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Société

Management artistique: 10 managers dans la cour du Naaba


Le centre artistique «Paongo» d’Alif Naaba par le biais de la salle de conférence ABMAQ a accueilli la première formation des jeunes managers initiée par «La cour du Naaba » du 7 au 9 janvier 2016. Dix jeunes managers y ont pris par sous la conduite du formateur Lotère Gomis.

Rôle, fonctions et attributions du manager. Les contrats liés à la musique. Contrat de management. Contrat de vente et de cession du droit d’exploitation d’un spectacle et la propriété intellectuelle. Tels étaient les modules que les 10 managers ont abordés au cours de cet atelier. Le formateur sénégalais et ex manager du groupe PBS, Lotère Gomis s’est longuement appesanti sur chaque module malgré les 72h que certains ont jugé assez peu. «Un manager n’invente pas les budget. Un manager qui les invente se met dans les problèmes et s’il est dans les problèmes automatiquement son artiste l’est aussi. Le manager doit dresser au préalable un plan de communication pour son artiste…Concernant le BBDA, s’il n’a pas collecté, il ne peut pas redistribuer ! Le BBDA n’est pas au service des artistes burkinabè. C’est un bureau Burkinabè comme on en trouve au Sénégal, au Congo, en Côte d’Ivoire etc.

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Les stagiaires posant en famille avec leur attestation pour la postérité

C’est toutes les musiques qui sont jouées dans le territoire burkinabè, qui méritent une attention particulière» a-t-il précisé au cours de la cérémonie de clôture. En décidant d’organiser cet atelier, l’initiateur Alif Naaba, veut apporter un souffle nouveau dans le milieu très restreint des managers. Afin d’inculquer au sein de ses jeunes passionnés du management, il les a invité à travers les rudiments qu’ils ont reçu, à faire preuve de plus de professionnalisme. «Après la formation des 10 managers, nous allons aussi former 10 artistes afin que ces artistes comprennent ce que c’est que les contrats. Nous souhaitons que, le fossé se diminue entre les artistes et les managers. Le manque de confiance existe par ce que les artistes ne comprennent pas certains rouages et modalités de contrats…Il faut tuer le complexe ! La musique burkinabè souffre de beaucoup de complexe. Si nous le tuons on verra que la musique burkinabè sera autant sinon plus répandu en Afrique que les autres» explique le chanteur aux pieds nus.

Certes les formations du même genre se sont à maintes reprises organisées en terre burkinabè, mais sur le terrain, le résultat est contrasté notamment, en matière de promotion de nos artistes hors des frontières. C’est dans ce sens que Le directeur de DPICC, Boukary Ouédraogo dit Becker a saisi la parole au cours de la cérémonie de clôture pour davantage booster ces apprenants sur la question de l’internationalisation. «C’est une activité qui va participer à la professionnalisation du métier de manager. C’est un métier qui est très important car il est le maillon entre le créateur et le producteur/éditeur.

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Le formateur a invité les participants à mettre en pratique ce qu’ils ont appris à la formation

On souhaiterait que vous nous aidiez à conquérir le marché international car notre combat pour 2016, c’est vraiment conquérir ce marché international. Nous avons la chance d’avoir un pays qui regorge de multiples festivals et manifestations internationales, donc c’est à nous d’en saisir l’opportunité», conclut-il en remettant les attestations aux différentes récipiendaires. D’autres formations du genre seront organisées à l’intention des artistes pour permettre aux différents acteurs de tenir le même «langage ».

Jabbar !


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