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VILLAGE CINE DROIT LIBRE: Le festival a rendu hommage à Norbert Zongo


   Débuté le 9 décembre dernier, le festival ciné droit libre bat son plein dans la capitale du pays des hommes intègres. Le 13 décembre 2017 les organisateurs de la présente manifestation ont installé un village du festival sur le terrain de la mairie de bogodogo. La cérémonie a été amplement marque par un hommage vibrant au fondateur de l’indépendant, devant une foule immense

« Les morts ne sont pas morts ». Ce ver de biraogo Diop dans son poème intitulé « Souffles » pouvait se vérifier aisément dans cette nuit du 13 décembre 2017 sur le terrain de la mairie de Bogodogo. Les initiateurs du festival ciné droit libre y ont en effet installé un podium, plus des écrans géants et un plateau télé pour célébrer comme il se doit le 19e anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation. Sur les lieux, les festivaliers  qui avaient effectué le déplacement pouvaient se la coulait douce avec un petit coca ou une Brakina accompagnée de brochettes.

Les festivaliers se sont bien régalés

La soirée a été animée par l’humoriste ivoirien, le Marechal Zongo. Prévue pour 19 la soirée a finalement débuté autour de 20h en raison de quelques soucis techniques. Comme il fallait s’y attendre, le Marechal Zongo a tout d’abord arraché le sourire aux « villageois » avant de leur faire bouger un peu pour chasser le froid. Par la suite, une minute de silence a été demande à la mémoire de la mère de Norbert Zongo décédée le 1er décembre 2017. Après cette étape, l’animateur de la soirée a fait appel à un slameur du nom de Ombraze qui a tenu en haleine le public, avec la qualité du rendu de ses textes entièrement en moorée. Après Ombraze les festivaliers ont été invité à suivre le film documentaire Borry bana (La fuite est terminée), le destin fatal de Norbert Zongo, un film qui retrace la vie de l’illustre disparu, ses idéaux et son combat.

Petit Docteur a ouvert le bal des prestations musicale

En rappel ce documentaire a été réalisé en 2003 par Luc Damiba et  Abdoulaye Menès Diallo. Pendant que le public était scotché sur le documentaire, l’artiste peintre et dessinateur Deris se concentrait sur un portrait de Norbert Zongo. Le film et le dessin de Deris ont pris fin presque simultanément. L’artiste nous a fait savoir que son œuvre sonne comme une belle façon de dire à « Henri Sebgo » « repose en paix ».

Des débats bien nourris ont suivi la projection

  Après la vision de Borry Bana, un plateau télé a été mis en place avec des invités spéciaux. En outre il faut noter que le public avait la possibilité de poser des questions .Tour à tour, le docteur Rasablga Ouedraogo, Sibiri Eric kam (ami de Norbert Zongo) et Babou Naon (Ancien élément du régiment de sécurité présidentielle) se sont succédé sur le plateau pour parler de la vie de l’enfant prodige de koudougou, son courage, son abnégation au travail, mais aussi pour lui rendre hommage et réaffirmer leur soif de vérité et de justice sur cet assassinat.

Ainsi Sibiri Eric Kam a confié à l’assemblée que son ami avait le don d’être à quelque part sans se faire remarquer, ce qui l’aidait à bien faire son travail. L’ancien RSP a quant à lui martelé que la vérité et la justice ne peuvent pas être indéfiniment cachées, qu’un jour la lumière jaillira. Le docteur en économie Rasablga Ouédraogo a invité la jeunesse Burkinabè à s’armer de connaissance et à redoubler d’efforts dans le travail parce que la personne à qui, ils rendent hommage était un grand travailleur. Il a souligné aussi que le pardon ne peut être donner sans justice.

                                   Après les débats place au concert d’ouverture

 Le concert d’ouverture du village a été assuré par le reggaeman Burkinabé petit docteur et le groupe ivoirien de reggae R-light. Le show a commencé vers 23H avec la prestation du médecin des artistes, petit docteur. Tout au long de son spectacle, les villageois se sont régalés avec les titres « Barka », « présidents africains » et bien d’autres. De plus, l’artiste a ponctué son spectacle par des messages de mobilisation et de détermination dans la lutte pour un avenir meilleur des Burkinabé. A sa suite les R-light ont pris la relève pour permettre aux festivaliers de vivre des moments uniques. Les ivoiriens ont en effet ébloui le public par non seulement leur maitrise de la scène mais aussi leurs messages.

Sougrinoma Ismael Gansore


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