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Musique

Soirée Burkina-Côte d’Ivoire: Le pont culturel se renforce


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C’est avec enthousiasme que les deux communautés ivoiriennes et burkinabè ont participé à la soirée Burkina-Côte d’Ivoire qui a lieu le 9 mars 2106 à la mairie de Treichville en marge du marché des arts et du spectacle africain d’Abidjan (MASA).

La cérémonie a refusé du monde dans cette salle jugée assez exigüe au regard de la forte communauté burkinabè qui réside en Côte d’Ivoire. Mais le fait marquant lors de cette nuit fut les deux tenues d’apparat qu’ont arboré les deux ministres. Le Ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie Maurice Kouakou Bandema portait du Faso dan fani traditionnel et le Ministre burkinabè de la Culture des Arts et du Tourisme Tahirou Barry, arborait une impressionnante tenue de l’ethnie Akan. La soirée aura certes tenue toutes ses promesses mais l’énorme retard du ministre ivoirien à cette cérémonie a constitué un véritable bémol.

Il est arrivé deux heures après le lancement de la cérémonie au moment où son homologue hôte Tahirou Barry était déjà bien installé et la soirée battait son plein avec la prestation de l’humoriste Moussa Petit Sergent qui fait le buzz en ce moment. Autorités coutumières, administratives, religieuses, politiques et la société civile des deux pays étaient fortement représentées. Initiée par Walib Bara, président du Bureau Export de la musique en collaboration avec la structure No Limit Consulting et les différentes associations des deux pays, cette soirée a également vu la participation des troupes musique traditionnelle et moderne telles que La troupe liwaga de Koumassi, Sofiano ou encore Moussa petit Sergent.

Pour le ministre de la culture et de la francophonie ivoirienne, Maurice Kouakou Bandema, il a hautement salué cette initiative qui renforce davantage les liens de coopération culturelle. «Le traité d’amitié et de coopération entre la Côte-d’Ivoire et le Burkina dans son volet culturel indique que les deux peuples apportent un appui mutuel à toutes les activités et opérations culturelles qui se tiennent sur les deux territoires. A l’occasion de cette visite, nous avons pu tenir une séance de travail hier entre les deux parties pour passer en revue le traité dans son aspect culturel et le faire accélérer par la mise en place d’un comité paritaire tel que recommandé par le traité d’amitié et de coopération des deux pays. Donc ce comité paritaire va nous permettre de travailler beaucoup activement dans les secteurs des arts, de la littérature, du cinéma et du patrimoine» explique le Ministre ivoirien.

Les deux ministres ont été baptisés

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Le ministre Ivoirien en Faso Dafani à gauche et celui burkinabè dans une tenue ivoirienne à droite

Profitant donc du MASA, les deux ministres ont donc accepté de participer à cette soirée culturelle ivoiro-burkinabè au cours de laquelle, le ministre ivoirien a été baptisé…Maurice Ouédraogo Kouakou Bandema et son homologue burkinabè, Tahirou Kouakou Barry. «…Donc nous sommes tous les deux Burkinabè et ivoirien » renchérirent-ils. Selon les deux ministres, leur rôle en tant que premiers responsables en charge de la culture c’est de travailler à consolider la fraternité entre ces deux peuples. «Nous sommes ici à Treichville qui est la commune la plus africaine de la Côte d’Ivoire car 60% de sa population est composée des populations de l’Afrique de l’Ouest, dont les frères du Burkina Faso. En définitive, nous sommes ici en territoire frère» précise Maurice Kouakou Bandema. Entre prestations des artistes burkinabè et ivoiriens entrecoupé par les discours des différentes personnalités de la commune de Treichville, le Ministre Tahirou Barry, toujours aux côtés de son homologue ivoirien s’est longuement appesanti sur le caractère symbolique de cette soirée.

«Cette soirée traduit la volonté des deux peuples de regarder dans la même direction. Elle traduit également la volonté des deux peuples de renfoncer l’amitié, la solidarité, la coopération culturelle. Et c’est ça qui doit nous amener à progresser ensemble. Aujourd’hui aucune nation ne peut vivre renfermer. Aucun peuple ne peut vivre replier c’est pourquoi nous devons créer des espaces entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire des marchés privilégiés pour le bien de nos services culturels. Cela suppose qu’il y a des actions à entreprendre pour écarter sur le chemin tout ce qui constitue comme obstacles, comme embuches à la dynamisation de ce rapprochement de cette volonté. L’acte qui a été posé ce soir est un symbole très fort !» affirme Tahirou Barry.

A partir de ce «pacte » et selon ce dernier, les équipes se mettront au travail et désormais les échanges culturels entre le Burkina et la Côte d’Ivoire seront très denses. «Nous sommes condamnés à vivre ensemble car nous sommes liés par le sang et par l’histoire et rien ne doit nous opposer…Il y a toute une série d’activités qui sont envisagées et dans les semaines à venir les choses se mettront en place. Déjà nous avons adressé une invitation à la Côte d’Ivoire pour la participation à la semaine nationale de la culture. Je pense que les dispositions seront prises pour que la Côte d’Ivoire soit représentée et il en sera de même pour toutes les activités qui seront organisées par nos deux états» Conclut-il.

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Walib Bara est l’initiateur de la soirée

Restera aux différents acteurs culturels des deux pays de matérialiser ce pacte. C’est la raison pour laquelle, Walib Bara du Bureau Export de la musique voudrait saisir cette opportunité pour dresser un véritable pont de communication entre les deux pays. «Nous avons une structure qui est déjà en place en Côte d’Ivoire. C’est vrai que beaucoup se plaignent, j’ai pu discuter avec le consul des affaires chargé de l’ambassade, ils ont l’impression que quand nos artistes arrivent en Côte d’Ivoire, il n’y a pas d’informations à ce niveau. Nous pouvons travailler en sorte à mettre en place une cellule de communication. Il y a une structure au niveau d’Abidjan dirigée par le président Mamadou Sanogo qui représente presque toute la culture ici. Il est un point focal important sur lequel les artistes peuvent s’appuyer. C’est d’ailleurs lui qui fait presque toutes les sélections de la SNC. C’est quelqu’un qui se bat en injectant ses maigres économies dans la culture mais qui n’est pas encore reconnu. Dans les jours à venir, on pourra créer un pont important pour la promotion de nos œuvres, c’est aussi ça le rôle du Bureau export de la musique de pouvoir mettre toute ses structures en synergie d’actions afin que les informations puissent circuler en toute transparence».

JABAR


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