À l’occasion de son anniversaire, célébré chaque 20 septembre, Imilo Lechanceux a choisi une nouvelle fois de mettre sa notoriété et ses ressources au service de sa communauté. Pour cette édition, l’artiste a délocalisé ses actions de solidarité à Bobo-Dioulasso, où il a offert des kits de naissance à des nouveau-nés et du matériel scolaire à l’association Soleil d’Afrique.

Depuis plusieurs années, le « Fils du Pays » s’est engagé dans des actions sociales, notamment à travers la traditionnelle « Journée Caritative » organisée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), mais aussi à l’occasion de son anniversaire. Une partie de ses revenus issus de ses prestations est régulièrement consacrée à ces initiatives en faveur des personnes démunies, des veuves et des orphelins.
Cette année, Imilo Lechanceux s’est rendu au Centre médical urbain (CMU) de Lafiabougou, à Bobo-Dioulasso, pour apporter son soutien aux mamans et aux enfants nés le même jour que lui. Près d’une cinquantaine de kits de naissance ont été distribués. Berceaux, savons, serviettes, vêtements pour enfants et divers accessoires figuraient parmi les dons remis aux bénéficiaires. Une amie de l’artiste, Anna Wallet, a également contribué à l’initiative en faisant parvenir des dons destinés aux nouveau-nés.
Le geste a été particulièrement apprécié par le personnel du centre. Le médecin généraliste Zida Sayouba, responsable du CMU de Lafiabougou, s’est réjoui de la présence de l’artiste et de son équipe. Il a salué une initiative qui constitue un soutien concret pour les nouvelles mamans.

Pour Imilo Lechanceux, la solidarité n’est pas une démarche récente. Elle trouve ses racines dans son éducation familiale. L’artiste explique avoir été marqué par les habitudes de partage de sa mère, qui n’hésitait pas à servir toute la cour lorsqu’elle préparait un repas. C’est dans cet esprit qu’il a décidé, dès les premières années de sa carrière, de réserver une partie de ses revenus aux actions sociales. « Que ce soit 5 000 ou 10 000 francs CFA, on enlève un petit pourcentage. On n’attend pas d’avoir beaucoup pour donner. Même si tu as un petit salaire, tu peux mettre 1 000 francs de côté chaque mois pour payer du savon à quelqu’un qui n’en a pas », explique-t-il.
Pendant plus d’une décennie, ces actions ont principalement été menées à Ouagadougou. Cette année, l’artiste a souhaité aller à la rencontre de bénéficiaires dans une autre partie du pays.
« Ça fait plus de dix ans qu’on fait ça à Ouagadougou. Cette année, on a choisi la ville de Sia, Bobo-Dioulasso, parce qu’on a des enfants et des fans partout. L’année prochaine, on ira peut-être à Dédougou ou Fada N’Gourma pour que tout le Burkina puisse en profiter », confie-t-il.

L’artiste a également apporté son soutien à l’association « Soleil d’Afrique », qui œuvre auprès de personnes en difficulté. Des fournitures scolaires et différents gadgets ont été remis à la structure afin de contribuer à ses actions en faveur des bénéficiaires. Pour Imilo Lechanceux, ces gestes dépassent le simple cadre du don. Ils constituent une manière de contribuer, à son niveau, à l’avenir du pays.
« Les enfants d’aujourd’hui sont les présidents, les footballeurs et les grands hommes de demain. Donner le sourire aux gens me protège aussi dans ma carrière », estime-t-il.
Ces actions bénéficient également de l’accompagnement de plusieurs partenaires, parmi lesquels Sodibo et XL Energy. Des amis de l’artiste apportent aussi leur contribution, parfois dans l’anonymat. Des journalistes venus du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire ont également accompagné l’initiative. Imilo Lechanceux a par ailleurs exprimé sa reconnaissance aux autorités ainsi qu’aux forces de sécurité pour leur accompagnement durant son séjour à Bobo-Dioulasso.

Du côté des bénéficiaires, l’émotion était également au rendez-vous. Maman Fati, l’une des mères ayant reçu un kit de naissance, a adressé ses remerciements et ses bénédictions à l’artiste et à ses partenaires. Elle a souhaité à Imilo Lechanceux longue vie, réussite et davantage de moyens pour poursuivre ses actions.
Par Wend Kouni

