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#CDL2018, Concert de Clôture : Le lyriciste Bantou a conquis Ouaga


Les lampions se sont éteints sur la 14e édition du festival Ciné droit libre, le samedi 15 décembre dernier, sur le terrain de la mairie de Bogodogo avec un grand concert donné par le rappeur Français Youssoupha Mabiki dit Youssoupha. Et, c’est peu dire que les Ouagalais  ont eu l’occasion de voir une véritable « bête » de scène qui a su embarquer son public avec lui. Le show était simplement inédit !

Le triple disque de platine du rap Français était très attendu ce samedi 15 décembre 2018 par des centaines de fans venus des quatre coins de la ville de Ouagadougou et de l’intérieur du pays. Mais, avant Youssoupha, il faut dire qu’il y a eu des artistes et pas des moindres qui ont tenu en haleine le public de Ciné droit libre. Ce sont, le rappeur engagé Martial Panucci, Nourat et les lions et la reine du Kundé, Kalam.

Nourat et les lions comme on les connaît, ont servi un reggae digeste

 

L’entrée de Panucci a été toute une mise en scène. En effet, le rappeur est arrivé sur le podium allongé sur une civière portée par quatre bras valides. A côté d’eux, quatre autres bras valides accompagnaient le rappeur, morceaux de bois allumés en main. Tout au long de sa prestation Martial a fustigé la politique de la France-Afrique et appelé les Africains à s’unir pour mieux se développer. Nourat et les lions comme on les connaît, ont servi un reggae digeste aux nombreux festivaliers qui ont pris d’assaut le terrain de la mairie de Bogodogo. Kalam qui a été la première à se produire sur la scène du village ciné droit libre a séduit le public avec sa capacité à jouer en même temps au kundé et à la calebasse. Après ces prestations, c’est le Boss de Bomayé Musik qui a commencé à faire pleuvoir ses rimes autour de 1h du matin. Accompagné par son Dj maison, le prim’s parolier a enclenché les hostilités avec Polaroid expérience le titre phare de sa dernière sortie discographique. Tout au long de sa prestation Youssoupha a chanté avec le public plusieurs autres titres de son nouvel album comme « M’en aller » et « Niama Na Yo ». A regarder le public chanter le tube « Niama Na Yo » on se croirait à kini en République démocratique du Congo. Il a revisité aussi le répertoire de ces anciens albums comme Négritude et Noir Désir. De « entourage » en passant par « A cause de moi » et les « Disques de mon père », Bakary Potter a fait monter la température malgré le temps glacial de décembre.

Les Ouagalais ont allumé les portables pour célébrer le lyriciste Bantou

Le fils de Tabu Ley Rochereau a également fait un clin d’œil à Naza, Keblack et Hiro le coq des artistes de sa maison de production Bomayé Musik. Pendant sa prestation le parolier n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la jeunesse Burkinabé pour qui il a de l’admiration. « En France on a des gilets jaunes, ici il y’a des militants. » dit-il. Par la suite, il a déclaré ceci: « Quand je dis que la jeunesse Burkinabé est un modèle pour toutes les jeunesses d’Afrique et du monde entier, je le dis avec le cœur, je le pense réellement. ». Youssoupha a quitté la scène en affirmant que le public Ouagalais fait partie des publics les plus chauds au monde.

Sougrinoma Ismaël GANSORE


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