Le maquis Comos a accueilli, dans la soirée du 25 juin dernier, la cérémonie de dédicace du maxi d’Ablo Bagnam. Fort de quatre titres, cette première œuvre de l’artiste invite les réfugiés politiques au retour au bercail. La présentation officielle a réuni plusieurs journalistes, amis et parents.

Après 25 ans passés dans l’ombre de la scène, Ablo Bagnam passe désormais sur le devant de la scène en sortant son tout premier maxi. Le titre éponyme, « La guerre est finie », annonce la fin du terrorisme au Faso et redonne espoir aux concitoyens. « L’enfant de la rue » appelle à la solidarité envers les enfants sans abri, « Hommage aux mères » témoigne de son amour pour sa génitrice, et enfin « Lavida » est un appel à la résistance.
« Ce maxi, je l’ai cousu avec ma guitare et mes silences. « La guerre est finie », c’est d’abord la guerre que je déclare à mes propres démons. Si ma musique peut désarmer un seul cœur, alors ma mission est accomplie », confie l’artiste Ablo Bagnam, de son vrai nom Abdoulaye Nagnama Traoré.
Ancien instrumentiste aux côtés d’artistes tels que Georges Ouédraogo, Victor Démé ou encore Dicko Fils, le musicien estime être désormais mieux préparé pour mener une carrière solo. « La sortie de ce maxi signifie beaucoup pour moi, car c’est le fruit de nombreuses expériences musicales. J’ai choisi d’en extraire quatre titres sur douze pour commencer. Je voulais un résultat soigné, c’est pourquoi j’ai pris le temps nécessaire avant cette sortie. J’ai également décidé d’enregistrer le tout en live afin de garantir l’authenticité de l’œuvre », a-t-il expliqué. L’artiste assure par ailleurs être entouré d’une équipe dynamique, capable de faire rayonner son travail à travers le monde.
Auteur-compositeur, interprète et guitariste, Ablo Bagnam évolue dans les styles world music et reggae.
Disponible sur clé USB au prix unitaire de 5 000 francs CFA, « La guerre est finie » est un album recommandé à tous les amateurs de musique burkinabè.
Modou Traoré , collaborateur

