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A la découverte du groupe Afrikan’DA

Ils sont 3 jeunes dynamiques burkinabè vivant à Bobo Dioulasso. Ils ont décidé en 2012 après une carrière entamée dans un collectif en 2009 de constituer le groupe Afrikanda. Eux c’est Benjamin Boni, Traoré Aboubacar et  Moulaye Rachide. De l’afro slam, c’est leur style de musique dans lequel, ils sensibilisent les Burkinabè en particulier et les Africains en général sur des thèmes d’actualité. Présents à Ouagadougou dans le cadre de la première édition de Faso Hip Hop,  les 3 afro slameurs ont bien voulu se prêter à notre micro. Nous vous invitons dans les lignes qui suivent, à aller à la découverte de ce talentueux groupe qui fait parler de lui au delà du Burkina Faso.

Afriyelba: Le groupe existe depuis combien de temps?

Afrikan’da: Le groupe existe depuis décembre 2012. Nous existions en tant qu’artistes depuis 2009 dans un collectif. Mais ce n’est qu’en 2012 que nous avons décidé à 3 de former le groupe Afrikan’ Da et lors nous fonctionnons ensemble. Nous évoluons dans du afro slam parce que nous utilisons beaucoup dans nos chansons, des instruments traditionnels.

Et combien de sorties disposez-vous en ce moment?

Nous avons un album qui est sorti en 2014 à l’Institut français de Bobo Dioulasso. Récemment, nous avons sorti un single intitulé « Nos hymnes » pour soutenir l’album. Nous avons fait la conférence de presse de sortie le 7 mars dernier. Nous sommes actuellement dans une phase de promotion et nous comptons vraiment sur des personnes de bonnes volontés, sur la presse nationale et internationale afin de faire voyager notre musique et de faire valoir notre combat qui est d’exporter la musique burkinabè. Comme sorti nous avons fait le Mali, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Tchad

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Les 3 membres du groupe en pleine prestation

Quels thèmes abordez-vous dans vos différentes chansons?

Nous abordons des thèmes aussi bien divers que variés tels que la paix et la stabilité, la citoyenneté, le civisme, le patriotisme, la femme. Nous touchons presque tous les domaines dans nos chansons qui sont essentiellement des chansons de sensibilisation.

Avez-vous été bien accueillis sur la scène de Faso Hip Hop?

Oui très bien. Vu que nous ne sommes pas des inconnus, le public a bien réagi à notre prestation. Nous leur avons offert un spectacle de taille comme nous le faisons à chacune de nos prestations. Ils ne pouvaient donc qu’apprécier.

Arrivez-vous à joindre les deux bouts avec le slam?

Il faut dire que oui parce que nous avons une vision bien définie . Nous usons du slam pour faire passer des messages, pour faire de la sensibilisation non seulement aux jeunes mais aussi aux adultes et aux personnes du 3e âge. Si nous arrivons à sensibiliser le public à travers notre slam et à ainsi contribuer à la bonne marche de notre nation, nous dirons que nous arrivons à joindre les deux bouts. C’est cela notre vision et non le gain financier qui n’est pas trop important pour nous.

Parlez nous de votre nouvelle sortie. « Nos hymnes »

Nos hymnes est un single que nous avons composé pour tous les pays d’Afrique. C’est une chanson qui regroupe 10 hymnes nationales de 9 pays différents.  Nous avons pris les deux hymnes du Burkina à savoir « Fier Volta » qui est l’hymne nationale de la Haute Volta et l’hymne actuelle; ce qui fait les 10 hymnes. En plus donc du Burkina Faso, vous trouverez dans la chansons les hymnes de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, du Mali, le Sénégal, les 2 congo, le Cameroun et la Centre Afrique.

Vous avez regroupé toutes ces hymnes dans une seule chanson?

Oui.

En combien de minutes?

4 minutes 23 la version clip. Mais la version audio va jusqu’à 5 minutes. Le clip passe actuellement en boucle dans plusieurs pays d’Afrique.

Comme mot de fin je vais remercier une fois de plus le site Afriyelba qui fait beaucoup pour la promotion des artistes. C’est un site que nous suivons avec beaucoup d’intérêt et dont nous nous réjouissons qu’il soit du Burkina Faso. Nous allons ensuite inviter le public à se procurer le single « nos hymnes » pour savoir de quoi est qu’il s’agit. Enfin, nous allons remercier tous ceux qui nous soutiennent d’une manière ou d’une autre depuis le début de notre carrière. Notre prochain challenge c’est de faire la promotion du nouveau single et de chercher à le faire découvrir dans les pays dont les hymnes ont été reprises. Avec le soutien de tous nous pensons y arriver.

Propos recueillis par Yannick SANKARA.

 

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L’artiste burkinabè ELBIG a officiellement présenté ce vendredi 27 février au Centre national du spectacle et des arts (CENASA), son nouveau maxi de quatre titres intitulé Maam bayiri, qui signifie « Ma patrie » en français. Une œuvre engagée, empreinte de patriotisme et de valeurs citoyennes. À l’état civil Yameogo Wend Kouni Barthélemy, ELBIG est issu des rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS), précisément des Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP). Maam bayiri constitue son troisième maxi, après Ma passion (2016) et Mon identité (2020). À travers cette nouvelle production, l’artiste rend un vibrant hommage au courage et au sacrifice des FDS. Il lance également un appel fort à la défense de la souveraineté nationale, tout en plaidant pour l’unité, la résilience et la cohésion sociale. Le maxi aborde aussi des thématiques sociales telles que le mariage, la famille et les valeurs humaines essentielles. « Nous voulons l’unité nationale pour notre pays, nous prônons la consolidation du vivre-ensemble, nous faisons la promotion des valeurs patriotiques, aussi bien pour les FDS que pour les civils », a confié l’artiste. Il dit espérer que chaque Burkinabè s’appropriera l’album et le message qu’il véhicule. Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, Monsieur Dicko, chargé de mission au sein du département, a salué l’initiative. « Nous encourageons l’artiste et le félicitons pour la sortie de son œuvre. Nous l’invitons à poursuivre dans cette dynamique pour le bonheur de notre culture. C’est aussi l’occasion d’exhorter ses confrères FDS à s’approprier cet album, car c’est pour eux qu’il a chanté », a-t-il déclaré. Les quatre titres du maxi sont M’bayir kamba (déjà accompagné d’un clip), Mariage, Environnement et Taal neeré. Selon ELBIG, on peut servir son pays à travers son métier tout en éveillant les consciences par l’art. Il considère sa musique comme une arme pacifique, son message comme un cri d’espoir et sa voix comme celle de tous ceux qui croient en l’unité, en la souveraineté et en la dignité de la nation. La cérémonie de présentation a mobilisé d’éminentes personnalités, notamment les supérieurs hiérarchiques de l’artiste et plusieurs de ses collaborateurs. Elle était placée sous la présidence du procureur du Tribunal de grande instance Ouaga I, Bakouli Blaise Bazié. Les parrains de l’événement étaient Wango Fidèle Yaméogo, directeur général de l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive, et M. Sabila Sawadogo, inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire et directeur général de l’administration pénitentiaire. Les invités ont manifesté leur soutien en acquérant aux enchères les premières clés USB contenant le maxi. La cérémonie s’est achevée par une prestation live d’ELBIG, accompagné sur scène par les élèves GSP venus nombreux lui témoigner leur solidarité et leur fierté.

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