27 July 2021

Insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel : un atelier régional pour capitaliser le P1-P2RS

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Il se tient du 25 au 27 mai 2021 dans la capitale burkinabè un atelier régional de capitalisation du Projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P1-P2RS). C’est l’Hôtel Splendide qui sert de cadre pour ces trois jours de réflexion.

De la gauche à la droite, on reconnaît Dr Paul Ouédraogo, secrétaire exécutif adjoint du CILSS, le représentant du ministre Salifou Ouédraogo et le représentant de la BAD, Pascal Yembiliné.

Ils sont une quarantaine de participants issus des coordinations Nationales du P1-P2RS, des nouveaux pays de la phase 2 du projet, de la BAD et  des pays du Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)  à prendre part à cet atelier technique régional à Ouagadougou. Pendant trois jours, du 25 au 27 mai, les participants vont évaluer le chemin parcouru et les résultats engrangés dans la première phase du projet (P1-P2RS). A en croire au ministre de l’agriculture  Burkinabè,  Salifou Ouédraogo, qui s’est fait représenter à l’ouverture de l’atelier par son conseiller technique, ce programme a été conçu dans un contexte où le nombre de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle est en croissance exponentielle dans la sous-région. Son objectif global est de « réduire structurellement et de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle en accompagnant la mise en œuvre des politiques et programmes sahéliens et Ouest-africains de développement agricole et de sécurité alimentaire ».

Les participants sont venus des pays membres du CILSS.

Le Programme s’étend  sur une durée de 20 ans, divisée en quatre phases de 5 ans.  La première phase a été lancée en 2015 et a couvert les sept pays de la bande sahélienne  sur les 13 Etats membres du CILSS.  Cette phase a été  financée à hauteur de 153 milliards de FCFA dont 85% par la Banque Africaine de Développement (BAD) sous forme de prêts et de dons. De l’avis du ministre Burkinabè de l’agriculture, il y’a de quoi être satisfait pour ces cinq premières années du Programme. « Je me réjouis des nombreux acquis du Projet tant les résultats quantitatifs et qualitatifs sont probants malgré les difficultés rencontrées », a manifesté Salifou Ouédraogo.  Pour lui, le projet a pu mettre en place un dispositif innovant de systèmes d’information sur les marchés de deuxième génération (SIM2G) qui permet non seulement d’améliorer l’intégration des marchés régionaux mais aussi la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région et ses principaux outils de gouvernance.  Cependant,  il a aussi reconnu que l’arbre ne doit pas cacher la forêt car « malgré les multiples efforts déployés, le nombre de personnes en insécurité alimentaire et nutritionnelle demeure toujours préoccupant ». Pour le représentant de la BAD, Pascal Yembiliné , son institution accompagne le Programme parce que la lutte contre la malnutrition est très importante et s’inscrit en droite ligne avec les objectifs de l’institution. « L’une des grandes priorités de la BAD c’est nourrir l’Afrique par un développement agricole maîtrisé », a dit monsieur Yembiliné.

Le représentant de la BAD, extrême droite, Pascal Yembiliné a aussi apprécié les résultats de la phase 1 du Programme.

La BAD, dit-il, joue plusieurs rôles au niveau du Programme à savoir le rôle de conseil, le rôle d’assistance technique et celui financier. La BAD accompagne donc toujours la phase 2 du Programme, foi de son représentant. Le secrétaire exécutif adjoint du CILSS, Paul Ouédraogo, après avoir rappelé les co-exécutants du projet, a fait noter que L’Afrique de L’Ouest « est riche de sa population composée essentiellement de jeunes et de femmes ». Pour lui donc , c’est dans ce capital humain qu’il faut d’abord investir pour en faire un levier et un catalyseur dans le but  de lutter efficacement contre la faim et la pauvreté. Les trois jours de cet atelier vont permettre donc aux participants de faire  le bilan de l’exécution technique et financière de la phase 1 du Programme, de récolter des recommandations et d’élaborer le plan d’exécution de la deuxième phase.

Par Abatidan Casimir Nassara


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