20 January 2020

SOKO FESTIVAL JOUR 3 : Le parrain loue l’initiative et félicite les organisateurs

Partager
  • 134
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    134
    Partages

Le 3ème jour de SOKO  Festival a tenu toutes ses promesses à l’Institut français (IF) de Ouagadougou que dans le quartier Tampuy de l’Arrondissement 3 de Ouagadougou où est installé le SOKO Village. Des programmations si riches qui n’ont laissé les festivaliers indifférents. L’une des grandes surprises de ce jour était sans doute la présence du parrain de cette 5ème édition qui avait promis « de prendre le festival en cours ». En effet, Etienne Minoungou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était du côté de l’Institut français de Ouagadougou où il a assisté à de belles prestations d’artistes programmés ce jour-là.

Les Ventistes du Faso, One Gang de Bobo Dioulasso, Amzy et Malika La Slamazone, ce sont là les artistes qui ont pris en otage, ce samedi 11 janvier, les podiums du jardin et du Grand Méliès de l’Institut français de Ouagadougou, lors du 3ème jour du SOKO Festival. Comme les autres jours, c’est un public, très excité que nous avons encore trouvé ce jour à l’IF. Débutée d’abord  dans le jardin avec les Ventistes du Faso et le duo de One Gang venu de Bobo Dioulasso, la température de la soirée a grimpé musicalement avec l’entrée dans le grand Méliès.

Les Ventistes du Faso ont assuré dans le jardin de l’IF

Là, c’est la révélation de Kundé 2019 et meilleur Espoir au Faso Musique AWARDS de la même année qui a réveillé le public avec ses titres comme « Bienvenu à Ouaga », « Je suis guerrier », « Baraka ». Lui c’est AMZY, un jeune passionné du style musical Hip Hop, qui a pu s’imposer dans le milieu. Très connu de la scène musicale  burkinabè, AMZY a pu conquérir dans ce SOKO FESTIVAL par sa voix imposante plus d’un festivalier. L’autre « gros morceau » de la soirée était  l’auteur du Titre à succès « L’homme qu’il me faut ». Elle a le slam dans ses vaines. elle c’est tout simplement Malika La Slamazone. Rakizatou Malika Ouattara à l’état civil s’est illustrée sur la scène en mélangeant de la musique, slam au comique pour emmener son public à s’évader. D’une voix douce et innocente, elle a atteint son objectif en faisant danser avec elle,  le public sur la scène.

Les prestations du jour 3 du festival se sont déroulées devant l’ambassadeur des Etats Unis au Burkina

De « Les papillons de nuit » à « ça va les étonner » en passant par « L’homme qu’il me faut » et d’autres titres chantés, l’amazone du slam a donné la joie de vivre dans les cœurs des mélomanes. « Le public était chaud, la scène et le sono étaient bien. Je pense que c’est l’essentiel pour un artiste. 5ème édition de SOKO Festival, c’est la 5ème occasion pour permettre aux artistes nationaux de s’exprimer. Et c’est l’un des grands moyens qui nous permet d’oublier nos différends», s’est exprimée l’Amazone du slam à la fin de sa prestation. L’ambassadeur des Etats Unis au Burkina Faso Andrew Robert Young  qui était présent à cette belle soirée a, lui aussi, exprimé ses sentiments. « C’est une belle opportunité qu’offre cette 5ème édition du SOKO Festival. J’ai vu des prestations des amis du Mali, du Bénin, du Ghana et du Burkina qui ont, ensemble, partagé leurs modes de la musique. Ils ont aussi abordé, à travers la musique, les questions de l’actualité qui nous touchent tous. J’ai écouté des chansons qui ont abordé la diversité culturelle de cette région, la solidarité et la lutte contre la stigmatisation. On sent que la patrie va vaincre, avec le soutien de toute la famille,  les défis énormes auxquels elle fait face. Je suis donc très ravi de pouvoir bénéficier des talents artistiques de la sous-région et de me sentir chez moi à travers le SOKO FESTIVAL ».

Le parrain a loué l’initiative des organisateurs et a salué leur courage et leur détermination à tenir le festival qui va permettre aux jeunes talents de s’exprimer

Quant au parrain de cette 5ème édition, Etienne Minoungou, il n’a pas caché sa satisfaction pour l’organisation du SOKO FESTIVAL qu’il pense être un tremplin pour de jeunes talents. «Ce que j’aime bien dans ce Festival, c’est le fait que Ibrahim Keïta et ses amis aient pu mettre en place un espace de révélation de jeunes talents. Ceux qui vont porter la musique de demain et qui sont déjà en germination et en pleine accession. Je crois que c’est une des particularités de ce Festival », s’est exprimé le parrain. Mais  avant, il avait fait savoir que le Burkina traverse un moment de fortes turbulences. Et ce n’est pas facile, selon lui, pour ces filles et fils qui ne savent pas comment gérer ces perturbations  pour croire en l’avenir.  Heureusement pour lui, « c’est dans le contexte comme celui-là que  la culture, les arts et surtout la musique vient nous  rappeler que nous sommes vivants et que nous avons de l’espérance et que nous sommes, de toutes les manières, imprenables parce que notre espoir et notre espérance sont beaucoup plus forts que la tragédie qui nous frappe par le travail des obscurantistes, ceux qui veulent nous empêcher de vivre dans la liberté et dans la dignité ».

Ce fut donc en apothéose que cette soirée s’est terminée. Les rideaux de cette 5ème édition tomberont ce dimanche 12 janvier, sur le site du SOKO Village situé à Tampouy sur le terrain en face du lycée municipal, avec une programmation d’artistes de renoms.

Abatidan Casimir Nassara


Partager
  • 134
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    134
    Partages
No Comments

Leave A Comment

Afriyelba

GRATUIT
VOIR