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La langue maternelle, une arme puissante inexploitée.


Les langues africaines ont été dévorées par les langues étrangères depuis la période coloniale. Au Burkina Faso où la langue officielle est le français, il existe une soixantaine de langues nationales. Les principales sont le Mooré, le Fulfuldé, le Dioula et le Bissa. La promotion des langues nationales reste alors problématique. Esquisse d’analyse dans les lignes qui suivent.

A travers Savane médias, Zida Boubacar Zidnaaba fait la promotion des langues locales.

L’enseignement au Burkina se fait quasiment en français au détriment des langues nationales du pays. Nous observons pourtant que les langues maternelles sont des instruments de diversité et de paix. Elles sont le premier moyen de traduire concrètement le sens du monde et de faciliter la compréhension par les enfants de l’essence de leur univers.
Les langues autochtones contribuent également à donner une forme précise à nos sentiments, nos émotions et nos pensées. Elles permettent encore plus d’exploiter le potentiel intérieur des êtres humains et de faciliter le développement de la pensée critique. Les langues étrangères officialisées ralentissent le développement de la culture d’un pays. Si dans la contrée, il y a des citoyens qui ne sont pas allés à l’école; car c’est à l’école qu’on apprend les langues officielles;ils sont stoppés dans la prise de parole ou même dans les fonctions administratives du pays. Or ces personnes ont des suggestions, de bonnes idées pour le bien être de la communauté.Sur le plan éducatif, les élèves sont désavantagés par le fait que les cours ne soient pas dispensés dans leurs langues maternelles. Chaque jour, les africains chantent « valorisons la culture  » mais force est de constater qu’il y a encore du chemin à faire.

Awa Boussim,une femme courageuse qui s’est imposée dans la musique surpassant son analphabétisme.

 

Au Burkina Faso, quelques personnalités se distinguent en utilisant les langues maternelles dans le domaine de la communication. Ces individus font la fierté de leur nation car ils font la promotion de la culture burkinabè et africaine en général avec leur langue de naissance. En guise d’exemple , il y a Zida Boubacar Sidnaaba, PDG de Savane médias. Il anime en langue mooré des émissions très suivies. Il est  aussi réalisateur de films. C’est un grand conservateur de la langue nationale.

L’homme de Savane manie avec dextérité le mooré et est un animateur très sollicité.

En parlant d’aisance à s’exprimer en langue maternelle, L’homme de Savane est une référence. En tant qu’animateur de l’émission culturelle ‘’Reem wakoto » sur BF1, il participe énormément à l’émergence de la culture burkinabè.
On peut citer aussi l’artiste musicienne Awa Boussim, qui malgré qu’elle ne comprends pas français s’est imposée à travers sa langue maternelle le bissa sur la scène musicale burkinabè. Cela lui a valu le titre du Kundé d’or 2018.
De même, El Hadj Ouédraogo Issaka alias Zougna Zaguemda  s’est révélé au public burkinabè et d’ailleurs à travers la musique traditionnelle. Depuis le début de sa carrière jusqu’à présent, il chante dans sa langue maternelle, le mooré. Il est aujourd’hui l’un des artistes le plus riches du Burkina.

Les langues maternelles sont belles et authentiques. Leur mise en avant peut véritablement booster le développement de nos pays.

Yamba et Ginna Kiz


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