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EXPOSITION DE SEYDONI : Un retour dans le passé pour mieux se projeter dans l’avenir


Du 2 février au 24 mars 2019, se tient au musée national, à Ouagadougou, une exposition sur les technologies musicales anciennes. Une exposition co-organisée par Seydoni production, le musée national et la réalisatrice Theresa Traoré Dalhberg et qui permettra aux acteurs de la musique et à tous les Burkinabè de faire une immersion dans l’univers de Seydoni, pionnière de l’industrie musicale au Burkina Faso.

 C’est dans la soirée du 2 février qu’est intervenu le lancement de l’exposition sur les technologies musicales anciennes. Etaient présents pour ce top départ, plusieurs personnalités culturelles du Burkina et des membres du corps diplomatique. On peut citer entre autres, le ministre en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, le fondateur de Seydoni production, Seydou Richard Traoré  et la chargée d’affaire de l’ambassade de Suède au Burkina.

La coupure du ruban marquant l’ouverture de l’exposition avec le ministre Abdoul Karim Sango

De nombreux artistes dont Solo Dja Kabakpo et Alif Naaba ont également fait le déplacement du musée national ce 2 février. Tous ont été unanimes sur l’importance de cette exposition qui est un bref retour dans le passé pour se rendre compte du travail qui a été abattu par les ainés pour le rayonnement du showbiz burkinabè. Sont de ces ainés, les acteurs qui ont participé à porter sur les fonts baptismaux la structure Seydoni en 1998, en l’occurrence, Seydou Richard Traoré. Selon lui, juste après l’implantation de la maison, les productions d’albums ont connu un boom sans précédent au pays des « Hommes intègres ». « Il y a eu de 1999 à 2000, soit en une année, 350 sorties d’albums grâce à l’usine de cassette », avait témoigné le fondateur de Seydoni. Exposer aujourd’hui la technologie qui a permis de réussir cette prouesse est une manière de montrer à la jeune génération qu’il y bel et bien une industrie musicale au Burkina. « Il s’agit de montrer ce qui a déjà été fait, afin d’encourager la jeune génération à faire davantage », a indiqué Seydou Richard Traoré. L’exposition de Seydoni, a-t-il ajouté, est aussi un cadre où vont se rencontrer l’ancienne génération et la génération actuelle pour des partages d’expériences et pour mutualiser leurs efforts. Pour ce faire, foi du fondateur de Seydoni, sur le site de l’exposition il sera organisés des concerts avec les anciens, des concerts avec les jeunes et des concerts qui réuniront les anciens et les jeunes. « Une belle initiative », a rétorqué le ministre en charge de la culture, Abdoul Karim Sango. Et d’ajouter que : « Une société qui ne sait pas reconnaitre le talent de ses fils ne peut pas prospérer ». Cette exposition, pour lui, est un retour dans l’histoire qui vaut son pesant d’or et s’articule bien avec le thème du cinquantenaire du FESPACO qui est aussi dans la dynamique de « regarder derrière pour mieux se projeter dans l’avenir».  A Seydoni production, le ministre dira donc que : « Le gouvernement du Burkina est reconnaissant de toute la grande contribution que vous avez apporté à la musique burkinabè ».

Alif Naaba était de la partie

Juste après, accompagné du Fondateur du Fondateur de Seydoni, il a procédé à la coupure du ruban, marquant l’ouverture de l’exposition proprement dite. Avec l’ensemble de sa délégation, le ministre a bénéficié d’une visite guidée et a pu découvrir toute la chaîne de fabrication des cassettes. Il faut noter que cette exposition se tient simultanément avec une autre exposition en Suède assurée par le Salon d’exposition Färg Fabriken.

Adama SIGUE


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