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“La traversée du Moogho”: la cause climatique au cœur de ce spectacle de Zabda et Mogho Band

En prélude à son concert du 22 mars prochain, du côté de la salle Koamba Lankoandé du CENASA, l’artiste burkinabè Zabda, était face à la presse. Tenue à l’esplanade du Mémorial Thomas Sankara, ce 15 mars 2024 à Ouagadougou, cette rencontre avec les hommes et femmes de médias a été l’occasion pour l’artiste et son staff de partager les détails sur ce spectacle.

Zabda et son staff face à la presse.

« Création culturelle et éco responsabilité », c’est sous cette thématique que se tiendra le 22 mars prochain le spectacle « La traversée du Moogho » de Zabda et Moogho Band Orchestra. De façon claire, « La traversée du Mogho » se veut un spectacle musical d’une durée de 1 heures 25 minutes dans lequel s’entremêlent comédie musicale, théâtre et chorégraphie de scène, dans un décor scénographique original. Un décor scénographique dans lequel s’insèreront des vidéos de fond (reportages sur des activités en lien avec le climat et l’environnement), le tout dans une ambiance entièrement en live. Pour Dimolo Mahamadi Sankara du comité d’organisation, au-delà d’un simple concert, il s’agit plus d’une aventure artistique et culturelle où la créativité artistique est tirée de la riche diversité culturelle du Moogho. C’est surtout, selon lui, une rencontre entre cette diversité culturelle et les influences sonores afrobeat, jazz et punk.

Dimolo Sankara, membre du comité d’organisation.

Véritable occasion de réflexion, Zabda et son équipe entendent faire de ce spectacle une occasion d’interpellation et de plaidoyer pour la cause de la préservation de l’héritage climatique. «Nous donnons de la voix et interpellons l’ensemble des citoyens et les pouvoirs publics sur la question climatique. C’est ce qui explique le choix de la thématique de ce spectacle», a laissé entendre l’artiste, Ablassé Sibiri Zongo, alias Zabda. A l’en croire, il s’agit de faire de ce concert événement, un cadre d’interpellation et d’éveil des consciences sur le péril climatique et environnemental, en ce sens que les changements climatiques et la hausse sensible du niveau des températures dans le monde est une préoccupation qui impacte nos vies et impactera encore plus durement les générations futures. Cela vise, nous confie l’artiste, à susciter une action collective en terme de préservation de l’environnement. « Concrètement, nous voulons faire de ce concert le point de départ d’une dynamique large de création artistique et culturelle sur la question du climat et la préservation de l’environnement au Burkina Faso », foi de Zabda.

Zabda interpelle tout un chacun sur la nécessité de la protection de l’environnement.

Zabda est un fervent pratiquant des sonorités traditionnelles, alliant ainsi l’utilisation des instruments du terroir dont le kundé et le wamdé(calebasse). Tout cela fait de lui, un digne héritier des traditions orales qu’il transmet et enseigne à l’occasion de ses ateliers artistiques et de ses concerts. Après donc son premier album intitulé « Nissala », il fonde en 2018 avec Davide Zemba à la batterie, Amos Paré à la guitare basse, Kader Compaoré à la guitare électrique et Aristide Ouédraogo au saxophone et au Ruudga (violon traditionnel), le groupe musical Zabda et Moogho Band Orchestra. C’est avec ces formidables musiciens que Zabda tentera d’offrir le vendredi 22 mars prochain, au CENASA, l’un des spectacles les plus aboutis de sa carrière.

Les tickets d’entrée sont toujours disponibles aux tarifs de 2000 et 5000 francs CFA.

Par Wend Kouni

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L’artiste burkinabè ELBIG a officiellement présenté ce vendredi 27 février au Centre national du spectacle et des arts (CENASA), son nouveau maxi de quatre titres intitulé Maam bayiri, qui signifie « Ma patrie » en français. Une œuvre engagée, empreinte de patriotisme et de valeurs citoyennes. À l’état civil Yameogo Wend Kouni Barthélemy, ELBIG est issu des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS), précisément des Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP). Maam bayiri constitue son troisième maxi, après Ma passion (2016) et Mon identité (2020). À travers cette nouvelle production, l’artiste rend un vibrant hommage au courage et au sacrifice des FDS. Il lance également un appel fort à la défense de la souveraineté nationale, tout en plaidant pour l’unité, la résilience et la cohésion sociale. Le maxi aborde aussi des thématiques sociales telles que le mariage, la famille et les valeurs humaines essentielles. « Nous voulons l’unité nationale pour notre pays, nous prônons la consolidation du vivre-ensemble, nous faisons la promotion des valeurs patriotiques, aussi bien pour les FDS que pour les civils », a confié l’artiste. Il dit espérer que chaque Burkinabè s’appropriera l’album et le message qu’il véhicule. Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, Monsieur Dicko, chargé de mission au sein du département, a salué l’initiative. « Nous encourageons l’artiste et le félicitons pour la sortie de son œuvre. Nous l’invitons à poursuivre dans cette dynamique pour le bonheur de notre culture. C’est aussi l’occasion d’exhorter ses confrères FDS à s’approprier cet album, car c’est pour eux qu’il a chanté », a-t-il déclaré. Les quatre titres du maxi sont M’bayir kamba (déjà accompagné d’un clip), Mariage, Environnement et Taal neeré. Selon ELBIG, on peut servir son pays à travers son métier tout en éveillant les consciences par l’art. Il considère sa musique comme une arme pacifique, son message comme un cri d’espoir et sa voix comme celle de tous ceux qui croient en l’unité, en la souveraineté et en la dignité de la nation. La cérémonie de présentation a mobilisé d’éminentes personnalités, notamment les supérieurs hiérarchiques de l’artiste et plusieurs de ses collaborateurs. Elle était placée sous la présidence du procureur du Tribunal de grande instance Ouaga I, Bakouli Blaise Bazié. Les parrains de l’événement étaient Wango Fidèle Yaméogo, directeur général de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive, et M. Sabila Sawadogo, inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire et directeur général de l’administration pénitentiaire. Les invités ont manifesté leur soutien en acquérant aux enchères les premières clés USB contenant le maxi. La cérémonie s’est achevée par une prestation live d’ELBIG, accompagné sur scène par les élèves GSP venus nombreux lui témoigner leur solidarité et leur fierté.

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