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24 May 2019

SON EXCELLENCE GERARD INITIATEUR DE LA NUIT DU STAND UP : « Venez, nous allons rire ensemble et aborder avec la bonne humeur, 2019 »

Gérard Ouédraogo, de son nom d’artiste Son excellence Gérard est un comédien, humoriste et acteur de cinéma. Après avoir fait plusieurs scènes théâtrales au Burkina et à l’Internationale, Gérard est révélé au grand public lorsqu’il a, entre temps, commencé à imiter le président Blaise Compaoré. Grace à son talent et à son aisance sur scène il a réussi à conquérir les cœurs des Burkinabè. Mais, en plus de se produire sur scène, Gérard est de ces artistes qui développent des initiatives afin de participer au mieux à l’animation culturelle au pays des « Hommes intègres ». C’est ainsi qu’il a initié « La nuit du stand up et du Laangandé » qui sera à sa deuxième édition, le 28 décembre 2018, au CENASA. Dans cette interview réalisée, le 19 décembre 2018, l’artiste nous donne les grandes orientations de cette activité et ce à quoi le public aura droit le Jour J. Lisez !

Afriyelba : Est-ce vous pouvez nous expliquer votre concept, « La nuit du stand up et du Laangandé » ?

Son excellence Gérard : « La nuit du stand up et du laangadé » est à sa deuxième édition. Nous avons tenu la première édition, le 27 janvier 2017 au SIAO. Cette première édition a regroupé beaucoup d’humoristes de la sous-région et du Burkina Faso. Nous avons, au cours de cette nuit, égayé le public. Pour moi, c’était un pari gagné. Fort de ce succès, nous avons entrepris d’organiser la deuxième édition cette année pour, d’abord, apporter la bonne humeur aux populations et contribuer à l’animation culturelle de notre pays. Je pense que le Burkina Faso est en train de s’inscrire comme un pays d’humour dans la sous-région. Cela est remarquable en ce sens que lorsqu’il y a un spectacle d’humour, il y a toujours du public. C’est dire que l’humour est une discipline artistique qui rassemble plus de monde et qui est en train aussi de chercher sa place. Dans les autres pays, les artistes comédiens humoristes gagnent leur vie dans le stand up. Beaucoup vivent que de l’humour. C’est donc un art que nous devons promouvoir au Burkina Faso à partir du moment que nous avons la chance que cette discipline soit très aimée par les populations. Personnellement, je gagne ma vie dans cet art. Je m’en sors en faisant le stand up que ce soit dans les salles ou au niveau des spectacles commandés lors des conférences, diner gala et autres. Les uns et les autres commencent à épouser cet art et c’est l’occasion pour aussi de mettre cela en valeur. C’est pourquoi j’ai trouvé nécessaire d’initier « La nuit du stand up et du laangandé » qui va regrouper des humoristes burkinabè et de la sous-région.

La première édition s’est  tenue courant janvier. Cette année encore c’est en décembre que vous comptez organiser « La nuit du stand up et du laangandé ». Avec la ferveur des fêtes de fin d’années n’avez-vous pas peur que votre activité soit noyée ?

En effet. Déjà, nous rencontrons des difficultés dans ce sens. Mais souvent, c’est une question de disponibilité. D’abord, des artistes et ensuite des salles. Pour que le spectacle soit de qualité il faut le faire dans une salle qui soit adaptée. A part cela, je ne voie pas de problème. Tout va pour le mieux.

Vous avez donc foi en la réussite de l’évènement.

Bien sûr. J’ai foi que ça va marcher parce que nous proposons quelque chose qui intéresse les populations. Déjà nous avons des retours des gens qui veulent venir. Beaucoup commencent à réserver des places. Et, c’est cela aussi un spectacle. Vous lancez et il y a des gens qui viennent. Il y a d’autres qui veulent venir mais qui ne peuvent pas parce que peut-être qu’ils n’auront pas l’entrée. Mais nous espérons que tout le monde va adhérer. Car, organiser un spectacle aujourd’hui ce n’est pas aussi simple. Il y a ceux qui veulent que le spectacle se tienne et il y a ceux qui sont contre. C’est dire que même pour apporter la bonne humeur on met des bâtons dans vos roues parfois. (Rires). Il n’y a rien qui soit simple. Même pour faire rire simplement, on vous met des bâtons dans vos roues voire même des fers à béton de 8 mm de diamètre et des fers de 12 mm de diamètre. (Rires).

La deuxième édition se tiendra le 28 décembre prochain est-ce que vous pouvez nous situer où vous en êtes avec les préparatifs ?

Malgré la timidité de beaucoup de sponsors et de gens qui devraient accompagner ce type d’évènements, nous nous sommes battus pour garantir un minimum. Déjà tous les artistes ont leur billet d’avion, les hôtels sont réservés et je pense que nous avons aussi la presse qui s’est engagée à nous accompagner. Je profite de votre micro pour dire merci aux Hommes de médias qui ont décidé de nous accompagner. Car, accompagner un évènement pareil, c’est choisir le camp de la bonne humeur. Je suis très fier de la presse nationale. Et, pour ma part, tout être humain doit aller vers où on parle de la bonne humeur. Donc, je profite dire merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour cet évènement. Aujourd’hui je peux dire que c’est la presse nationale qui maintient la culture burkinabè et c’est à féliciter. Si nous avons réussi la première édition, c’est grâce à elle. Pour cette deuxième édition, nous comptons encore sur cette presse pour avoir du succès.

Quels sont les artistes qui seront effectivement présents à ce show ?

