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Max Solo écrit l’histoire avec son spectacle “Ma guitare, ma voix” ce dimanche 16 novembre.

Le guitariste burkinabè Max Solo a offert un beau spectacle ce dimanche 16 novembre au Centre national du spectacle et des arts (CENASA). Intitulé “Ma guitare, ma voix”, ce concert marque une étape importante dans la volonté de l’artiste de mettre en lumière les instrumentistes, trop souvent relégués à l’arrière-plan malgré leur rôle essentiel dans la création musicale.

Max sur scène !

Dès l’arrivée au CENASA, le public est accueilli par une décoration originale en forme de labyrinthe. Les murs sont ornés d’images d’illustres artistes disparus tels que Nick Domby ou encore Issouf Diabaté, un hommage sobre et élégant à ceux qui ont tracé la voie. La salle, quant à elle, présente une scène soigneusement préparée pour du live pur, appuyée par des écrans géants en fond.

La soirée débute avec le guitariste Eugène Solo, qui ouvre les hostilités. Il est suivi par le chantre Atti Wendlassida, qui embarque le public dans un magnifique voyage reggae, servi par une voix juste et un live de qualité.

Atti Wendlassida a donné un beau spectacle live en lever de rideau.

Le maître de cérémonie, Freddy Lino, invite ensuite plusieurs collaborateurs et artistes à témoigner du parcours et du professionnalisme de Max Solo.Parmi eux, Floby, qui a salué l’apport indispensable des musiciens dans la création artistique . « Les musiciens sont les potos qui soutiennent l’immeuble. On voit la peinture, on voit les vitres, mais sans les potos, rien ne tient. Quand j’arrive en studio, j’ai besoin de quelqu’un pour donner l’émotion que je recherche, et Max sait le faire. J’aimerais que d’autres musiciens suivent son exemple et organisent leurs propres concerts. » La chantre Ella Nikièma a également pris la parole, exprimant sa gratitude pour le rôle déterminant que Max joue dans sa carrière musicale.

«Les musiciens sont les potos qui soutiennent nos compositions musicales», Floby.

Le spectacle tant attendu commence ensuite : six musiciens et deux choristes entrent en scène, rapidement rejoints par sept danseurs. Ensemble, ils livrent une entrée spectaculaire sur des rythmes wiré, gourmatché, binon et warba. Le public est assez chaud pour recevoir le virtuose de la guitare !

Puis, le silence tombe. L’obscurité enveloppe le CENASA. La lumière revient au même moment que les premières notes de guitare de Max Solo, vêtu comme son équipe de tenues militaires. Il entame des mélodies empreintes de mélancolie, comme pour traduire son désir profond de faire briller la figure de l’instrumentiste, objectif central de ce concert inédit.

Virtuose incontesté, Max enchaîne pendant près d’une heure compositions personnelles, interprétations de titres cultes et chorégraphies. Son doigté précis et expressif confirme, une fois de plus, pourquoi il est l’un des guitaristes les plus sollicités du pays. Il a également montré lors de ce concert qu’il est un excellent chanteur avec une voix puissante et de belles compositions.

Max Solo a ébloui le public par son talent.

Parmi les moments les plus marquants, l’arrivée de Floby sur scène pour un temps d’échange chaleureux avec l’artiste. Les deux hommes ont remonté le fil de leurs premières rencontres, il y a une dizaine d’années, et de l’alchimie artistique qui les unit depuis. La venue des parents de Max Solo sur scène a également été un moment de forte émotion, ces derniers renouvelant leurs bénédictions et remerciant tous ceux qui soutiennent leur fils.

Le spectacle a également été l’occasion de rendre hommage aux devanciers à travers la reprise de titres de Nick Domby, Georges Ouédraogo, ou encore Wango Roger. Présent dans la salle, le dernier cité est monté sur scène aux côtés de Max pour interpréter son titre Leila. Le titre Djon Maya de Victor Démé a aussi été proposée, en mémoire du guitariste Issouf Diabaté, qui avait joué sur le titre.

Les parents de l’artiste lui ont renouvelé leurs bénédictions sur scène.

Musique, chant, danse, émotions : le concert “Ma guitare, ma voix” a tenu toutes ses promesses. Avant de clôturer la soirée, Max Solo a symboliquement « passé la main » à son pianiste, Hamidou le Doux, encourageant ainsi la relève et espérant voir davantage d’instrumentistes monter leurs propres concerts.

Par Wend Kouni 

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