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Littérature : Le prix de l’amour, le poids de l’exil, récit d’un parcours d’épreuves et de résilience

L’auteure Sandrine Souabou a présenté ce samedi 28 février son ouvrage intitulé Le prix de l’amour, le poids de l’exil. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Librairie Mercury, éditrice du livre, en présence de parents, amis, lecteurs et amoureux de littérature.

Sandrine Souabou était entourée du parrain, de la présidente de la dédicace, ainsi que le responsable de la librairie Mercury.

Le prix de l’amour, le poids de l’exil est une œuvre autobiographique qui retrace une période difficile de la vie de l’auteure, marquée par la déception amoureuse, le deuil et le dépaysement lié à un changement d’environnement. Le livre raconte l’histoire d’une jeune femme qui abandonne tout pour suivre l’homme de sa vie dans son pays. Très vite, elle se retrouve confrontée à la désillusion, à l’attitude inattendue de son compagnon et à une culture étrangère à laquelle elle peine à s’adapter. Ce qui semblait être un rêve se transforme alors en épreuve. Mais cet épisode douloureux deviendra finalement le catalyseur d’un nouveau départ pour celle qui pensait avoir franchi la porte du non-retour.

« Chacun d’entre nous a connu l’amour et la déception. J’ai estimé que l’amour a un prix et, quand on aime, on ne se rend pas toujours compte de celui qu’on paye. Aimer, certes, aimer fort, aimer sincèrement ; mais ne vous oubliez pas ! Nombreuses sont les personnes qui ont perdu leur identité et leur dignité à cause de l’amour. J’espère que les jeunes filles m’entendront et prioriseront leurs projets, l’amour viendra après », a confié l’auteure.

L’auteure affirme avoir été forgée par les épreuves

Elle dit avoir été surprise par le nombre de femmes qui se sont reconnues dans son histoire lorsqu’elle l’a partagée sur les réseaux sociaux. Pour elle, la déception doit devenir un tremplin, une force pour se réinventer. Elle invite également la société à ne pas accabler les femmes après un divorce. « Être divorcée n’est pas un échec et j’en suis la preuve. »

Le parrain de la cérémonie, Youssef Ouédraogo, a salué la profondeur du récit. « Écouter son histoire, c’est comprendre que l’écriture est un acte de partage, un don de soi. Chaque histoire mérite d’être racontée et célébrée. Dans un monde où les idées et les récits ont le pouvoir de transformer les esprits et d’inspirer les générations, cet ouvrage est une contribution précieuse à notre patrimoine intellectuel et culturel. »

L’auteure avec à ses côtés le parrain de la dédicace Youssef Ouédraogo

Présidente de la cérémonie, Ruth Bintou Diallo a affirmé s’être retrouvée dans le témoignage de l’auteure. Très émue, elle a souligné le courage qu’il faut pour exposer ainsi une part intime de sa vie. « Il n’y a rien de plus courageux que ce que tu as fait. C’est s’exposer aux jugements. C’est inviter les gens là où normalement ils n’ont pas accès. Nous avons parfois honte de l’enfant blessé en nous, bien qu’il soit la victime de l’histoire.» Elle a également rappelé que ce type de situation est plus fréquent qu’on ne l’imagine et qu’il était important d’ouvrir le dialogue, d’autant plus que certaines violences ne sont pas toujours intentionnelles, mais résultent parfois d’une volonté maladroite de protéger.

La présidente de la cérémonie a témoigné son admiration à l’auteure

Sandrine Souabou a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à la réalisation de son œuvre. Elle nourrit l’espoir que son livre aidera d’autres femmes ayant traversé des épreuves similaires à se relever et à affronter la vie avec plus de force et de détermination.

L’ouvrage est disponible à la Librairie Mercury au prix de 7 000 francs CFA.

Par Wend Kouni 

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