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Musique

MUSIQUE: A LA DECOUVRERTE DE NABI, ARTISTE BURKINABE VIVANT AUX USA


NAbi
Nabi Issa Watanane alias Nabi  est un artiste burkinabè vivant aux Etats-Unis. Dans ce pays de Obama, il se construit une carrière et défend les couleurs du drapeau de son pays d’origine.  Nous sommes allés à sa découverte via internet. Dans l’interview qu’il nous a accordée, il parle de sa carrière musicale, explique comment il est arrivé aux USA et nous fait part de ses projets.

AFRIYELBA: Comment est né ta passion pour la musique?

Nabi: Honnêtement, ma passion pour la musique est née juste par curiosité. Quand j’étais plus jeune, je me demandais toujours comment le système de la production fonctionnait. Il m’arrivait très souvent de refaire, dans ma tête, mes propres versions des hits déjà sur le marché. Aussi on peut dire que j’ai toujours été tenté par la musique vue mes participations dans les activités culturelles des collèges que j’ai fréquenté.

As tu fais une école de musique? ou as tu appris sur le tas c’est à dire de toi même

J’ai appris sur le tas. L’internet est la plus grande université au monde.

Depuis quand  vis-tu aux Etats-Unis?

Dix ans presque

Es tu allé pour la musique?
Non; pas initialement. J’ai fait une formation en électronique et informatique et c’est pendant ma formation que j’apprenais à jouer les instruments de façon parallèle. C’est après ma formation scolaire que je me suis mis à fond dans la musique.

Comment as tu pu te construire une carrière aux Etats-unis?

Disons que la carrière est toute une procédure à élaborer et je traverse les étapes en ce moment. Donc je ne dirai pas qu’elle est vraiment construite.

Il semble qu’aux Etats-Unis il est plus facile de réussir dans la musique que dans les autres pays. Vrai?

Rire. Pas du tout. Les états unis ne sont pas comme on le pense. D’abord le publique a une tendance à supporter les artistes qui sont connus. Cela veut dire que si tu n’es pas célèbre ta musique a du mal à passer. Les studios de qualité sont payants les vidéos n’en parlons pas et la promo est l’aspect le plus compliqué et le plus coûteux. Donc une chanson du début à l’acheminement peut facilement coûter 6 à 7 millions. Un album de 12 titres doit avoir au moins 7 à 8 chansons qui méritent de tels investissements, donc imaginez le reste. Et c’est ce qu’il faut pour que le public commence à prêter attention à l’artiste. N’oublions pas le coût de la vie car tout est cher aux états unis. On ne vit plus avec papa et maman et on ne peut pas toujours compter sur leur soutien financier. Sinon dire que l’ont réussi dans la musique facilement aux États-Unis n’est pas du tout évident. Ça demande beaucoup de temps et de patience. Les stars que nous connaissons ont peut être vécu ces challenges 5 à 10 ans avant d’être découvert par le monde entier. Une des premières chansons de Akon à été mise à la disposition du public en 1995 alors que le monde entier l’a découvert vers 2004.

Combien d’albums disposes tu? Combien de clips?

j’ai 3 clips et mon premier album est en cours de productions.

Récemment tu as fait un featuring avec le groupe Toofan du Togo; comment est née cette collaboration?

La collaboration avec les Toofan à été une grande chance. J’ai fait une prestation au Queens à Atlanta, club local où ils étaient. A la fin de la soirée, leur manager m’a approché et  m’a fait la proposition. Nous avons ensemble monté le projet qui a donné la chanson « Jolie »

 Quand comptes-tu venir au Pays pour communier avec tes fans? et pour faire le lancement de tes chansons?
la visite au pays est en projet, ça devrait être pour bientôt.
Quels sont tes projets?

ils sont nombreux. Pour le moment le plus important c’est d’achever l’album, et arriver à le faire écouter par le monde entier. J’ai des projets de grand chemin dont leurs réalisations reposeront sur l’avenir musical de ma carrière.
Pour terminer je remercie du fond de mon cœur toutes les personnes qui m’ont supportées jusque là. D’abord mes remerciements vont à ma mère qui m’a supportée et qui m’a fait confiance. Je suis le fils aîné et de surcroit le seul garçon et ce n’est pas évident qu’une mère puisse laisser un tel enfant exercer un métier aussi dure, risqué et dangereux comme la musique. A ma famille et amis je leur dis merci de m’avoir supporté et d’avoir cru à mes talents. Je suis très reconnaissant à mon équipe pour leur dévotion dans le travail. Au public Burkinabé, je lui dirai de s’apprêter pour découvrir un artiste né au Burkina et qui défend les couleurs du drapeau à l’international. Enfin je traduits toute ma reconnaissance et mes remerciements au site AFRIYELBA qui a bien voulu m’accorder cet interview. C’est un site que nous aimons bien et que nous lisons quotidiennement depuis les USA. Grâce à Afriyelba, nous recevons toutes les infos culturel du pays Je donne rendez-vous très bientôt au public burkinabè.
Propos recueillis via internet par YS


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