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10 December 2018

MASTERCLASS OUAGA FILM LAB 2018 : Retour d’expériences avec Gaston Kabor

Le comité d’organisation de la troisième édition de Ouaga Film Lab a initié hier 26 septembre 2018 une séance de partage d’expérience, au ciné Burkina, avec le fondateur de l’institut Imagine Gaston Kaboré. Ce retour d’expérience avec l’Etalon de Yennenga en 1997 a été suivi par plusieurs producteurs, réalisateurs, et acteurs de cinéma.

« Les films sont une exploration de soi, une thérapeutique, c’est plein de choses à la fois. Même si le film à l’air d’être à 100 000 lieux de votre propre existence, il finit toujours par parler de vous, que vous le voulez ou pas. C’est pour cela que dans ma pensée à moi on ne peut pas tricher avec un film. Un film que vous faites dira toujours quelque chose sur qui vous êtes. Autant essayer d’être honnête vis-à-vis de vous-même et du film que vous faites ».  C’est sur des termes de ce genre, pleins de significations et d’enseignements que Gaston Kabore s’est entretenu avec les acteurs du cinéma présent au ciné Burkina dans la soirée du 26 septembre dernier.

Giona A Nazzaro en compagnie de Gaston Kabore pendant le Master Class

Débuté autour de 15h le master class s’est déroulé sous la modération de Gionna A Nazzaro directeur de la semaine de critique de Venise. Au cours de son intervention le réalisateur de « Buud Yam » a affirmé que cela fait 21 ans qu’il n’a pas réalisé un film. Gaston Kaboré a consacré tout ce temps pour la formation de plusieurs cinéastes Africains à travers son institut Imagine qui existe depuis 2003. Il s’est dit convaincu qu’en donnant on ne perd jamais au contraire on apprend davantage. Gaston Kabore a encouragé les jeunes cinéastes à aller au bout de leurs projets puisqu’il est ridicule pour un cinéaste d’abandonner son projet en cour de temps tout en sachant bien qu’on y viendra tôt ou tard. Cette séance de retour d’expérience a été une occasion pour le public de visionner des extraits Wend Kuuni, Buud Yam, 2000 générations d’Africains, des films de Gaston Kabore.

Réalisateurs producteurs et acteurs de cinéma ont pris d’assaut le ciné Burkina

Au terme du visionnage de Wend Kuuni qui a obtenu le césar du meilleur film Francophone en 1984, Monsieur Kabore a laissé entendre que ce film a été une sorte de pari pour lui de travailler avec des compétences locales. Après l’extrait de 2000 génération d’Africain il a déclaré que l’Afrique n’est qu’au début de sa trajectoire cinématographique. Quant à Buud Yam auquel beaucoup de participants comme la réalisatrice Carine Bado ont posé des questions sur son budget, Gaston Kabore répondra qu’il a couté au total 1 milliard 100 millions de FCFA en nature et en espèces. A la fin du Master class, nous avons tendu notre micro a Maimouna N’Diaye actrice et réalisatrice documentaire.

Elle a d’abord loué l’humilité de Gaston Kaboré avant d’indiquer que c’est un homme qu’il faut écouter et essayer de suivre ses pas. Elle a ajouté que les films Buud Yam, Wend Kuun etc sont des films qui ne vieillissent pas dans les propos qu’ils tiennent. Pazouknam Jean Baptiste Ouédraogo producteur et réalisateur dit avoir appris sur  le style du réalisateur, et la structure du scénario au cours de ce master class. Il a précisé qu’il a vu dans les extraits des films de Gaston Kabore des parties qui peuvent l’aider dans la réalisation de son projet de film intitule Wakat ou la conception Africaine du temps.

Sougrinoma Ismaël GANSORE

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