Dans un contexte où la valorisation des produits locaux devient un enjeu majeur pour l’économie nationale, la marque burkinabè SIRAC s’impose comme une innovation audacieuse. Elle propose un succédané de café conçu à partir de graines de baobab, une ressource locale aux multiples vertus.

Le nom SIRAC est né de la combinaison de “Sira”, qui signifie baobab en dioula, et du “C” de café. Une appellation qui traduit clairement l’identité du produit. « Le café, ce n’est pas uniquement ce qui vient de la graine de café. Il existe des alternatives, et SIRAC qui est un succédané de café, en fait partie », explique son fondateur, M. Sessiwèdé QUENUM.
Officiellement lancé sur le marché en octobre 2024, SIRAC se positionne comme une alternative crédible aux produits similaires importés. Le choix du baobab n’est pas anodin. Le Burkina Faso regorge de cet arbre emblématique, souvent surnommé “l’arbre de vie”. Si la pulpe est couramment utilisée, la graine elle est généralement considérée comme un déchet.

SIRAC change la donne en revalorisant cette matière première. « Nous récupérons un produit considéré comme un déchet et nous permettons aux femmes qui le produisent de générer des revenus », souligne M. Quenum. Une démarche qui allie innovation, économie circulaire et impact social.
La graine de baobab possède d’importantes valeurs nutritionnelles et thérapeutiques. Riche en fer, en fibres, en antioxydants et en calcium, elle s’inscrit pleinement dans la catégorie des superaliments. SIRAC se veut ainsi un produit bien-être et santé.
La marque propose deux variantes. Un café sans caféine, accessible à toute la famille et une version caféinée, destinée aux amateurs de sensations plus intenses. Une offre inclusive qui permet à chacun d’y trouver son compte.

Comme pour tout café, la torréfaction constitue l’étape clé de la transformation. C’est elle qui révèle l’arôme et donne au produit toute sa personnalité. « En matière de café, les préférences varient selon les régions. Ici, les consommateurs aiment le café noir et amer. Nous avons effectué des tests depuis avril 2019 afin d’adapter notre produit aux goûts locaux », précise le fondateur. Après plusieurs années de recherche et d’expérimentation, SIRAC semble avoir trouvé la formule idéale, au regard de l’accueil favorable des premiers consommateurs. Proposés à partir de 3 000 FCFA pour la version sans caféine et 5 000 FCFA pour la version caféinée, les produits SIRAC ambitionnent de devenir une référence sur le marché africain et international.
Ingénieur en génie civil, titulaire d’un master en eau et environnement, M. Quenum est arrivé à la production de ce café par passion et par nécessité. Confronté à des problèmes de santé liés à la caféine, il a entrepris des recherches pour trouver une alternative plus saine. Son parcours d’environnementaliste l’a naturellement orienté vers une solution zéro déchet, aujourd’hui concrétisée à travers SIRAC.

La marque se dit ouverte à tout type de partenariat et appelle les décideurs à privilégier les produits locaux afin de dynamiser l’économie nationale. À travers SIRAC, c’est bien plus qu’une boisson qui est proposée : c’est une vision, celle d’un Burkina Faso qui transforme ses richesses en opportunités durables. Le public est invité à découvrir ce produit 100 % burkinabè, écologique et de grande qualité.
Par Wend Kouni

