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Le programme de mentora du festival photosa enseigne comment raconter le Burkina à travers la photographie.


Le mentora est un programme mis en place à l’occasion du festival de photographie Photosa. Elle va durer une année et concerne 7 jeunes passionnés de photographie. Ces deniers ont bénéficié de deux semaines de formation à l’issue desquelles ils ont produits des projets qui ont été présenté à l’occasion de la clôture de la formation ce vendredi 3 mars à l’Institut Goethe à Ouagadougou.

La formation s’est déroulée au sein de l’institut Goethe et a été donné par Adrien Bitibaly.

Initié par le photographe burkinabè Adrien Bitibaly, le festival photosa a pour objectif de changer le regard que le public porte sur la photographie. Le mentora permettra selon Adrien Bitibaly de donner des outils a des jeunes de raconter leur monde et de montrer à la jeunesse que la phographie existe sur plusieurs angles. << La photographie d’auteur ou artistique est à la mode et l’idée pour moi est d’amener les jeunes à travers la photographie à se raconter et à raconter le Burkina Faso sans le dévaloriser et de constituer des archives pour les générations futures>>. La formation s’est déroulée sur deux semaines dont une semaine de théorie et une semaine de pratique. Elle a porté sur la connaissance de l’art photographique, la découverte des grands noms et des grands thèmes de la photographie, la découverte de la photographie artistique et comment élaborer un projet photographique, la matérialiser et la visualiser avant d’aller sur le terrain. Les aspirants ont également appris comment aller à la recherche des financements et enfin savoir comment le projet doit être présenté. Le projet peut en effet être présenté sous forme d’exposition, sous forme de livre d’auteurs. Il peut également être présenté juste sur les réseaux ou sous forme de vidéo.

Soum Evelyne Bonkoungou a développé un projet sur le panier traditionnel de la jeune mariée appelé le péogo.

Franck Compaoré est agriculteur et participe au programme de mentora. Il a présenté un projet dénommé  »Cohésion sociale » qui parle du canari comme objet de cohésion au Burkina et qui est en voie de disparition. Il estime que la formation lui a permis de voir d’autres aspects de la photographie. << Quand on venait on était des profanes. Même si nous ne sommes pas experts aujourd’hui je peux dire que nous avons des outils pour déchiffrer la photographie. Je suis motivé à poursuivre le programme et à vivre de la photographie plus tard>> a-t-il déclaré. Soum Evelyne Bonkoungou elle a traité du péogo, le panier traditionnel qui accompagnait autrefois la jeune mariée dans nos contrées. << Je voyais quand j’étais petite que le péogo accompagnait toujours la jeune mariée et cela faisait sa fierté. Cela est en voie de disparition et il y’a aussi beaucoup de divorce et je me questionne pour savoir si cela est lié>> a-t-elle confié.

Les aspirants ont reçu des attestations lors de la cérémonie.

Adrien Bitibaly est satisfait du résultat des deux semaines de formation et pense avoir une équipe solide qui donnera certainement satisfaction à l’issue du programme de mentora qui va durer une année et débouchera sur une exposition. <<Aujourd’hui ceux qui ont suivi la formation peuvent raconter les maux de notre pays sans le dévaloriser. Et comme j’aime le dire le photographe ne prend pas position, il étale les faits et chacun fait son interprétation>> a-t-il laissé entendre.

Le festival photosa se déroulera du 16 au 19 février dans le quartier Wemtenga à Ouagadougou.

Par Wend Kouni


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