En marge de la 3e édition du festival Les retrouvailles du Djôrô, les acteurs culturels de la province du Ioba ont bénéficié d’une formation sur la distribution digitale de musique. La session a été animée par Ismaël Sana de N Vision Agency et a réuni plus d’une vingtaine de participants venus renforcer leurs connaissances sur les nouvelles opportunités qu’offre le numérique dans l’industrie musicale.

Au cours de cette formation, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment l’initiation à la distribution digitale, les étapes pour mettre sa musique en ligne, les mécanismes de récupération des revenus générés par les plateformes numériques ainsi que les stratégies pour structurer une carrière artistique afin de mieux tirer profit de la distribution digitale.
Pour Ismaël Sana, il est aujourd’hui indispensable pour les artistes de s’adapter aux réalités du marché numérique. « L’art est universel et la musique s’exporte facilement. Il est important pour les artistes de Dano de mettre leur musique sur ces nouvelles plateformes qui constituent une source de revenus non négligeable », a-t-il confié.

Le formateur a expliqué que la distribution digitale consiste à vendre et monétiser les contenus des artistes sur les différentes plateformes de streaming et de téléchargement. Selon lui, il existe plus d’une centaine de plateformes de distribution dans le monde. Le rôle du distributeur est donc de rendre les œuvres accessibles sur ces différents canaux numériques. Il a également distingué deux grandes catégories de plateformes : les plateformes dites Do It Yourself, qui permettent aux artistes de gérer eux-mêmes leur distribution, et les distributeurs majors qui fonctionnent généralement à travers des contrats plus structurés. Ismaël Sana a précisé que lorsqu’il reçoit des artistes souhaitant distribuer leurs œuvres, il conseille à ceux qui ne sont pas encore suffisamment structurés de commencer par les plateformes Do It Yourself. Cette approche leur permet de mieux comprendre les mécanismes de la distribution digitale avant de s’engager dans des contrats professionnels plus complexes.

Le communicateur a insisté sur le fait que la distribution digitale est différente d’une simple mise en ligne sur les réseaux sociaux. Pour réussir une distribution professionnelle, il faut disposer d’un produit fini de qualité, respecter les formats techniques exigés par les plateformes, avoir une pochette conforme tenant compte des droits d’image, ainsi qu’une biographie succincte d’environ 500 mots.
La formation a également permis de mettre en lumière les nombreux avantages liés à la présence sur les plateformes digitales. Les artistes peuvent notamment accéder à des revenus réguliers, bénéficier plus facilement de financements pour produire de nouvelles œuvres, développer des collaborations avec d’autres artistes présents sur les mêmes plateformes et mettre en place des stratégies de marketing musical grâce aux statistiques fournies par les outils numériques afin de conquérir de nouveaux marchés.
À l’issue de la session, Ismaël Sana s’est dit satisfait de la mobilisation et de l’engouement des participants autour de cette initiative qu’il considère comme une première du genre dans la province du Ioba.
Par Wend Kouni

