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Première édition du FOBICC : deux jours d’échanges pour renforcer les industries culturelles et créatives

Après deux jours d’intenses travaux, la première édition du Forum burkinabè des industries culturelles et créatives (FOBICC) a pris fin ce samedi 15 novembre à Ouagadougou. Organisée par la Plateforme Culturelle du Burkina Faso, qui regroupe quatre grands festivals, cette rencontre a offert un cadre de réflexion autour de la structuration, du financement et du réseautage dans le secteur des ICC.

Pour Bama Hervé, manager d’artistes, ce rendez-vous était un véritable moment d’apprentissage.

Pour Bama Hervé, manager d’artistes, ces 48 heures ont été un véritable moment d’apprentissage.

« Si nous voulons donner notre avis sur les questions liées aux ICC, il nous faut participer à ce genre de rencontres. Il est important d’aller à l’information et au contact des autres. La question de la structuration du milieu culturel est revenue régulièrement dans les échanges. Nous devons nous formaliser, notamment auprès de la Maison de l’entreprise ou de la Chambre de commerce, pour bénéficier d’une reconnaissance formelle avant d’exercer. Nous avons également évoqué le fait que nous ne profitons pas assez des opportunités. J’avais des appréhensions sur les questions de réseau que j’assimilais au copinage, alors que le réseau se construit et s’entretient. Il faut aller ensemble si l’on veut aller loin. Ce forum a été très bénéfique. » Bama a également salué la qualité des intervenants, tout en espérant que les prochaines éditions offriront davantage de temps d’échanges, voire une prolongation du forum sur plusieurs jours.

Ali Diallo, fondateur de Waga festival estime que cette rencontre etait plus que nécessaire.

Ali Diallo, fondateur de Waga Festival, membre de la Plateforme Culturelle Burkina et communicateur du FOBICC, estime que ce forum était plus que nécessaire. « Nous avons plus de 30 ans d’expérience dans la culture, et nous avons décidé de mettre en place ce forum pour aider les jeunes à acquérir des outils et à rencontrer des professionnels. Ils peuvent ainsi poser des questions, obtenir des réponses et se projeter dans leurs carrières. J’ai intervenu sur l’exportation de la musique et partagé mon expérience. On peut avoir un bon produit, mais sans réseau, comment le vendre ? Le réseau local est important, mais l’international l’est encore plus. Nous sommes satisfaits de ces deux jours de travaux. »

Le conseiller technique du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, M. Zorome , a également salué l’initiative et la pertinence des débats. « L’intérêt du forum réside dans le potentiel à tirer de ses conclusions pour le développement des ICC. Les insuffisances relevées seront compilées dans un document de recommandations destiné aux acteurs du secteur, et particulièrement au ministère, qui pourra s’en inspirer pour les réformes à venir. Les recommandations portent sur la nécessité d’améliorer la structuration, de mettre en place des réseaux dynamiques, de décloisonner les acteurs et de diversifier les partenaires, notamment avec la Chambre de commerce ou la Maison de l’entreprise. La question de la réadaptation du Fonds de développement culturel a également été soulevée, afin qu’il serve d’outil politique pour faire avancer les choses. Cette première édition est un succès, et le ministère s’inscrit dans cette dynamique. »

Pour Claude Kira Guingané, le FOBICC est appelé à devenir un rendez-vous majeur chaque année, et une véritable force de proposition.

Le président de la Plateforme Culturelle du Burkina Faso, Claude Kira Guingané, s’est dit très satisfait de cette première édition. « L’idée était de créer un espace de dialogue où les acteurs des ICC puissent réfléchir sur leur métier, soulever leurs difficultés et que ces réflexions soient remontées au ministère, qui est chargé de prendre les décisions et d’organiser la réglementation. Sans tenir compte des préoccupations du secteur privé, on passe à côté de l’essentiel. Pendant deux jours, nous avons abordé des questions de structuration, de financement, de réseautage, et avons reçu des institutions comme les banques, afin qu’elles partagent leur vision et écoutent les attentes des acteurs culturels. »

Les participants sortent enrichis de cette première édition du FOBICC.

À la fin des travaux, les organisateurs se projettent déjà sur l’avenir. La deuxième édition pourrait proposer une plus grande diversité de thématiques et aborder les spécificités de différentes filières culturelles. « Nous allons continuer de construire ce forum pour qu’il devienne un rendez-vous majeur chaque année, et une véritable force de proposition », a ajouté Claude Kira Guingané.

En attendant, les organisateurs espèrent que les résolutions issues de cette première édition seront appliquées pour favoriser un développement harmonieux des industries culturelles et créatives au Burkina Faso.

Par Wend Kouni

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