3 August 2020

Sortie de Smarty sur l’album surprise : « On veut rééditer certains titres de Yeleen», selon Mawndoé

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Dans l’une de ses dernières sorties, l’artiste Smarty, ancien membre du groupe Yeleen, a annoncé que le groupe réservait une surprise aux mélomanes. Une nouvelle qui a suscité beaucoup de réactions mais aussi, il faut le dire, a fait des heureux surtout parmi les fans de l’ancien groupe. Pour en savoir davantage, nous avons donc tendu notre micro à Mawndoé, l’autre membre du duo qui, depuis quelques années s’est séparé. Ce dernier nous livre dans cet entretien, sa version mais aussi, parle de sa carrière solo. Lisez !

Afriyelba: Comment se porte Mawndoé et quelles sont ses récentes actualités ?

Manwdoé: Je vais très bien, et je dirai que je n’ai jamais été aussi productif de ma vie. Je suis très créatif en ce moment avec beaucoup de projets en main donc je suis très reconnaissant. Mon actualité actuellement c’est le projet «Au nom de l’art » qui a commencé basiquement au Burkina après une rencontre avec Ky Sidiki le sculpteur. Cela m’a permis de faire un retour sur la sculpture et de retrouver les ateliers de formation avec les enfants. C’est un projet qui est parti comme un arbre et qui a donné plusieurs branches dont la production d’un album qui s’intitulera «Au nom de l’art». La première partie a été enregistrée au Burkina avec des enfants du pays. La deuxième partie a été enregistrée en Europe et la dernière partie a été faite au Tchad avec des enfants et des musiciens Tchadiens. C’est un album qui me réjouit beaucoup et j’espère pouvoir le mettre sur le marché avec ma maison de disc basée au Burkina et qui s’appelle Takoun. C’est aussi parallèlement une résidence de création « Au nom de l’art, de la terre et de l’essentiel » qui est une branche du projet consistant à réunir des enfants de 7 à 15 ans autour des métiers de l’art. Les enfants du Tchad devaient y prendre part mais la Covid 19 a empêché son aboutissement. Ils ont néanmoins bénéficié de trois mois de formation riche en émotions. On attend donc la réouverture de l’Institut français pour reprendre les activités l’année prochaine. Il y a une autre branche intitulée «Au nom de la terre, de la femme et de l’essentiel » qui est un projet de résidence de création autour de la poterie. Une cinquantaine de femmes dans un petit village du Tchad travailleront sous la direction artistique de Ky Sidiki et d’autres amis sculpteurs qui viendront de la France. On fera une résidence et on organisera par la suite une biennale pour présenter le travail des femmes. Ça sera à la fois un travail artistique et une source de revenus. Un autre volet de «Au nom de l’art» est l’association qui intervient dans le bien-être social. Ça nous a permis de faire des chansons de sensibilisation sur le Coronavirus et à venir en aide aux plus démunis. La dernière partie du projet concerne un groupe de musique formé autour de la calebasse, d’un instrument de musique peulh, de la voix et du piano pour une résidence de création de six mois.

Si vous devez faire un bilan de votre carrière solo, que diriez-vous ?

Je ne peux pas faire un bilan de ma carrière solo en ce moment. J’ai eu la chance de rencontrer pas mal de personnes sur mon chemin. J’ai beaucoup appris artistiquement et humainement.

Sur quelles scènes, vous vous produisez le plus ces dernières années?

Ma dernière scène a été une tournée solo que j’ai faite en France sur quelques petites dates. Puis une autre au Burkina en janvier.

Pouvez-vous nous parler de l’état de vos relations avec Smarty?

J’ai de bonnes relations humaines avec Smarty. On s’appelle de temps en temps pour avoir des nouvelles de l’un et de l’autre.

Ce dernier a récemment confié que vous travaillez sur un projet commun. De quoi s’agit-il ?

Je ne suis pas bien placé pour commenter les dires de Smarty. Mais je n’ai jamais refusé de travailler avec lui. On a juste des projets assez personnels et chacun suis sa perspective. Donc si l’occasion se présente, et qu’il faut faire plaisir aux mélomanes, je le ferai avec plaisir.

Cette collaboration sera-t-elle sur le format Yeleen tel que nous l’avons connu ou c’est juste temporel ?

Je ne dirai pas un retour de Yeleen. Mais c’était un très bon projet, et pour moi, il y a que Yeleen se résume à des œuvres qui sont là. Le jour où j’ai l’occasion de monter sur scène avec Smarty pour les présenter je le ferai. Mais on n’a pas en perspective un retour de Yeleen. Par contre, on peut faire des projets ensemble et cela ne me dérange pas. Il faut aussi reconnaître que Yeleen c’était un projet. C’est dire qu’après, c’est beaucoup de choses donc, je ne peux pas me prononcer sur un retour de Yeleen. Mais des collaborations avec Smarty, cela ne me dérangerais pas que ce soit sur le plan scénique ou sur un son… Néanmoins on continue de collaborer sur le plan artistique. On veut rééditer certains titres de Yeleen pour les mettre en ligne afin que les mélomanes puissent y avoir accès.

Quelles appréciations faites-vous de la nouvelle génération hip hop au Burkina Faso?

La nouvelle génération du hip hop burkinabé est « waouh ». On a Huguo Boss, Kayawoto, Toksa, Will B Black, qui sont très ambitieux. Ils sont aussi tombés sur une période où on peut parler de la carrière d’artiste en tant que projet. Ces jeunes sont assez outillés et utilisent bien les réseaux sociaux pour pouvoir toucher le public. Pour les filles, il y a Tanya et Fleur que j’aime beaucoup. Ces jeunes-là font plaisir et c’est que du bonheur pour le monde de la musique.

Qu’est-ce que Mawndoé réserve aux mélomanes pour les mois à venir ?

Je finalise l’album « Au nom de l’art», et je pense déjà à comment faire sa promotion. Puis il y a le projet « Au nom de l’art, de la terre et de l’essentiel» avec les enfants qui va démarrer d’ici le 19 octobre. « Au nom de l’art, de la terre, de la femme et de l’essentiel » avec les femmes va démarrer juste après le premier. Il y aura deux mois de résidence de création autour de la poterie et une biennale sera organisée en décembre pour présenter le travail. J’espère aussi recevoir d’autres artistes musiciens qui nous permettront de faire des spectacles. La prochaine étape après ce projet, sera la version académique de «Au nom de l’art». On travaillera plus avec la sculpture, la peinture, et pourquoi pas produire une émission télévisée autour de ce projet.

Votre mot de fin.

Ça m’a beaucoup fait plaisir d’échanger avec vous. Je voudrais aussi présenter mes sincères condoléances à l’équipe de AFRIYELBA. J’espère de tout cœur que Dieu vous donnera la force d’aller jusqu’au bout de son rêve. J’espère aussi que son rêve qui est le rayonnement de la culture est aussi votre rêve. Je vous souhaite de tout cœur également beaucoup de courage.

Interview réalisée par Eunice NIKIEMA


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