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23 October 2019

Musique: A la rencontre de ISH

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Le mardi 24 septembre dernier, nous avons rencontré l’artiste Ismael Sankara alias ISH au studio de Shamar Empire à Ouagadougou. Il a bien voulu nous accorder quelques minutes de son temps pour nous permettre de mieux le connaître.

Afriyelba : En lisant votre biographie, on voit que vous voulez emboîter le pas de grands artistes burkinabé. Pourquoi cette envie de faire comme eux ?

ISH: Avant tout, j’ai l’amour de cet art qu’est la musique. En représentant le Burkina, je veux porter le drapeau à l’international.

Pouvez –vous nous parler de vos débuts dans la musique ?

J’ai commencé en 2006 aux Etats-Unis, par  des cours  de piano et de musique. Dans la même année, j’ai eu mon premier contrat avec un grand label américain. Dès lors, j’écrivais des morceaux pour des artistes américains. Mais avec le temps, j’ai décidé d’écrire pour moi-même et ça marchait. Par la suite j’ai découvert l’Afrique et c’est là où il y a eu un changement dans ma vie musicale. Désormais, je ne chante plus comme un américain. J’avais connu une autre culture et j’ai fait un métissage et le rendu était plus beau et spécial artistiquement parlant.

Si l’on vous demande quel est votre style musical que répondrez vous?

En un groupe de mots je dirai que je fais de la  «World music ». C’est-à-dire le rap, l’afro-beat, le tradi-moderne, tant que ça ambiance et qu’il y a de la positivité, je chante.

Faites-vous souvent passé des messages à travers votre musique ?

Au début, on faisait passer des messages, mais on a vu que ça n’intéresse pas trop les mélomanes. Donc on a décidé de faire le show et à travers ça, on profite souvent faire passer quelques messages mais, ce n’est pas l’objectif principal.

Pouvez-vous nous parler de votre nouveau single ?

Oui y a un single qui vient de sortir ! C’est un featuring avec David le Combattant et Frère Malkhom qui formait le groupe Faso Combat. Le lien de téléchargement est sur Shamar Empire.com. On travaille sur le clip qui va sortir bientôt. Ce single c’est pour représenter le 226. Le single s’appelle « Game », il n’y a pas de message particulier. C’est dansant, c’est pour mettre l’ambiance, bref c’est pour « enjoy ».

Quel impact a votre côté américain sur votre carrière ?

Ça me permet de voir les différentes réalités en fonction du pays ou même du continent. Ça me donne plus de vision par rapport à ce que je veux réaliser pour mon pays et pour l’Afrique. Ma musique à un style américain et ça émerveille, c’est grâce à la culture américaine que tout cela est possible. Certaines personnes  ont du mal à croire même que je suis burkinabé.

Parlez-nous du documentaire qui a été tourné sur vous !

Grâce au documentaire intitulé « rythm of my life », j’ai eu beaucoup de prix et j’ai beaucoup voyagé à travers les pays européens et les Etats-Unis.

Qu’est- ce qui vous a rapproché du Gabon ?

Je travaillais en collaboration avec Boss Playa sur l’Afrique, et on a découvert un potentiel artistique au Gabon. Les gabonais faisaient plus dans la musique urbaine (hip hop, rap,…) contrairement aux autres pays africains. C’est ce qui m’a attiré vers cette contrée.

L’année 2013 a marqué positivement votre carrière, expliquez-nous l’impact sur votre carrière.

Cette année-là a été riche en sortie discographique dont un mixtape de 30 titres baptisé « we make music vol 1.0 ». J’ai eu pleins de concerts et des tournées aussi.

Y a-t-il des projets en cours pour l’évolution de ta carrière ?

Oui il y a même de grands projets dont je ne peux pas vous faire part car c’est confidentiel. Mais actuellement il y a une grande connexion qui se crée entre le Shamar Empire ici au Burkina et de grands labels américains. Attendez-vous donc à du lourd dans les jours à venir.

Maintenant que tu es au Burkina, quelles sont tes ambitions ?

Je suis là pour représenter le pays musicalement et montrer ce qu’on vaut. Tout comme les artistes ivoiriens le font pour la Côte d’Ivoire, tout comme wizkid représente le Nigéria. J’ai remarqué dans mes nombreux voyage que lorsque je me présentais en tant que burkinabé, il  y avais moins de respect musicalement parlant que lorsque je me montrais en tant qu’américain.

Un message à l’endroit des jeunes qui veulent faire la musique ?

Il faut tout d’abord aimer la musique, le faire à fond et  toujours innover.

Un dernier mot pour clore l’entretien.

J’invite les mélomanes à nous soutenir. Et le single « Game » est disponible gratuitement sur Shamar Empire.com et sur Youtube. Allez écouter, aimez et partagez partout pour nous soutenir et soutenir la musique burkinabé en générale.

Propos recueillis par Eunice NIKIEMA


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