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Épines du Sahel, dernier né des films du Dromadaire qui traite du terrorisme est désormais dans les salles !


Le film « Les épines du Sahel » a été projeté en avant première ce vendredi 29 septembre 2023 à Canal Olympia Yennega de Ouaga 2000. Produit par Les films du Dromadaire en partenariat avec Canal +, ce film traite de l’épineuse question du terrorisme dans le Sahel et plus précisément au Burkina. Boubacar Diallo à travers ce long métrage de 90 minutes s’interroge et interroge les cinéphiles sur les causes de la crises sécuritaire et les éventuels pistes de solutions, tout en magnifiant la résilience des populations victimes des attaques terroristes.

Boubacar Diallo, réalisateur du film Épines du Sahel.

Naima est une jeune fille qui a vu ses 2 parents tués par des terroristes alors qu’elle était très jeune. En plus de ce traumatisme, elle pert l’ouïe et son frère ainé disparaît toujours du fait des violences terroristes. Recueille par une bonne volonté, elle réussit à reconstruire sa vie mais elle tient à retrouver son frère qui est la seule famille qui lui reste. Elle s’engage alors comme humanitaire dans sa localité d’origine. Elle y trouve l’amour dans un premier temps avant de retrouver son frère qui malheureusement est devenu un soutien des terroristes. Ce dernier sera tué et le lieutenant Soguiti, le compagnon de Naima après s’être remis d’une blessure par balle sera victime lui aussi d’une attaque à la mine. Ce film relate les souffrances des hommes et femmes des zones à fort défi sécuritaire à travers la tragédie de l’actrice principale du film, rôle incarné par Warda Djamila Barry. C’est aussi le symbole de la résilience du peuple à travers une jeune fille malentendante qui réussit malgré son handicap à devenir infirmière et s’engager dans l’humanitaire pour aider d’autres personnes. « Vous avez vu mon émotion à l’issue de la projection. Le problème traité dans le film est toujours d’actualité et ce n’est pas facile pour moi qui ai joué ce rôle » a confié la comédienne.

L’actrice principale Wardah Djamila Barry était très émue lors de la projection du film.

Le réalisateur du film Boubacar Diallo est revenu sur les conditions dans lesquelles s’est le tournage. «Nous avons pu commencer avec le soutien de Canal + Burkina avant que le ministère de la culture et les autres partenaires ne nous accompagnent. On a pas pu boucler le budget mais on a pu travailler dans de bonnes conditions. Nous avons créé un camp de réfugiés comme vous avez pu le voir et les figurants étaient des vraies personnes déplacées internes»,a-t-il laissé entendre. Boubacar Diallo est connu pour produire habituellement des films satiriques. Alors pourquoi a-t-il opté cette fois pour un film dramatique. «Nous vivons une étape particulière de l’histoire de notre pays et chacun de nous est interpellé. Chaque artiste dans tous les compartiments de la culture doit selon son inspiration apporter sa contribution à la sensibilisation et marqué pour l’histoire. Nous faisons aussi un travail de documentation pour que lorsque tout cela va finir un jour on puisse dire à nos enfants voici ce par quoi on est passé » a expliqué le réalisateur.

Le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme a félicité toutes les personnes qui ont travaillé pour la réalisation du film.

L’avant première de Épines du Sahel était placée sous le parrainage du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme Jean Emmanuel Ouédraogo. « Je tire mon chapeau à toute l’équipe autour de Boubacar Diallo pour ce chef-d’œuvre que nous avons découvert ce soir. Ce film dépeint la grosse épine du Sahel et je pense que ce soir chacun va repartir avec beaucoup d’émotion et beaucoup d’enseignements. La réalisation d’un tel projet est la preuve de la résilience du septième art au Burkina et l’ensemble du monde de la culture. Le ministère reste un partenaire pour la réalisation de ce genre de projet et nous souhaitons plein succès à ce film qui vous espérons sera vu partout au Burkina et dans le monde entier» a déclaré Jean Emmanuel Ouédraogo.

Les cinéphiles ont répondu massivement à cette avant première.

Le film a coûté 200 millions de francs et a été tourné dans les mois d’octobre et novembre 2022. Il sera à l’affiche pendant deux dans les différentes salles à Ouagadougou.

 

Par Wend Kouni


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