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CALVAIRE DES MIGRANTS AFRICAINS EN OCCIDENT: Calliste Bambara dépeint la situation dans « Le faux miroir »


Après « Encore Fatou », en 2014 et « Le malheur en héritage », en 2015, Calliste Bambara douanier de fonction a, à nouveau, produit une autre œuvre littéraire ; « Le faux miroir ». La dédicace de l’œuvre est intervenue, le 29 juin 2017, en marge des 96 heures de l’élève douanier, organisé à l’Ecole nationale de la douane, à Ouagadougou. « Le faux miroir » est un roman de 91 pages dans lequel l’auteur fait état des dures réalités vécues par les migrants africains en occident. « Le faux miroir », c’est une lettre d’un aventurier à son père. « Une si triste lettre », pour paraphraser Mariama Bâ. Une lettre dans laquelle les lignes se suivent et décrivent une vie remplie d’amertume, de regret, de mélancolie et de souffrance

Dans « Le faux miroir » de Calliste Bambara, la lettre que le père reçoit de son fils, parti à l’aventure depuis 2 ans est, par endroit, tachetée. Des tâches d’encre. Tant les larmes de l’expéditeur auront eu raison de certaines traces laissées par sa plume. A ce propos il avertira d’ailleurs son père que : « Père, les traces d’eau que tu vois sur cette note n’ont aucun rapport avec la pluie. Père, sache que je t’écris les larmes aux yeux ». La suite de la lettre, pour ne pas dire la suite de « Le faux miroir » en dit long sur les raisons de ces larmes. C’est l’histoire d’un jeune qui a fait des pieds et des mains pour convaincre ses parents de lui permettre de gouter à l’eldorado, l’aventure au pays des blancs. Dès son arrivée, sa désillusion fut totale à commencer par les conditions climatiques marquées par un froid extrême et l’accueil que lui a réservé la société occidentale.

Ce roman est à lire absolument

Dès lors, l’espoir qu’il nourrissait se transformait en mille et une questions dont la plupart commençait par « Pourquoi ? ». « Pourquoi ai-je quitté l’Afrique ? » ; « Pourquoi cette discrimination ? » et « Pourquoi tant de mépris ? » sont, entre autres, les questions pour lesquelles l’aventurier demandait le concours de son père pour y répondre. Mais en attendant, tout ce qu’il pouvait faire c’est vivre cette réalité loin des siens. Un quotidien marqué par le travail rien que le travail en témoigne ce passage de la lettre : « Père, ici, je travaille comme un âne ». Plus de 75% des revenus issus de ce travail sont consacrés au loyer. Difficile donc, pour l’aventurier, d’économiser. Lui  qui doit aussi assurer son transport et se nourrir. Alors, encore et encore des questions du genre : « Comment pourrai-je retourner au pays moi qui suis l’espoir de la famille ? » et « Comment pourrais-je revenir quand je sais que mes promotionnaires restés au pays ont plus réussi que moi ? ».

C’est dire que 2 ans après son départ du pays natal, l’aventurier a vite désillusionné pour vivre la réalité ; celle qu’il a appelé « l’enfer ». Car, croyant être au bout de ses peines, il apprend, dans une lettre que sa bien-aimée, restée au pays, a eu un fils. Mais qui donc en est le père ? « That’s the question ! » comme disent les anglais. La réponse à cette question se trouve évidemment dans « Le faux miroir ». Cette réponse donnera également une autre tournure à la vie du migrant. L’amour pourra-t-il être son salut ? Réponse à découvrir également dans « Le faux miroir », ce livre du douanier, Calliste Bambara. « Faux miroir » est disponible à la librairie DIACFA et dans tous les autres points de ventes au prix de 3 000 F CFA.

Zanga Camara

 


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1 comment

Ibrahim KONGZABRE Juil 3, 2017 at 22 h 08 min

Cool mon frère et courage pour la suite. Une chose n’oublie surtout pas le roman suivant intitulé SATAN 666 ça va beaucoup nous plaire. Take! BOKEN!

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