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4e édition des 12 PCA: « Ce sera rien que du live » dixit Hervé Honla


 

 

La cérémonie des 12 personnalités culturelles de l’année est prévue pour le 15 janvier 2016 à Ouagadougou précisément dans la salle polyvalente de Ouaga 2000. En prélude à cette date, nous avons rencontré l’initiateur de cet événement. Hervé David Honla, puisque c’est de lui qu’il s’agit,  journaliste et par-delà acteur culturel, est revenu sur les débuts de cette cérémonie de récompense et sur l’organisation pratique de l’édition prochaine. Il espère aussi que cette 4e édition va lui permettre de tourner la page de l’année 2015 qu’il estime sombre  pour lui et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.

AFRIYELBA : Après 3 éditions quel bilan faites-vous de cette cérémonie de récompense des 12 Personnalités culturelles de l’année (12PCA)

Hervé David Honla : C’est un événement qui va de façon grandissante. En terme de bilan, on remarque que la première édition a eu lieu dans une boite de nuit de la place. Ce qui n’est pas très honorable pour un événement de ce genre qui réunit un nombre d’acteurs culturels. On a fait cela pendant deux éditions. Mais à la troisième édition, nous sommes allés dans un hôtel de la place. Mais là aussi la salle était exigüe parce qu’il y avait assez de monde. Ce sont des signes que l’événement prend de l’ampleur. C’est pourquoi nous avons décidé d’aller dans un endroit qui reflète la physionomie de la culture burkinabè. C’est donc la salle polyvalente de Ouaga 2000 qui a été choisie. Donc on peut dire   que l’événement est en train de prendre une envergure nationale et en trois éditions on peut dire que le bilan est satisfaisant.

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La 4e édition aura lieu le 15 janvier prochain. Dans quel état d’esprit vous préparez cet événement, vu les déboires judiciaires que vous avez vécus cette année ?

Je prépare cette 4e édition avec beaucoup de joie. Ce sera vraiment une manière de fermer la page d’une année sombre pour moi à tous les niveaux. Cela va me permettre, pour l’acteur culturel que je suis, d’aborder la nouvelle année avec une nouvelle vision, avec de nouveaux projets. Pour moi c’est donc une quatrième édition qui va fermer la page d’une année morose pour moi, mais qui ouvre aussi une porte à certaines opportunités pour l’année 2016. Ce sera également l’occasion pour tous les acteurs culturels de se présenter les meilleures vœux et de se présenter des excuses et enfin de se projeter vers l’avenir.

Mais quel est l’idéal que vous voulez atteindre à travers ce projet ?

C’est surtout magnifier l’excellence. Les acteurs culturels, tous ceux qui exercent dans le département de la culture, on les classe le plus souvent dans le rang des moins que rien. Les exemples sont légions. Par exemple dans les colonnes des journaux, la culture occupe une place vraiment dérisoire. Donc l’objectif à travers les 12PCA c’est de faire en sorte que la culture soit mise au piédestal de toutes les politiques que nous allons mener au cours de la nouvelle année, que les acteurs culturels qui se sont illustrés au cours de l’année 2014 soient aussi reconnus à juste titre afin que les musiciens, les mannequins, les cinéastes, les comédiens, etc. puissent ensemble participer à l’édification du pays.

Vous êtes un adepte du live. Mais quand on regarde les 12PCA, il n’y a pas une place pour les instrumentistes. Comment vous expliquez cela ?

L’une des particularités de cette année c’est qu’on a mis vraiment l’accent sur les prestations live en invitant « les nuits Djongo » de Bill Aka Kora. Donc on aura de façon exclusive un orchestre que Bill Aka Kora  nous a gracieusement donné. Lui-même sera présent avec ses instrumentistes. Aucun artiste ne viendra prester en playback. Tous ceux qui vont prester aux 12PCA vont d’abord travailler avec Bill Aka Kora avant de monter sur scène. Ce sera vraiment la particularité de cette édition. Et cela permettra aux instrumentistes d’être vus. C’est vrai que parmi les nominés, nous n’avons pas identifié un instrumentiste particulier mais cela va être pris en compte les années à venir encore qu’il existe déjà des événements qui font cela. Mais le fait de faire jouer ces instrumentistes permet de les faire découvrir et de les valoriser.

Quel est le mode de choix des 12 personnalités ?

On jette un regard panoramique sur le paysage culturel pendant toute l’année. Il y a deux étapes. D’abord nous cherchons à nominer des personnalités dans les 12 catégories du projet. C’est après cela que nous passons à la nomination proprement dite. Enfin, il y a un comité dont les membres au nombre de 5 sont appelés « les observateurs ».  Ce sont des journalistes culturels, des managers, des cinéastes qui sont tous culturellement parlant bien formés qui vont se retrouver pour désigner les lauréats des différentes catégories.

Dans le contexte de Transition politique, est-ce que vous arrivez à mobiliser les ressources notamment financières pour la tenue de cet événement ? Vous n’avez pas de difficultés à ce niveau ?

Si on veut s’appesantir sur les difficultés financières, on ne pourra pas avancer. Donc on avance tout en sachant que l’objectif doit être atteint. Et il faut se battre contre vents et marrés pour que ça marche. C’est vrai, les choses vont bon train mais c’est parce que l’âme, l’objectif des 12PCA c’est de recevoir gratuitement et de donner gratuitement. La salle, « les nuits Djongo » nous sont offertes gratuitement. Le cocktail nous sera éventuellement donné de la même manière. Donc on a cette approche de gratuité qui permet d’organiser cet événement de façon gratuite parce que l’entrée n’est pas payante. Il suffit seulement de manifester votre envie d’y participer et on vous envoie une carte d’invitation.  On peut faire beaucoup de choses sans forcément y mettre l’argent en avant. Par exemple la salle polyvalente de Ouaga 2000 c’est un bienfaiteur qui nous l’a offerte. Et c’est comme cela pour les autres activités notamment les prestations d’artistes et même la communication autour de l’événement.

 Propos recueillis par GSY

 


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