Depuis l’arrivée du Coronavirus au Burkina Faso, les espaces de loisirs comme les bars, les maquis, les salles de cinéma et les boîtes de nuit ont été fermés. Toute chose qui a un impact sur les activités et la vie des acteurs de ce secteur. Mais depuis quelques temps, une catégorie de ces espaces a repris les activités au détriment des bars climatisés et des boîtes de nuit. C’est pourquoi les tenanciers des ces lieux, membres de L’OSPERL, ont à travers une conférence de presse qu’ils ont donnée, ce 06 juin à Boassa à Ouagadougou, sollicité la réouverture de leurs entreprises.
« Il y a environ 20 jours, le Gouvernement a autorisé la réouverture de certains lieux de loisirs. Par la suite, la levée du couvre feu est à saluer. Cependant, les bars climatisés et les boîtes de nuit restent toujours fermer, paralysant davantage les promoteurs de ces lieux. Nous revendiquons ainsi, la réouverture de tous les espaces sans exception.» dixit Joachim Kientega, l’un des responsables de l’OSPERL. En effet, ils revendiquent d’une part la réouverture des bars climatisés et des boîtes de nuit au même titre que les autres espaces et d’autres parts la mise à disposition par le Gouvernement d’un Fonds d’appui pour la relance de leur secteur. Par ailleurs, ils n’ont pas manqué d’interpeller la SODIBO afin d’avoir un soutien matériel et/ou financier dans le but de faire face aux difficultés.

Selon Joachim Kientega, point besoin de rappeler que la fermeture de leurs espaces à entrainé des milliers de travailleurs au chômage. La situation est devenue critique et ils sont même au bord de la faillite, à l’en croire. Mais pour eux, ajoute t-il, la meilleure manière de se faire entendre, c’est de passer par les moyens licites.

Pour finir, les membres de l’OSPERL ont fait noter avec regret que les mesures prises par le Gouvernement pour alléger les charges des entreprises en difficultés et le paiement des factures pour les couches sociales défavorisées ne les prend pas en compte. Pourtant, expliquent t-il, un maquis utilise au minimum un compteur électrique de 10 ampères. C’est pour cette raison qu’en tant qu’acteurs évoluant dans le même secteur d’activités, ils ont vu la nécessité de se regrouper pour plaider leur cause auprès du Gouvernement.
Eunice NIKIEMA