D’abord il y a moi-même puisque je dois prester. Vous avez, au Burkina Faso, la Jaguar, Moussa petit sergent et Adelle Badollo. De la Côte d’Ivoire viendront, entre autres, Digbeu cravate, Marechal Zongo, Valery N’dongo du Cameroun, Fortuné Bateza du Congo Brazaville. Ils ont tous confirmé leur participation. Ce qu’on souhaite maintenant, c’est la paix et la tranquillité pour pouvoir assurer le spectacle.


Vous avez quand même ratissez large en regroupant des artistes du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun…

Je pense que c’est un réseau. J’ai aussi travaillé dans ces pays où j’ai rencontré ces humoristes. Nous nous rencontrons aussi dans des festivals un peu partout. Nous échangeons et chacun de nous à ses projets et veut faire quelque chose dans son pays. Alors, quand l’occasion se présente, nous essayons de nous retrouver pour travailler. Normalement il y a des institutions qui sont censés accompagner ce genre d’initiatives mais, si elles disent qu’elles n’ont pas les moyens, c’est à nous de se débrouiller pour que le public puisse être servi convenablement en bonne humeur. C’est par amour du métier, sinon ce type de spectacle n’est pas le genre qu’on organise et espérer rentrer avec quelque chose. L’entrée fait 10 000 F CFA. Et si l’on doit considérer les artistes qui vont faire le déplacement, leurs billets d’avion, l’hébergement, le cachet, la communication, même le plein du CENASA ne nous permettra pas de faire toutes ces dépenses. Nous avons eu des sponsors qui ont cru en notre projet et ont décidé de nous aider en nous permettant de faire face à certaines dépenses. C’est l’occasion, pour moi, de leur dire merci. Je pense, entre autres, à l’ONATEL, YILMA, AIR COTE D’IVOIRE, la LONAB, la DGI et le BBDA pour leur grandeur d’esprit. Il faut que beaucoup comprennent qu’accompagner les activités culturelles ce n’est de l’argent que l’on jette par la fenêtre. La culture fait partie de la vie. Le spectacle que nous allons créer et diffusé va permettre à des gens de retrouver du plaisir. Combien sont ceux qui dorment dans les hôpitaux qui veulent voir ce genre de spectacle pour retrouver un peu de vie. Quand on est sur pied, on n’y pense pas mais, il y a des gens qui ont besoin de nous écouter. Il y en a qui vont venir oublier leurs problèmes un tant soit peu le 28 décembre au CENASA. Donc, la culture est un droit. Il ne faut pas les priver de cela.

Ce casting répond-t-il a une logique spécifique ?

En effet. D’abord, parce que j’évolue dans le stand up. C’est le « seul en scène » qu’on appelle aussi le « One man show ». Un genre où l’humoriste travail sur des thématiques précises. C’est un genre à part car dans l’humour on retrouve plusieurs genres dont le clown, la bouffonnerie, l’imitation… Mais moi j’ai choisi de promouvoir le « Seul en scène », le « Stand up ». Mais, cela n’empêche pas qu’on invite aux prochaines éditions des artistes qui font du cirque. Faire en sorte que chacun apporte son sel à l’activité. Sinon, le premier objectif de cet évènement, c’est de promouvoir le « stand up ».

Cela dit, quel avenir vous réserver à « La nuit du stand up et du laangadé », dans le court et long terme ?

D’ici là, je compte me battre avec le concours de ceux qui vont adhérer au projet afin de faire de Ouagadougou la capitale du rire en Afrique de l’Ouest. Mon rêve c’est de faire passer tous les humoristes africains, européens et des pays francophones dans le monde ici, au Burkina Faso. In’chala je vais atteindre cet objectif et les Burkinabè vont les découvrir.

En dehors du fait que certains partenaires ne pressent pas le pas pour vous soutenir y’a-t-il d’autres difficultés auxquelles vous faites face dans l’organisation ?

Pour avoir bossé avec certaines personnes j’ai pu avoir une petite expérience de l’évènementiel. C’est ce qui nous permet de voir ce qui est faisable et ce qui ne l’ai pas. J’ai aussi des ainés que ce soit dans le monde de la communication ou dans le monde artistique qui comprennent et qui n’attendent pas que tu viennes vers eux pour t’épauler. Ce sont des gens qui comprennent que nous ne sommes pas en train de nous enrichir. Nous voulons tout simplement participer à l’ambiance culturelle de notre pays.

Que diriez-vous aux Burkinabè, particulièrement, aux Ouagalais qui hésitent encore à venir, le 28 décembre 2018, au CENASA, à « La nuit du stand up et du laangadé » ?

Dans la vie, nous avons des amis et des personnes qu’on estime à qui on ne peut pas donner 5 000 F CFA ou 10 000 F CFA… bref, on ne sait pas quel cadeau leur offrir. Venir à la nuit du stand up, inviter ces personnes qu’on estime avec leur femme et leurs enfants, c’est un cadeau immense et inoubliable. C’est facile d’appeler des amis et sortir manger du poulet. Entre hommes on se retrouve dehors on mange on boit et on oublie nos femmes, les femmes de nos amis qui sont restées à la maison. Alors je dis que « La nuit du stand up et du laangadé » est une belle occasion de faire plaisir à toutes ces personnes. Je vous invite à venir décompresser. Vous vous êtes bousculés toute l’année 2018, vous avez travaillé et vous avez donné le meilleur de vous-même. Alors, venez, nous allons rire ensemble pour dire au revoir à l’année 2018 et aborder avec la bonne humeur l’année 2019.

Propos recueillis par Adama SIGUE

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