21 September 2020

IMPACT DU COVID-19 SUR LES ACTIVITES CULTURELLES : « Il faut qu’on trouve le moyen d’assurer les spectacles », selon Hono R

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Depuis que le Burkina Faso a enregistré ses premiers cas infectés du COVID-19, le 09 mars dernier, s’il y a un secteur qui a été durement éprouvé c’est bien celui de la culture. Concerts, festivals, concours artistiques et bien d’autres activités ont été reportées ou annulées. Parmi ces activités, le célèbre concours miss université de Honoré Bambara alias Hono Rabamba. Ce 26 mars, le promoteur de l’évènement a bien voulu se prêter à notre micro pour faire le point sur l’impact de la crise sur la soirée miss universités Burkina qui était initialement prévu pour se tenir le 27 mars 2020 à la salle des fêtes de ouaga 2000.

Afriyelba : En tant que promoteur de miss université, que pensez-vous des mesures prises pour éviter la propagation du Covid_19 au Burkina ?

Hono Rabamba : En tant que promoteur du concours miss universités Burkina dont la 18e édition allait se tenir ce vendredi 27 mars, j’ai accueilli très positivement les mesures gouvernementales. Je me dis que dès qu’il s’agit de la protection de la santé publique il faut de telles mesures pour freiner la propagation du virus. Je crois qu’en tant qu’être humain et Burkinabé soucieux de la santé de tous on ne peut qu’être favorable.

 Quel est l’impact de ces mesures sur vos activités ?

On peut desceller clairement l’impact de ces mesures sur nos activités, il s’agit des conséquences économiques et financières qui ne concernent pas que le concours. On a aussi une agence de communication et d’évènementielle qui est carrément fermée actuellement car les clients n’ont plus d’activités du tout. Pour miss universités Burkina, c’est plus difficile parce que c’est une activité qui est à 75% financée par nos partenaires et nos sponsors. C’est juste pour vous signifier qu’avant le concours, toutes les dépenses sont préfinancées par le promoteur que je suis. Ceci étant, il y a des dépenses qu’on a effectuées et qui sont irrécupérables car l’activité est suspendue. Il y a aussi des dépenses engagées mais qui ne se périment pas malgré le temps.

Qu’est-ce que cela vaut en termes de chiffres ?

Tout compte fait, après le point on se rend compte qu’on a environ 6 à 7 millions de FCFA qui sont irrécupérables, mais on doit les reconduire dès que le concours devra reprendre. On comprend que c’est la dure réalité de l’évènementiel.

Quelles solutions avez-vous mis en œuvre pour minimiser les pertes ?

Pour minimiser les pertes, on a stoppé toutes les activités depuis l’annonce des mesures par le conseil des ministres il y a deux semaines. Les répétitions, les voyages et toutes les sorties ont été annulées. La diffusion des spots télés et radios a aussi été annulée. Malheureusement, les affiches étaient déjà sorties, donc on ne fera que modifier les affiches. En gros, on n’a pas voulu prendre de risque en attendant l’évolution positive de la situation. Et je pense que ce sera le cas et on pourra se retrouver pour célébrer le 18e anniversaire du concours miss universités Burkina.

Pensez-vous que votre activité aurait pu se tenir malgré la situation ?

Je suis assez mitigé par rapport à ça parce que les conditions pour qu’une manifestation se tienne étaient entre autre que tout le monde puisse se laver les mains au savon ou au gel hydro alcoolique avant d’avoir accès à la salle, il faudrait prendre leur température, on devrait aussi respecter la distance de 1 mètre minimum entre les individus. Je pense que toutes les conditions étaient réunies pour que l’évènement n’ait pas lieu avec cette situation. J’avais pensé à faire la manifestation avec juste un direct télé avec seulement les candidates, le staff et les membres du jury tout en respectant les conditions d’hygiènes, mais ça n’intéressera pas les sponsors.

Quel message avez-vous à l’endroit de ces jeunes candidates au concours miss universités Burkina 2020 ?

C’est une situation assez inédite, une première même, mais je crois que le monde a déjà affronté un tel phénomène entre 1918 et 1919 où la peste a secoué le monde. J’invite donc les filles à garder leur calme, à avoir espoir, car on conjuguera bientôt le Coronavirus au passé, et les activités se tiendront. Qu’elles gardent la pêche et soient rassurées que l’édition se tiendra. On avait comme thème de cette édition « Le Burkina reste debout ». Ce thème était en rapport avec la situation sécuritaire, mais on va le garder car il concerne aussi la situation sanitaire. Je les encourage donc à profiter de ce moment pour bien étudier leurs textes et rendez-vous bientôt pour célébrer une belle édition 2020.

Quel message avez-vous à l’endroit des acteurs culturels burkinabé ?

En ce qui concerne les acteurs culturels, je me dis que depuis le soulèvement populaire, le coup d’Etat, la situation sécuritaire, on essaie d’anticiper, car en toutes choses il faut tirer des leçons. Il faut qu’on trouve les moyens pour que les compagnies d’assurance puissent assurer les spectacles. Je demande aussi l’union des acteurs culturels afin d’amener notre autorité de tutelle à voir dans quelles mesures l’on peut nous dédommager souvent. Vous voyez tous ces artistes qui, actuellement, participent gratuitement aux sensibilisations. Mais quand c’est l’heure du partage du gâteau, on nous oublie. Ce n’est pas normale qu’on puisse annuler des évènements et que le ministère soit incapable de nous proposer des forfaits pour nous en sortir.

Quel est votre dernier mot ?

Mon dernier mot, c’est d’encourager et féliciter tout le personnel médical qui fait un travail formidable. Je demande aux autorités de mettre assez de moyens à leur disposition. C’est aussi l’occasion de comprendre les revendications de ce corps là que personne ne soutenait. C’est maintenant on comprend que la santé est notre première richesse. Je demande au Très haut de les bénir afin qu’ils puissent assister les malades. A l’endroit des malades, je leur souhaite la santé et je présente mes condoléances aux familles éplorées. Je demande enfin au peuple burkinabé d’être discipliné car un peuple indiscipliné n’a pas d’avenir, c’est un peuple mort. Disciplinons-nous et respectons les conditions sanitaires des autorités gouvernementales.

Propos récueillis par Eunice NIKIEMA


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