Le projet GOIB-2 a officiellement refermé ses portes ce vendredi 24 octobre 2025 à Ouagadougou, marquant la fin d’une aventure de 12 mois dédiée à l’autonomisation de 100 femmes démunies ou en situation de vulnérabilité dans l’arrondissement n°8, sélectionnées parmi 130 formées en bilan des compétences Tylay. Cette initiative portée par Adepco-MJCA a visé à accompagner ces femmes à travers des activités génératrices de revenus, leur offrant ainsi une opportunité concrète de prise en charge économique.

La cérémonie de clôture a été l’occasion de présenter les résultats tangibles obtenus tout au long du projet : visite du jardin potager, inauguration du champ de pépinière, plantation symbolique d’arbres, ainsi qu’un sketch de sensibilisation mettant en lumière le rôle crucial des femmes autonomes dans l’épanouissement des foyers. Ces moments forts ont rassemblé partenaires, autorités locales et bénéficiaires, témoignant de l’engagement collectif pour cette cause essentielle.
Lancé le 25 septembre 2024, ce projet nommé « Femme entrepreneures, un pas de plus pour le DHA dans la périphérie de l’arrondissement n°8 » a touché environ 138 femmes, bien que 100 aient été les principales bénéficiaires. Modeste GOUMBANI, président-Directeur d’Adepco-MJCA, par ailleurs coordinateur de la MJCA , explique que ce projet s’inscrit dans la continuité du GOIB-1. Il souligne que les participantes ont été soigneusement sélectionnées, avec une répartition basée sur leurs compétences. Une cinquantaine d’entre elles ont ainsi développé des activités de jardinage sur des périmètres d’au moins 50 mètres carrés, produisant laitues et autres légumes destinés à la vente. Une autre cinquantaine a reçu une formation en agroalimentaire, notamment sur des produits locaux tels que le soumbala, la farine, la pâte d’arachide et le piment.
Les retours sont largement positifs. « Les femmes sont restées dynamiques du début à la fin, et les résultats dépassent nos attentes », confie Modeste GOUMBANI. Il tient également à remercier particulièrement l’association DUNIA La Vie Burkina, partenaire technique du projet, qui a contribué généreusement en mettant à disposition un terrain. Selon lui, cet engagement témoigne de la conviction que l’épanouissement des femmes est une responsabilité partagée.

Les bénéficiaires sont issues de plusieurs quartiers de l’arrondissement 8, dont Bissighin, Zongo, Koumdayonré, Darsalam et Bassinko. Un groupe de travail sera bientôt mis en place pour approfondir l’analyse des besoins et réfléchir aux prochaines étapes pour mieux répondre aux attentes des femmes.
Le projet, initialement prévu jusqu’au 25 septembre 2025, a vu son calendrier ajusté pour se clôturer fin octobre, ce qui a permis d’optimiser les actions menées.
Les témoignages des partenaires et participantes illustrent l’impact positif du projet. Lola Abraham, technicienne chez Treball Solidari, partenaire technique, s’enthousiasme : « Le jardin est bien entretenu et les activités génératrices de revenus portent leurs fruits. Les coopératives se sont organisées de manière autonome, démontrant une belle vitalité. » Elle souligne aussi leurs efforts pour trouver de nouveaux financements à travers des concours en Espagne, afin de poursuivre cet accompagnement précieux.

Kaboré Rosalie, responsable de la formation Tilaï en alphabétisation et AGR, rappelle que chaque femme a pu construire une vision à long terme et un plan d’action personnalisé, renforçant ainsi leur engagement envers leur développement personnel et professionnel.

Du côté des bénéficiaires, les changements sont bien visibles. Grâce au jardinage, les femmes contribuent aujourd’hui à la scolarisation de leurs enfants et aux soins familiaux, tandis que les activités agroalimentaires permettent la transformation de produits locaux variés, dynamisant ainsi l’économie locale.
Elise Sabo, présidente de l’association Teembo, partenaire de longue date, félicite l’organisation et la détermination des femmes, les encourageant à valoriser leur rôle en ces termes

Le projet GOIB-2 laisse ainsi une empreinte durable dans l’arrondissement n°8 de Ouagadougou, ouvrant la voie à une autonomie renforcée des femmes, qui deviennent des actrices majeures de leur développement et de celui de leur communauté.
FOFANA Souleymane.

