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MICHEL KAFANDO AUX CINEASTES ET REALISATEURS BURKINABE « Si vous maintenez Timbuktu au FESPACO, je viendrai suivre les films »


Le président de la transition Michel Kafando a reçu les artistes de toutes les filières hier 26 février à sa résidence. Une rencontre voulue par lui afin d’échanger avec les hommes de cultures autour de leurs préoccupations. Des doléances qui ont été soumises aux chefs de l’Etat, on retiendra celle faite par les cinéastes et réalisateurs du Burkina. Ces derniers ont voulu savoir quand est- qu’ils pourront voir Michel Kafando à leurs côtés, dans les salles de ciné, pour suivre un film. Réponse du locataire de Kosyam : « Si vous maintenez le film Timbuktu dans la compétition au FESPACO, je viendrai suivre les films avec vous ».

« Timbuktu »; le titre de ce film vous dit-il quelque chose? Eh bien pour ceux qui ne le savent pas, retenez que ce film du Franco Mauritanien Abderrahmane Sissako, a été consacré à la 40e édition des CESAR cette année en France. Ce long métrage qui fait la chronique de la vie quotidienne dans le nord du Mali sous la coupe des djihadistes a, en effet, raflé 7 prix dont les prestigieux trophées du meilleur film et meilleur réalisateur. Après les attentats contre Charlie Hebdo, le film a été retiré de certaines salles de cinéma comme celle de Villiers-sur-Marne en France pour des raisons sécuritaires. Pour ces mêmes raisons sécuritaires, les organisateurs du FESPACO envisageraient retirer ce film qui a été retenu pour la compétition officielle en long métrage.

Le président de la transition Michel Kafando ne serait-il pas d’avis avec les organisateurs de la biennale du cinéma africain ? La réponse est sans aucun doute oui puisqu’au souhait des cinéastes et des réalisateurs du Burkina de voir le président de la transition à leurs côtés pour suivre des films dans les salles de ciné, il a répondu en ces termes « Si vous maintenez Timbuktu au FESPACO, je viendrai suivre les films ». Une position qu’il a fait savoir hier à sa résidence lors de sa rencontre avec les artistes, toutes filières confondues à sa résidence. Cette rencontre qui fait suite à celles des responsables des partis politiques, des Organisations de la société civile et des journalistes, a été l’occasion pour le chef de l’Etat d’échanger avec les hommes de la culture afin de recueillir leurs préoccupations.
Michel Kafando dit être étranger à sa résidence
Bien avant les échanges, Michel Kafando a loué le travail des artistes qui contribuent au développement du Burkina Faso. Reconnaissant que la grandeur d’un pays ne se mesure qu’à l’aune de sa culture, le président a fait constater que la culture n’est pas considérée au Burkina Faso et a promis dans les « limites de nos moyens soutenir ce secteur clé de notre pays ». Un soutien qui doit commencer par la satisfaction de deux doléances importantes des artistes selon la chorégraphe Irène Tassembédo, représentant des hommes de culture. « Il s’agit de l’opérationnalisation du statut de l’artiste et de celle de l’agence de développement des industries culturelles et créatives » a dévoilé Irène Tassembédo avant de témoigner sa gratitude au chef de l’Etat pour avoir initié la rencontre. Après ce message globale de la chorégraphe, les artistes ont, par filière exposé leurs problèmes au président de la transition. Des cinéastes et réalisateur au musiciens et acteurs du livre en passant par les acteurs du livre, des arts de la scène et du patrimoine, chaque représentant a dressé la liste des difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier. Des difficultés qui se résument au manque de formation, de financement, aux problèmes de la piraterie et au manque de soutien des hommes de culture. L’une des interventions qui a retenu l’attention du public a été celle de Souleymane Nikiema des arts plastiques. « Lorsque nous sommes rentrés dans cette salle, nous nous sommes sentis orphelins parce que nous n’avons trouvé aucune œuvre plastique. Toute chose qui nous a emmené à nous poser la question de savoir si le président est un consommateur de nos œuvres plastiques » a douté Souleymane Nikiema. A cette question, Michel Kafando constate effectivement le manque d’œuvre plastique à sa résidence ; s’en excuse et d’un ton ironique lâche : « Moi-même je suis étranger à cet endroit donc ce n’est pas de ma faute ». Tout en promettant que toutes les doléances et difficultés soulevées au cours des échanges trouveront solution même après son règne, Michel Kafando a invité les hommes de culture à maintenir la même flamme pour un Burkina prospère.


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