4 July 2020

MUTILATIONS GENITALES FEMININES : Une conférence pour mettre fin aux pratiques d’ici 2030

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68 millions. C’est, selon les estimations actuelles, le nombre des filles qui pourraient être exposées au Mutilations génitales féminines (MGF) d’ici à 2030. Sur ces 68 millions de potentielles victimes, 50 millions se trouvent en Afrique. C’est dire que 50 millions de filles sur le continent risquent encore de subir les conséquences des MGF et d’être blessées dans leur chair et dans leur âme. Mais, fort heureusement cela peut-être évité. Il faut d’abord consolider les acquis, accentuer la sensibilisation et mobiliser l’ensemble des acteurs notamment les autorités politique. C’est d’ailleurs à cet égard que se tient à Ouagadougou, dans la capitale burkinabè du 22 au 25 octobre 2018, une conférence internationale sur la MGF avec pour thème : « Galvaniser les actions politiques en faveur de l’élimination des MGF ». La cérémonie d’ouverture de cette conférence est intervenue dans la matinée du 22 octobre 2018 en présence du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et de la première dame du Burkina, Sika Kaboré.

Ils sont venus du monde entier pour se retrouver à Ouagadougou. Plus de 200, ils sont là pour une raison et pas des moindres : dire non aux Mutilations génitales féminines (MGF), ces pratiques qui ont la peau dure et qui continuent de faire des victimes dans le rang des filles. Les femmes qui ont subi ces pratiques se comptent par millions et ce qui est encore plus alarmant c’est que les jeunes filles susceptibles d’en souffrir dans les années à venir s’estiment encore par million. Si les acteurs se sont réunis dans la capitale burkinabè ce 22 octobre et ce jusqu’au 25, c’est pour travailler à éviter cela. Mieux, pour eux, il s’agit de faire en sorte que d’ici 2030, les pratiques de MGF soient entièrement éliminées. Et, pour se faire, il entendent, entre autres, renforcer l’appropriation politique de la campagne mondiale et continentale pour l’élimination des MGF, accroître la responsabilisation multisectorielle, améliorer les  mécanismes de sensibilisation sur les pratiques et plaider en faveur d’une augmentation des ressources au niveau local pour lutter contre le phénomène.

 

Plusieurs acteurs de la lutte contre les MGF étaient présents à cette rencontre internationale

 

« Galvaniser les actions politiques en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines d’ici à 2030 », tel est le thème de cette conférence internationale.  A l’ouverture de la conférence ce 22 octobre, le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, les MGF portent atteinte aux droits des enfants et des femmes. « Ce sont des pratiques qui torturent la jeune fille et l’empêche d’apporter de manière pleine et entière sa contribution au développement du pays », a-t-il dit. C’est pour quoi, a-t-il dit, le gouvernement du Burkina Faso est fortement engagé dans la lutte pour l’élimination des MGF à l’horizon 2030. « Nous le pouvons par la conjugaison des efforts. C’est une lutte collective qui doit engager toutes les parties au plan national régional et international pur qu’en 2030 on arrive à l’élimination totale des MGF », a relevé le Premier ministre.

La directrice exécutive de l’UNICEF Fatoumata N’Diaye

Mariam Lamizana, présidente du comité interafricain de lutte contre les MGF a laissé entendre que certes des progrès ont été réalisés dans la lutte mais, au regard de la persistance des pratiques, il convient de rester en veille et de multiplier les actions de sensibilisation. Pour elle, tenir une telle conférence viens apporter de l’eau au moulin de son organisation. C’est, a-t-elle dit, une opportunité pour renforcer la coordination des actions en vue de mobiliser les ressources humaines matérielles et financières. La synergie des actions, c’est de cela également qu’il s’est agi dans l’intervention, à la cérémonie d’ouverture de la conférence, de la directrice exécutive de l’UNICEF, Fatoumata N’diaye. Il y a, à l’entendre, nécessité de conjuguer les efforts mais aussi d’agir vite. « Car, ces filles sont ce que nous avons de plus cher, elles représentent l’avenir, elles sont l’avenir de nos communautés et de nos nations. Nous devons tout faire pour les protéger », a-t-elle lancé.  Pour Laurence Ilboudo Marchal, ministre burkinabè en charge de la femme il est possible de le faire. « Il est possible d’éliminer les MGF à l’horizon 2030 et nous pouvons y arriver », a conclu.

Adama SIGUE


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