Les lampions de la première édition du festival Faso Gôndal se sont éteints le samedi 6 juin 2026 à Dédougou. Durant trois jours, la Place des Martyrs a vibré au rythme de spectacles grandioses, devant des milliers de festivaliers venus célébrer la culture burkinabè, mais aussi la résilience du peuple face aux défis du moment. Premier événement culturel de cette envergure dans la cité du Bankui, Faso Gôndal a tenu toutes ses promesses et largement atteint les objectifs qui lui étaient assignés.

Cette première édition s’est tenue dans un contexte marqué par le retour progressif de la stabilité dans la région du Bankui-Sourou, longtemps éprouvée par la crise sécuritaire. À travers cette initiative, les organisateurs entendaient démontrer que Dédougou est aujourd’hui une ville paisible, tout en créant un cadre de rassemblement autour des valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Pour relever ce défi, Faso Gôndal a bénéficié de l’engagement sans faille des premières autorités de la région. Autorités coutumières, administratives, militaires et religieuses ont pris part aux différentes activités, témoignant ainsi de leur adhésion à cette vision. La population, quant à elle, a répondu massivement à l’appel, participant avec enthousiasme à l’ensemble des activités proposées.
Le festival a offert un programme riche et diversifié. Une conférence publique placée sous le thème « Cohésion sociale et vivre-ensemble » a permis d’engager la réflexion sur les défis du moment. Un cross populaire a réuni les différentes composantes de la société dans un même élan de fraternité, tandis qu’un match de football opposant officiels et militaires a renforcé l’esprit de camaraderie et de proximité entre les acteurs de la vie publique.

Les festivaliers ont également pu profiter de trois soirées de spectacles exceptionnels marquées par la présence de nombreuses vedettes de la scène musicale. Tanya, Imilo Lechanceux, Privat, DJ Domi, Faity Baby, Barack La Voix d’Or, Malika la Slameuse ainsi que plusieurs talents locaux ont produit du beau spectacle pour le bonheur du public. L’apothéose a été assurée par l’artiste malien Malakey, qui n’a pas caché son admiration pour l’organisation et l’accueil du public.
« C’est une belle initiative. Avec mon équipe, nous avons essayé pendant quatre ans de venir ici, mais ce n’était pas possible. Voir une telle mobilisation pour une première édition, il faut vraiment féliciter les initiateurs. Tout était au point. La sonorisation me donnait la chair de poule sur scène. Voir cette jeunesse éblouie, oublier ses soucis et tout ce qui se passe de négatif, je suis vraiment heureux d’y avoir participé. C’est notre façon de contribuer à l’AES. Merci de m’avoir invité », a-t-il confié.

Au-delà des spectacles, Faso Gôndal est venu combler un vide dans l’environnement socioculturel du Bankui-Sourou. L’événement a permis aux populations de communier avec leurs artistes et de vivre pleinement leur culture dans un climat de convivialité. L’engouement observé autour des différentes activités témoigne du besoin réel de tels espaces de rencontre, de partage et de célébration de l’identité nationale.
Cette première édition aura surtout démontré que la culture demeure un puissant levier de cohésion sociale et de développement. Comme l’a souligné le patron de l’événement , le camarade ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, les sillons sont désormais tracés. Il appartient désormais aux différents acteurs de travailler à la pérennisation de Faso Gôndal, qui s’impose déjà après seulement une édition, comme le plus grand rendez-vous culturel de la région du Bankui-Sourou.
Par Wend Kouni

