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MANNEQUINAT AU BURKINA : QUEL REGARD DE LA SOCIETE SUR CE METIER ?


Ils sont nombreux ces jeunes, aspirant un jour à devenir top model. Mais très souvent, beaucoup n’arrivent pas à réaliser ce rêve pour des raisons  diverses et multiples. Considéré comme un monde d’abus et de pratiques douteuses, le mannequinat est vu d’un mauvais œil dans notre société. Ceux qui y arrivent, eux sont obligés de vivre avec ces préjugés, qui entachent le métier.

Dans le milieu de la mode, le mannequinat est un métiet qui valorise les créations stylistiques.Le mannequin est celui qui est chargé de présenter sur lui-même des modèles de collection réalisés par des stylistes et qui sont montrés au public, la plupart du temps lors des défilés de mode. Pour devenir mannequin il y’a un certain nombre de critères à remplir. Sarata Bougma, une ancienne mannequin nous explique : « Pour les filles, la taille minimum est de 175cm. Elles doivent être grandes, élancées, et minces selon les cas, vus qu’il y a aussi des mannequins grande forme. Elles doivent être également jolies et présentables avec un teint naturel. Pour les garçons, il faut une taille minimum de 180cm. Il faut être présentable et aimer le sport car c’est un aspect important autant pour les filles que pour les garçons. Si toutes ces conditions sont réunies, la procédure suivante est d’aller se faire inscrire dans une agence pour se faire former pendant six mois. Le prix de la formation varie selon les agences. »

Si pour certains le mannequinat est un métier noble comme les autres, d’autres par contre expriment un avis contraire justifiable. « Pour ma part, je ne laisserai jamais ma fille faire du mannequinat. C’est un domaine que j’ai aimé car moi-même je suis une ancienne mannequin mais j’ai vite été dégoûtée. Le mannequinat est un autre monde où les gros poissons mangent les petits poissons. Dans le mannequinat, il y’a ce qu’on appelle le harcèlement sexuel. J’ai été victime de harcèlement sexuel pendant plusieurs années, venant souvent du chef d’agence et parfois des organisateurs. Il ne faut pourtant pas commencer ce que tu ne pourras pas continuer à faire. J’ai fini donc pas laisser tomber. Aujourd’hui je suis dans la restauration et je m’en sors bien», nous témoigne une ancienne mannequin, Assia, nom d’emprunt.

Marc Ouedraogo, commerçant, estime que les mannequins ont des mœurs légères.« Les filles font ce métier pour montrer leur corps et tout ce qui va avec. Si ça ne tenait qu’à moi, ce métier n’existerait pas. La plupart du temps lors des défilés, elles sont presque nues dans leurs tenues et d’un point de vue moral c’est inacceptable. Pour  les garçons, ils ont tendance à être efféminés et finir par devenir des homosexuels et les filles, des lesbiennes. C’est la principale raison pour laquelle je m’abstiendrai d’autoriser mon enfant à faire ce métier. »

En dépit de ces opinions, il existe des mannequins qui se plaisent dans le métier en toute quiétude. «le métier du mannequinat est noble. Il faut savoir ce que tu veux dans ce milieu. Ce n’est pas facile d’être toujours pointé du doigt. Au-delà de tout ça, c’est un rêve et une passion que moi je vis. Il faut savoir garder la tête haute et avancer avec professionnalisme. D’ailleurs, grâce au mannequinat j’ai réussi à vaincre ma peur du publique, à tisser de bonnes relations. J’ai aussi eu l’opportunité de faire des voyages hors du pays, d’avoir une grande visibilité dans le show-business. », défend Zeba Adrien , mannequin professionnel de l’agence BCBG.

Anita KABA


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