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Manadja de Magic Systèm: « On a tenté plusieurs fois de nous séparer mais…. » »


Le groupe Magic Systèm a rencontré la presse le 7 décembre 2017  à l’hôtel Laico, pour échanger autour de leurs concerts qui se tiendront à Ouagadougou et Bobo Dioulasso respectivement les 9 et 11 décembre au stade municipal et au stade Sangoule Lamizana. Les zouglouman étaient accompagnés par Alif naaba et Bil Aka Kora.

« En décembre 1999 le groupe Magic Systèm passait à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso pour deux concerts. Ces concerts étaient les tous premiers dans notre carrière internationale ». C’est par ce bref rappel historique que Salif Traore alias A’salfo a ouvert cette conférence d’avant concerts ce 7 décembre. Il a poursuivi en indiquant qu’il était tout à fait normal qu’à cette célébration de leurs vingt ans de carrière, ils aient une pensée pour les Ouagalais et les Bobolais. Le concert de Ouagadougou débutera à 20h 20 mn et celui de Bobo Dioulasso à 18h 20 mn à l’en croire. Le lead vocal de la formation a réaffirmé à ce point de presse que cette sixième étape est exceptionnelle au regard des liens forts qui lient le Burkina Faso à la Cote d’ivoire. En outre, il faut noter que c’est une  sixième étape à laquelle  le groupe a ajouté un volet scientifique, parce qu’il est très engage dans la protection de l’environnement.

« Hier 6 décembre 2017 nous étions à l’université de Ouagadougou pour rencontrer les étudiants, et nous avions été très heureux de la mobilisation qu’il y’a eu autour de la rencontre. Une mobilisation qui témoigne de la prise de conscience de cette jeunesse face aux questions environnementales. », a confié A’salfo. Il a ajouté que les 20 ans de carrière représentent pour les magiciens, des valeurs de persévérance, de travail, mais aussi de fraternité.

                                               20 ans que ça dure, quel est le secret

Manadja a souligné que le groupe a pu exister pendant vingt ans à cause de Dieu. « C’est le bon Dieu qui a sa main sur le groupe » a-t-il dit en se tenant debout pour marquer la teneur de ce qu’il avance. Il a continué en disant que le tout puissant a mis sur leur chemin A’salfo qui a permis que ce groupe avance. Manadja a poursuivi en déclarant que, plusieurs personnes ont tenté en vain de les séparer. Il en veut pour preuve les multiples propositions que A’salfo a reçu, mais qu’il a tout le temps refusé par amour pour le groupe. A’salfo a soutenu Manadja dans ses propos en ajoutant que, le groupe a vécu pendant tout ce temps parce qu’ils ont gardé des valeurs de solidarité, de fraternité acquises depuis Anoumambo. Il a précisé  que la chance qu’ils ont c’est qu’ils sont partis du même quartier, donc leur passé a été un socle pour cette union qui perdure. « Il y’a aussi le fait que j’ai eu la chance à un moment d’être le chanteur et l’ainé du groupe, donc je l’ai géré en tant que grand frère » a-t-il renchérit.

                        Comment s’est fait le choix des pays pour Magic tour 20 ans

A’Salfo répondant aux questions des journalistes

Répondant a cette question d’un confrère de Evasion, A’salfo a fait savoir que le groupe a lancé un appel d’offre, et ce sont les structures qui se sont déplacés à Abidjan suite à des discussions concordantes qui ont pu parapher les contrats. Il a relevé aussi que certains pays ont approché le groupe bien avant, pour manifester leurs intérêts vis-à-vis de cette célébration. A’salfo n’a pas manqué de rappeler que la célébration des 20 ans de Magic système se fait en deux étapes avec dix pays à visiter dans chaque étape. A la suite de ces précisions Afriyelba à chercher à comprendre pourquoi Magic système a mis douze ans, après leur dernier concert en 2005, avant de venir au Burkina Faso. A cette interrogation Salif Traore n’est pas passé par quatre chemins pour affirmer que les concerts des Gaou magiciens coutent chers sur le plan organisationnel, donc il n’est pas facile de venir régulièrement dans un pays. Le premier des magiciens a indiqué que l’organisation des deux concerts coutera au moins 200 millions. Il a continué en disant que, si le groupe doit se produire dans la régularité au Burkina se sont les mélomanes qui vont payer chers, parce qu’en ce moment les billets peuvent aller jusqu’à 50 000 Fcfa. « Je n’ai pas envie de repartir à Abidjan et entendre que quelqu’un a mis une balle dans sa tête parce qu’il n’arrive pas à s’acquitter de ses dettes » a-t-il terminé en souriant. Alif naaba et Bil Aka Kora qui feront les premières parties ont, pour leur part, invité le public à effectuer le déplacement pour témoigner l’amour des hommes intègres à ce groupe

Sougrinoma Ismael GANSORE

 


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