25 October 2020

VIOLENCES MEURTRIERES DE YIRGOU: Le CISC exige la dissolution du groupe d’auto-défense auteur de la barbarie »

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Plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé le 12 janvier 2019, à Ouagadougou, 1 heure 30 minutes durant, pour réaffirmer leur fraternité et leur appartenance à la même nation. Cette marche meeting organisée par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) est intervenue suite aux violences meurtrières qui ont eu lieu à Yirgou, dans le Centre-Nord du Burkina Faso.

Le 12 janvier 2019, à l’issue de la marche organisée par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), Daouda Diallo, porte-parole du collectif a fait remarquer ceci : « Le massacre de Yirgou n’a pas fait que des victimes. Il a aussi fait des disparus, des blessés et des déplacés. La situation dramatique à Yirgou a entraîné beaucoup de pertes en vies humaines avec au moins 75 morts et plus de 6000 déplacés et les chiffres continuent d’évoluer ». Et, ce n’est pas tout. Sur le plan économique, note Daouda Diallo, beaucoup de biens ont été détruits et le bétail des déplacés toujours pris en otage par leurs bourreaux. Aussi, depuis leurs zones de refuge, plusieurs de ces déplacés continuent de souffrir.

« Ils ont de sérieux problèmes pour se nourrir, se vêtir et se soigner avec une prise en charge psychologique qui laisse à désirer », foi du porte-parole du collectif. Il a donc lancé un appel aux autorités et à l’ensemble des Burkinabè pour que dans un élan de solidarité, l’on travaille à soutenir les victimes des évènements malheureux de Yirgou. Au-delà de cet aspect, pour le collectif, l’objectif du rassemblement du 12 janvier a été de prôner la fraternité qui a toujours caractérisé la société burkinabè. En effet, pour le CISC, les Burkinabè ne doivent pas tomber dans le piège des terroristes. « Le terrorisme n’a pas d’ethnie ni de nationalité. C’est un fléau mondial qui menace tous les équilibres », a martelé Daouda Diallo.  A l’entendre également, l’on doit travailler à éviter de tomber dans la conjecture de la stigmatisation. D’ailleurs, le collectif qui, a-t-il ajouté, est né des cendres du drame de Yirgou, sera désormais un cadre pérenne de veille et de lutte contre la stigmatisation des communautés et travaillera à  promouvoir la paix. Déjà, pour éviter de tomber dans les affres d’un cycle de violence, le CISC en appel à une application de la justice dans toute sa rigueur dans le drame de Yirgou. Le CISC a exigé également que tous les moyens soient donnés à la justice pour faciliter et accoler les enquêtes judiciaires, l’arrestation des commanditaires, des complices et des auteurs de cette barbarie. « Le CISC exige la dissolution du groupe d’auto-défense auteur de la barbarie », a aussi insisté l’avocat du collectif, Ambroise Farama.

Outre cela, le CISC a exigé, entre autres, l’ouverture d’une enquête administrative pour situer les responsabilités relativement à la réaction tardive des forces de défense et de sécurité afin de prévenir d’autres drames et l’ouverture d’un dialogue social sur la problématique de la stigmatisation ethnique et des communautés afin de mettre fin à toutes les formes de discrimination et prévenir les risques d’une guerre civile.

Adama SIGUE


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