 25 mars au musée national où se déroulent les expositions ventes de l’édition 2017 de DAN’FANI FASHION WEEK. Au moment où nous arrivions sur place aux environs de 16 heures, ce n’était pas la grande affluence. Les vendeurs composés en majorité de femmes exposant des produits textiles (tissus, chemises, pantalons, vestes, pagnes, robes, accessoires, …)  étaient assis visiblement impatients de voir arriver les clients qui se faisaient rares. Dans ce contexte, le son de la bonne musique moderne d’inspiration traditionnelle qui se faisait entendre sur l’ère d’exposition semblait laisser indifférents les vendeurs plus préoccupés à la recherche du marché. C’est le cas de Madame Ilboudo, tisseuse venue de Bobo Dioulasso qui vend des pagnes tissés petites et grandes largeurs à raison de 6000 FCA et 7 500 l’unité. « Le marché est lent. Il n’y a pas d’affluence. On dirait que les gens ne connaissent pas l’endroit » a confié cette exposante qui n’est pas à sa première participation à l’évènement dont elle apprécie positivement l’initiative.

Le Boubous du Sud Ouest est au rendez vous

« On espère que ça va aller »

« J’ai participé à la première édition de DAN’FANI FASHION WEEK. C’est une initiative louable. Si on ne l’avait pas crée, il fallait que quelqu’un le fasse. Les tissus Faso dan Fani suscitent beaucoup d’engouement mais les gens disent que c’est cher. Pourtant, ce n’est pas la faute aux tisseuses. C’est le fil qui coûte cher» a expliqué Mme Ilboudo. Son stand d’exposition côtoie sur la même ligne et un peu plus loin, celui de Mme Rabdo de l’Unité artisanale de production Godé à Ouagadougou. Celle-ci trouve que DAN’FANI FASHION WEEK est la bienvenue parce qu’elle permet de présenter leurs pagnes et de bénéficier d’autres idées sur le tissage. Mais pour l’heure, elle ne se frotte pas trop les mains, la clientèle se faisant toujours attendre. Toutefois, l’espoir reste permis car la foire durera une semaine et à tout moment, la situation peut se débloquer en faveur des exposants. « C’est mou pour le moment mais on espère toujours que ça va aller. Les gens viennent regarder mais ils n’ont pas d’argent pour acheter ».

Pour Mme Rabdo si l’initiative n’existait pas il fallait la créer

Donner et recevoir

Ce constat est partagé par Augustin Vokouma qui expose des pagnes, des chemises, des sacs, des portes clés, etc. Son stand ne grouille pas trop de monde à notre passage mais il ne se décourage pas, loin s’en faut, car les jours qui restent pourront être décisifs. Quoi qu’il en soit, il a salué et encouragé les organisateurs de DAN’FANI FASHION WEEK qui se révèle pour lui, comme une réelle opportunité : « Pour le moment, ça ne marche pas. L’initiative est bonne car ça nous permet d’avoir beaucoup de clientèle et d’expériences ». En clair, DAN’FANI FASHION WEEK se révèle comme un rendez-vous incontournable du « donner et du recevoir » pour les acteurs de la filière coton. L’édition 2017 permet justement à ces acteurs de se pencher sur le thème important de la « transformation du coton : un défi pour l’Afrique ».

 Saïdou Zoromé    


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