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Tourisme: La région de l’Est dispose de 75 % des ressources fauniques du Kenya”, révèle le gouverneur Ousmane Traoré


 Région par excellence du touristique cynégétique et de vision, l’Est du Burkina Faso renferme de nombreux parcs nationaux et réserves de faune ( parc national d’Arly, parc W réparti entre le Burkina, le Niger et le Bénin, réserve de Pama). Lions, bubales, buffles, phacochères, singes, éléphants…se délectent allégrement d’un environnement sauvage et unique. Malheureusement sous-exploitées et mal entretenues, ces potentialités touristiques  se meurent. Le gouverneur de la région de l’Est le Colonel Ousmane Traoré que nous avons rencontré en marge du SITHO nous vend sa localité et ses merveilles à découvrir. Selon lui, sa région renferme 75 % des espèces de certains pays comme le Kenya qui a le tourisme comme principal moyen pourvoyeur de devises.   Il en appelle à la responsabilité de tous les acteurs pour la promotion de cette mine presqu’oubliée.

 

Que propose la région de l’Est en termes de potentialités touristiques

la région de l’Est est la plus vaste en superficie au Burkina Faso. 1 /3 de cette région est couvert  soit par des réserves de forets classés , soit par  des réserves fauniques. En matière cynégétique dans la région, l’ensemble des espèces  répertoriés constituent 75% des espèces que nous avons au Kenya. Le tourisme est le pilier de l’économie du Kenya.

Si nous avons 75% du potentiels des espèces qu’on retrouve au Kenya, cela fait voir quelque peu , comment nous sommes gâtés en matière faunique. Il reste maintenant à tous les acteurs de travailler à capitaliser ce potentiel que nous avons, à travers une gouvernance parfaite de l’ensemble de l’administration culturelle, environnementale, pour pérenniser ce potentiel et en tirer le maximum de bénéfice.

La région de l’Est est très riche

Un potentiel important, comme vous le dites, mais qui piétine encore dans la promotion. Concrètement quelle est la part contributive de chacun des acteurs pour la valorisation de ce potentiel sous exploité jusque là ?

D’abord, il faut sensibiliser les populations burkinabè qui n’ont pas une culture touristique. Lorsque vous regardez le nombre de visiteurs sur les sites touristiques, généralement ce sont des expatriés. Il faut d’abord travailler à habituer nos frères et sœurs à prendre des vacances et à découvrir les différentes régions de leur pays.

Au delà de cela, il y a certaines questions transversales qu’il faille prendre en compte pour permettre à chacun de venir visiter en toute quiétude l’ensemble des sites que nous avons . C’est là la question sécuritaire. Il est important que nous amenions cette question à un niveau acceptable , supportable pour l’ensemble des populations et des acteurs de ce domaine.

Vous inscrivez ainsi dans la thématique de la présente édition du SITHO qui est, “Tourisme interne:enjeux et défis” ?

Affirmatif. Ce thème est la bienvenue parce qu’effectivement la dynamique que nous souhaitons imprimer à la culture sous le leadership du ministre de la culture, c’est que la culture et le tourisme soient au même titre que le coton que nous exportons. Un moyen économique et de développement des différentes régions qui couvrent ces potentialités.

Il est important pour chaque région de fédérer l’ensemble de ses fils et filles autour des potentiels qu’il y a et cela passe par la réflexion sur les différents enjeux dont il est question  dans le thème et sur les conclusions qu’on pourra arrêter. Chaque région a une particularité. Culturellement, nous n’avons pas la même lecture des valeurs. C’est pourquoi il est important que ce soit les fils et filles des différents régions qui soient les premiers acteurs de développement touristiques de leur région

Un dernier mot…

j’ai visité quelques stands et je me réjouis de constater que comparativement à l’année dernière, il y a de l’amélioration, des efforts qui ont été faits. Mais je voudrais dire qu’il ne faut pas baisser les bras, il faut faire des efforts. Je reste convaincu que la culture et le tourisme deviendront comme les cultures de rentes, un potentiel pour le Burkina Faso.

Propos recueillis par Féedinini Thiombiano


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Peut-on effectuer une traduction certifiée en ligne?

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U Oct 27, 2017 at 17 h 51 min

Comment:RIEN

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