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Burkina/Littérature : Aboubacar Maman Gombo dédicace la trilogie « Les Enfants de la Terre Rouge »

L’écrivain nigérien Aboubacar Maman Gombo a procédé, le samedi 13 juin 2026 à Ouagadougou, à la dédicace de sa trilogie, intitulée « Les Enfants de la Terre Rouge ». À travers cette œuvre littéraire, l’auteur propose une réflexion approfondie sur l’avenir de l’Afrique et du Sahel, en explorant les défis, les mutations et les perspectives qui pourraient façonner le destin du continent dans les années à venir. L’événement s’est tenu sous le haut parrainage du Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso et a connu la présence du représentant de l’Ambassadrice du Niger au Burkina Faso, M. Abdoul Aziz, ainsi que de nombreuses personnalités du monde littéraire et culturel.

Pour l’auteur, « Les Enfants de la Terre Rouge » est avant tout un récit d’espérance. Il entend offrir une vision prospective du Sahel et de l’Afrique, mettant en exergue les valeurs de résilience, de mémoire et d’innovation qui caractérisent les peuples du continent. « Nous avons souvent entendu, et nous continuons de l’entendre, parler de notre espace, de notre Afrique comme des espaces de crise, de conflit ou de pauvreté. Pourtant, derrière ces récits, existe un autre Sahel et une autre Afrique. Une Afrique de résilience, une Afrique d’intelligence, une Afrique capable d’imaginer son propre futur. C’est de cette Afrique, c’est de ce Sahel de résilience, de mémoire et d’espérance que j’ai voulu raconter à travers le prisme du futur. À travers « Les Enfants de la Terre Rouge, je voudrais projeter l’Afrique et le Sahel dans le futur, non pour fuir le présent mais pour mieux le comprendre. », a laissé entendre l’auteur.

En évoquant la genèse de sa trilogie, Aboubacar Maman Gombo a livré un témoignage particulièrement émouvant. Il confie que l’idée de cette œuvre est née d’une profonde douleur ressentie face aux épreuves traversées par le Burkina Faso. « Un après-midi, j’ai pleuré, c’était en 2019. J’ai connu deux grandes situations qui m’ont beaucoup impacté, beaucoup d’enfants du pays qui sont tombés. J’ai vu une colonne de militaires qui passait. Sans savoir ce qui se passait en moi, jusqu’à présent je n’ai pas la réponse à cela. Je ne sais pas si c’est une révolte, si c’est le Dieu de la compassion, mais en voyant ces militaires en pleine marche, j’ai pleuré. Ce n’était pas des pleurs superficiels, c’était vraiment très profond. Au moment où les gens me regardaient, quelque chose aussi se passait. Pourtant, personne ne me l’a demandé. Je suis revenu à la maison. Toute la nuit, j’ai pleuré. À 4 heures du matin, j’ai pleuré. À la mosquée, j’ai pleuré. », a expliqué l’auteur.

Aboubacar Maman Gombo, auteur de la trilogie

Cette cérémonie de dédicace s’est déroulée sous le parrainage du Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, Hermann Yirigouin TO. Dans son allocution, le parrain de la cérémonie a exprimé sa gratitude envers l’auteur, tout en soulignant la valeur littéraire et intellectuelle de l’œuvre. « J’ai accepté de le parrainer avant de connaître le nombre de pages. Je voudrais donc remercier l’auteur pour la confiance qu’il a placée en ma modeste personne et reconnaître son courage d’avoir écrit cette trilogie. Je voudrais saluer l’engagement intellectuel de l’auteur et la qualité de ses œuvres pour sa contribution à l’enrichissement du patrimoine littéraire. Cet ouvrage nous interpelle également sur des questions stratégiques telles que la maîtrise de nos ressources, la place de la science et de la technologie, la gouvernance, l’innovation et la responsabilité envers les générations futures. Il nous rappelle que les choix que nous faisons aujourd’hui déterminent le visage de l’Afrique de demain.», a indiqué le parrain.

Hermann Yirigouin TOE, parrain de la cérémonie de dédicace

Décrivant les principaux thèmes de sa trilogie, Aboubacar Maman Gombo a mis en avant des questions au cœur des préoccupations actuelles des populations africaines : l’identité, la mémoire collective, les déplacements forcés, la résilience des communautés, la solidarité entre les peuples, les ressources naturelles, la souveraineté et la justice humaine, etc.

Les œuvres sont disponibles au prix de 5 000 FCFA

À travers cette trilogie, Aboubacar Maman Gombo invite les lecteurs à porter un regard nouveau sur l’Afrique et le Sahel, en mettant en lumière les capacités de résilience, d’innovation et de transformation de leurs peuples. Entre mémoire, prospective et engagement citoyen, « Les Enfants de la Terre Rouge » se veut une œuvre de réflexion et d’espérance, appelant chaque génération à prendre part à la construction de l’avenir du continent.

Par Madi Konkobo

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