4 August 2020

Ministère du Commerce : Des réformes pour développer les filières porteuses

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Le ministère du Commerce de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) a lancé un certain nombre de réformes dans plusieurs secteurs, il y a de cela deux ans. Ces réformes ont été présentées aux hommes et femmes de médias au cours d’un déjeuner de presse que l’institution a organisé le mercredi 03 juin 2020 à la Salle de conférence du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Selon Josèphe Zerbo, Directeur Général du Développement industriel, la signature d’un accord concernant l’exploitation de la tomate est en cours.

« Pour relever le défi de la création de valeur ajoutée industrielle, et au regard de l’ensemble des engagements régionaux et internationaux, le Burkina Faso s’est doté en Avril 2019 d’une stratégie nationale d’industrialisation pour faire en sorte qu’à l’horizon 2023, le pays puisse disposer d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable qui accroît sa contribution à la transformation structurelle de l’économie nationale.» dixit Seydou Ilboudo, Directeur Général du Commerce, venu représenté le ministre Harouna Kaboré, pour justifier les réformes engagées par le ministère du Commerce, lors du déjeuné de presse qu’a organisé le ministère du Commerce de l’industrie et de l’artisanat, ce 03 juin au SIAO.

Selon lui, c’est dans ce cadre que des filières porteuses ont été ciblées. il s’agit, entre autres, de l’anacarde, le sésame, la mangue, la tomate et le karité. Pour les premiers responsables du ministère, la transformation de ces produits est enfreinte par quelques difficultés qui empêchent le développement effectif des filières. Pour faire face donc à ses problèmes, le MCIA a entrepris des réformes en vue de combler l’absence de cadres réglementaires et institutionnels. C’est ainsi que le Conseil Burkinabè d’Anacarde (CBA), la Brigade Mobile du Contrôle et de la Répression des Fraudes (BMCRF), ainsi que l’adoption d’un nouveau code d’investissement en octobre 2018, dans l’optique de promouvoir la transformation des matières premières, ont vu le jour.

Le Directeur Général du Commerce (à droite), Seydou Ilboudo, exposant ici les réformes engagées par le ministère en faveur des filières porteuses.

Crée en mai 2019, le CBA a pour principale mission la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière anacarde. Selon Joseph Zerbo, Directeur général de la structure, la régulation va contribuer à la mise en place d’un mécanisme de fixation de prix bord champ minimum garanti aux producteurs et veiller au respect de l’application de ces prix. Des demandes d’agréments aux acteurs de la filière seront instruites et cela permettra, selon Zerbo, de saisir les fraudeurs qui volent les producteurs. Il en sera de même pour la filière tomate où les achats se font bord champs et sans un prix minimum. Actuellement, seulement 10% de anacarde est transformé au Burkina. D’après le premier responsable de la filière, l’objectif est d’atteindre 45% en matière de transformation locale. En ce qui concerne la transformation de la tomate, Sylvanus Traoré, Directeur Général du développement industriel a confié que «un accord de financement devrait être signé avec des partenaires indiens en Mars dernier en vue transformer localement la tomate. Mais il n’a pas pu avoir lieu, compte tenu de la situation de la pandémie de la Covid-19.»

Les journalistes ont écouté avec beaucoup d’intérêt les conférenciers du jours.

Quant à la BMCRF, elle a pour mission de lutter contre la fraude économique et commerciale, et la contrefaçon sur le territoire national. Concernant les filières porteuses, elle lutte contre les achats bord champs, les exportations frauduleuses, le stockage clandestin et les autres pratiques commerciales illicites en rapport avec le secteur.

Eunice Nikièma

 

 


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