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Financement des séries africaines: On a en discuté à Ouagadougou


Au Burkina Faso et en Afrique de façon générale, la série qui est un ensemble d’épisodes ou comme vous voulez de feuilletons est encore nouveau. Ce n’est que dans les années 2000 avec vis-à-vis que la série est apparue au pays des hommes intègres. Nouvelle donc, il faut lui trouver un modèle de fonctionnement surtout de financement pour permettre aux producteurs et réalisateurs de pouvoir satisfaire les cinéphiles. C’est pour répondre à cet objectif qu’une table ronde a été organisée à Ouagadougou précisément à l’Institut français dans le cadre de la première édition du festival Série-séries autour du thème  » financement des séries africaines ».

Autour de  la table ronde dressée à la salle de projection de l’Institut français de Ouagadougou, on avait entre autres, les producteurs et réalisateurs burkinabè  Adama Rouamba et Omar Dagnon, le directeur général de Génération film Ousmane Boundaoné, le directeur général de A+ Damiano Malchiodi, le distributeur de séries Modot Alain de Diffa. En face on avait des réalisateurs, des producteurs et des acteurs de cinéma. Comment trouver des financements pour réaliser 1 2 3 …. 50 épisodes voire 2 3 ou 4 saisons sans interruption? quels sont les différents fonds de financement de séries existants? Que faire pour emmener les politiques à investir plus dans le cinéma et dans  la culture en général. Voici les problématiques qui étaient soumises à débat.

Les discussions ont été ouvertes par Ousmane Boundaoné qui explique aux festivaliers que le modèle de financement des séries trouvé au Burkina et dans la sous-région ouest-africaine est la création du fonds Jeunes création francophone. Ce fonds qui a été constitué par plusieurs partenaires et contributeurs avec en chef de file le Centre national de la cinématographie de l’image animée en France est doté de 500 000 euros. Avec cette somme, le fonds intervient à 3 niveaux selon le directeur général de Génération film. « Le fonds accompagne les porteurs de projets à travers un mécanisme d’aide au développement. C’est un mécanisme qui leur permet de bénéficier d’accompagnement en résidence d’écriture ou de bourses de formation. Le 2e volet est l’aide à la production. Dans ce cas les porteurs de projets bénéficient de financement pouvant aller jusqu’à 80 000 euros. Le dernier volet concerne l’aide à la post production où les porteurs de projets peuvent bénéficier  de l’appui de  spécialistes ou de studios de post production basés au Canada ou en France ».

les débats ont permis aux festivaliers de se faire une idée des différents modèles de financement qui existent en matière de séries

En plus du fonds Jeunes création francophone, Ousmane Boundaoné a fait cas de Ouaga Film Lab qui est une plateforme de développement de co-production. « Ouaga Film Lab intervient dans le renforcement des capacités du binôme réalisateur- producteur. Il permet à ces binômes de bénéficier de formations, de coaching et aussi leur permet de pitcher leurs projets devant des investisseurs, des producteurs, des coproducteurs et des responsables d’organismes de financement » a expliqué Ousmane Boundaoné qui ajoute que Ouaga Films Lab a permis au Burkinabè Moustapha Sawadogode Faso producteur de bénéficier d’une année de formation au sein du plus grand réseau de producteurs européens.  A l’issue de son intervention les autres invités ont, tour à tour, pris la parole qui, pour donner des pistes de recherche de  financements, qui pour inviter les producteurs et réalisateurs africains à la solidarité, à l’union et à l’entente.

YS


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