Recent Posts
a
18 March 2019

SEYDONI PRODUCTION : Une exposition pour montrer les potentialités de l’industrie musicale burkinabè

Contrairement à ce que beaucoup de personnes s’entêtent à affirmer, le Burkina Faso, a bel et bien une industrie musicale. Du moins, c’est de l’avis de Seydou Richard Traoré, fondateur de Seydoni production. D’ailleurs, il compte bien le prouver en organisant, en partenariat avec le musée national et la réalisatrice de cinéma Theresa Traoré Dalhberg, une exposition sur les technologies musicales qui ont participé à cela. Cette exposition s’étendra du 2 février au 16 mars 2019, au musée national. C’est l’annonce faite par les promoteurs, le 5 janvier dernier, à Ouagadougou.

« Seydoni, pionnier de l’industrie musicale au Burkina Faso » ; C’est sous ce thème que se tiendront conjointement deux expositions sur l’impact des technologies musicales anciennes, du 2 février au 16 mars 2019. L’une aura lieu à Ouagadougou, dans la capitale burkinabè et l’autre, en Suède. Si au Burkina, c’est la structure Seydoni production en partenariat avec le musée national qui auront la charge de l’organisation, en Suède, elle sera assurée par le Salon d’exposition Färg Fabriken.

Toutes deux, parlant de l’exposition, elles ont pour objectif d’étaler l’importance de la technologie, particulièrement les technologies anciennes dans la diffusion des valeurs culturelles. Pionnière de l’industrie musicale burkinabè, Seydoni production entend, par ce canal montrer au public tout le chemin qu’elle a parcouru. En effet, avant 1999, a témoigné le fondateur de Seydoni, les artistes burkinabè peinaient à enregistrer leurs albums. Il fallait, en son temps, a-t-il dit, se déplacer dans les pays voisins. Conséquences, peu d’artistes ont réussi à produire et à vendre des œuvres. Mais depuis que la structure Seydoni a ouvert ses portes dans les années 1999, les choses ont radicalement changé. « Très souvent, nous avons tendance à négliger ce que les technologies nous ont apporté. De 1960 à 1999 il n’y a eu que 40 sorties au Burkina Faso. Mais De 1999 à 2000 il y a eu 350 sorties d’albums au Burkina grâce à l’usine de cassette et la première cassette made in Burkina est sorite en fin 1998 et c’était un album de Bill Aka Kora », se rappelle encore Seydou Richard Traoré. Cela a permis non seulement un boom dans le milieu musical mais aussi d’engendrer des revenus énormes et de créer des emplois.

 « Il y a bel et bien une industrie musicale au Burkina Faso et elle ne date pas d’aujourd’hui », a donc poursuivi, le fondateur de Seydoni. L’exposition qui sera faite témoignera de cela, d’une part et d’autre part, aura pour avantage de partager ces expériences afin de s’en inspirer pour relever les défis d’aujourd’hui. Le musée national ne compte pas être en reste de cet évènement. Selon la directrice, Rasmata Maïga/Sawadogo, le musée mettra tout en œuvre pour le succès de cette initiative. Pour sa part, la commissaire générale des deux expositions, Theresa Traoré Dalhberg, l’usine de cassette est une valeur historique et nostalgique dont il faut se remémorer mais aussi et surtout préserver.

Adama SIGUE

Share With:
No Comments

Leave A Comment

Afriyelba

GRATUIT
VOIR