L’un des artistes tradimodernes les plus adulés du Burkina Faso, Alassane Zorgho, a présenté son sixième album ce jeudi 20 novembre à Everest Institute à Ouagadougou. Fort de 19 titres, cet opus intitulé Sid-Keita s’inscrit dans la continuité du combat artistique qu’il mène depuis des années : la valorisation des rythmes traditionnels, en particulier le Salou.

Sid-Keita, qui signifie en mooré « la vérité existe toujours », aborde de nombreux faits de société à travers des rythmes festifs portés par les sonorités traditionnelles salou. Dans cette œuvre de belle facture, Alassane Zorgho exprime sa reconnaissance envers toutes les personnes qui l’ont soutenu depuis le début de sa carrière. Il encourage ceux qui luttent au quotidien, les assurant qu’ils réussiront leur vie à condition de garder Dieu au centre de chacune de leurs entreprises. L’artiste dénonce également l’ingratitude et le manque de reconnaissance, des comportements qui freinent l’unité et le développement. « Cet album, c’est pour dire à chaque Burkinabè que nous devons mettre notre pays en avant et travailler main dans la main pour le rayonnement de notre chère patrie. Nous n’avons que notre musique, et c’est notre contribution », a-t-il confié.

Avec plus de dix ans de carrière ponctués de spectacles à travers le pays, Alassane Zorgho s’impose aujourd’hui comme l’un des porte-flambeaux de la musique tradi-moderne, un style en plein essor qui séduit de plus en plus les mélomanes.
Au cours de la présentation, l’artiste a dévoilé le clip du titre “Manegda”. Dans cette chanson, il explore de nouvelles sonorités en intégrant subtilement de l’amapiano, signe d’une volonté de s’ouvrir davantage aux rythmes urbains. Le titre, qui met en avant les valeurs de bienfaisance et d’honnêteté, est sublimé par un clip soigneusement réalisé.

Après la projection, Alassane Zorgho a offert aux invités une prestation live applaudie par les invités.
À la suite de cette rencontre avec les médias, l’artiste donne rendez-vous à ses fans le jeudi 27 novembre à la Maison de la Femme pour un concert dédicace en accès libre.
Par Wend Kouni

