3 July 2020

Association AURAF-Transplant : Le projet un concert, un centre de dialyse expliqué aux journalistes

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L’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel en Afrique et pour la promotion de la Transplantation (AURAFT) était face aux hommes de média ce mardi 18 février 2020 à Bobo-Dioulasso. Son objectif était d’informer l’ensemble de la population d’une collecte de fonds en faveur du centre de dialyse municipal. Et cette collecte va se traduire par des concerts qui se dérouleront respectivement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso à compter du 07 au 20 mars prochain.

Un concert, un centre de dialyse, c’est le nouveau concept utilisé par l’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel en Afrique et pour la promotion de la Transplantation (AURAFT) en collaboration avec des artistes nationaux et internationaux pour collecter des fonds afin de construire un centre de dialyse municipal dans la ville de Bobo-Dioulasso. Cette collecte de fonds qu’ils ont initié se traduira par des concerts solidaires qui se dérouleront respectivement à Ouagadougou au Palais des sports de Ouaga 2000 le 14 mars et celui de Bobo-Dioulasso au stade Wobi le 13 mars prochain.

Les journalistes sont venus nombreux pour soutenir l’association et relayés l’information

L’accès à ces spectacles est taxé d’un prix d’entrée qui varie entre 2000, 3000, et 5000 francs CFA. Cet argent assemblé sera utilisé pour la construction du centre de dialyse municipal dans la ville Bobo-Dioulasso. Par contre les fonds collectés pour le concert de Ouagadougou seront reversés aux veuves et orphelins des forces de défense et sécurité. Outre ces spectacles, plusieurs autres activités ont été programmées. Il s’agit entre autres, d’une campagne de sensibilisation sur l’insuffisance rénale qui se tiendra du 07 au 11 mars et  du 16 au 20 mars à Ouagadougou et  à Bobo-Dioulasso, une soirée de levée de fonds qui se tiendra le 12 mars à l’hôtel sissima de Bobo-Dioulasso, et  l’offre de santé en dialyse sera aussi donc renforcée.

D’un coût global de 350 millions de francs CFA, ce premier  centre associatif de dialyse à Bobo-Dioulasso sera équipé de douze (12) générateurs extensible à 20, d’une capacité d’au moins 50 patients avec du matériel totalement reconditionné par l’association. Les ambassadeurs de ces deux grands évènements sont les artistes Daisy Franck et Jahkasa avec l’appui de certains artistes internationaux comme Tiken Jah Fakoly.

Plusieurs autres artistes tels que Dez Altino, Nourat, Djeli Karim accompagneront également cette activité. Et selon l’artiste Daisy, présente à ce point de presse,  la cause est noble et est  d’une grande portée d’où son implication à cette activité. « Comme on le dit souvent, on connait aujourd’hui, mais on ne connait pas demain… et si par la culture on peut faire beaucoup de choses, nous sommes des portes paroles et si à travers nos voix, nous pouvons réunir les gens pour qu’ils aient la vraie et la bonne information pour leur santé, pour la prévention et aussi pour se soigner….on fera ce que l’on peut en tant que femme de culture et en tant qu’être humain pour accompagner cette association » a laissé entendre l’artiste.

Les animateurs de la conférence de presse. On reconnait de la gauche vers la droite, Daizy Franck, Alexandre Diakité, Dr Fatima Diallo et Karim Jahkasa

Quand au second ambassadeur Jahkasa présent sur les lieux, il accueille à bras ouvert ce projet car dit t’il, la santé n’a pas de prix et peu importe le rang ou le statut social de l’individu, toute personne pourrait recourir à ce centre pour des soins. « On ne peut que suivre ce projet parce que, comme l’a dit la grande sœur, demain sa peut être moi. Donc quand on parle de santé, quelque soit ton rang social, politicien, musicien, footballeur, tout le monde doit s’impliquer et faire ce qu’il peut, parce que cela n’est pas un business, mais une cause noble… » précise l’artiste musicien Burkinabè Jahkasa.

Il importe de savoir que ce projet vient à point nommé car de plus en plus, le nombre de personnes souffrant d’insuffisance rénale est entrain de croître et malheureusement il n’y a pas assez de centre spécialisé dans ce domaine au Burkina-Faso. C’est ce qu’à laissé entendre le représentant des dialysés de Bobo-Dioulasso Mr Ouédraogo Adama. « …le dialysé au Burkina-Faso, c’est comme un soldat, c’est-à-dire on le largue dans un front avec une kalachnikov sans munitions et voila, là en ce moment tu es à la merci de l’ennemi…vraiment il faut qu’on ait ce centre à Bobo. Présentement le seul centre qui là  est saturé, et quand vous venez, il n’y a plus de place pour vous. Vous êtes obligés d’aller ailleurs. Tu quittes carrément le Burkina-Faso. A ouagadougou c’est encore pire mais à Bobo quand on venait on était au nombre de 26-27 personnes, présentement nous sommes au nombre de 116 malades dialysés et au mois de décembre on était à 3h de dialyse par séance au lieu de 4h et il y a eu des conséquences vraiment néfastes. On a perdu en une semaine près de 6 malades…. » a déploré le représentant des dialysés de Bobo-Dioulasso.

Selon le Dr Diallo Fatimata, Sécrétaire Général de AURAFT, l’insuffisance rénale est devenue au fils des années une maladie de plus en plus grave

Un projet d’une nécessité vitale car il viendra soulager les bobolais en premier lieu et tout autre personne souffrant de l’insuffisance rénale et de ce pas aussi contribuer à réduire le taux de mortalité. Selon le Dr Diallo Fatimata, Sécrétaire Général de AURAFT, l’insuffisance rénale est devenue au fils des années une maladie de plus en plus grave parce que diagnostiquée mais le traitement reste limité vue les moyens. D’où le combat perpétuel de l’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel en Afrique et pour la promotion de la Transplantation (AURAFT Burkina) depuis les années 2015.

En effet, cette association œuvre  pour faciliter l’accès des patients à la dialyse et à la transplantation rénale, améliorer l’offre de soins au Burkina par une prise en charge qualitative et accessible pour les personnes souffrant de maladie rénale. L’association mère a été crée en 2013 et a débuté ses activités en 2015. Elle est basée en France et présidée par le Dr Kientéga Roland. Un premier acquis de cette initiative est le don de la mairie de Bobo-Dioulasso qui équivaut à deux villas plus la somme de cinquante (50) millions de francs CFA. Il est à préciser que le présent projet sera parrainé par le ministre de la santé le Dr Lougué Claudine.

Murielle Ouédraogo (correspondante)


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